Il«(e d« V. Ktani, Confie» rtndia, t. LXVII
282 ENGYGLOPËDIB CHIMIQUE.
Voici le résultat de l'analyse :
Analyse totale:
Silice 7^\,2Z
Alumine , . . 4,52
Oxyde ferreux 24;71
Oxyde de manganèse traces
Magnésie 24,40
Chaux 2,27
Soude, potasse . . . . 0,55
Oxvde de nickel 2,88
Fer nickéliftre 1,85
S»"''^^ ;.;? { 6,81 Fe'S»
Fer 4,12 )
Cuivre traces
Fer chromé 0,40
Phosphore traces *
Silicate attaquable:
Oxygène Rappoit
Silice 25,06 13,35 ""
Alumine 2,95 1,37 1
Oxyde ferreux. . . , 23,10 5,14
Magnésie 19,80 7,92 i ji ai • j
Oxyde de nickel. . . 2,88 0,61
Silicate inattaquable :
Oxygène
Silice 6,17 3^30
Alumine 1,37 0,63
Oxyde ferreux ... 1,61 0,35
Magnésie 4,60 1,84
Chaux 0,96 0,27
Soudo, |)otassc. . . 0,55 0.14
15,ii0
Cette m('t(»orile est donc composée de :
Péridol 75,10
Silic<^ inattaquable 15,26
Fer iiickélilere 1,85
Pyrite magnétique, Fe'S* 6,81
Fer chromo 0,40
IIËTÉORITES.
ùa voit par ce résaltat que, daDi cette météorite, le péridot domine bien plus que Jntilk plnpart des antres météorites coannes, la quantité moyennfrda përidot élant «dinairement de 50 p. 100, tandis qu'elle est ici de 75 p. 100. On a dû considérer le nickel comme étant à l'état d'oxyde dans le silicate slbquable et non combiné au fer et au soufre, d'abord parce que le volume d'hydrogène dégagé était insuffisant pour une telle quantité, ensuite parce que dans un essai fait par lévigation, il a tnavé du nickel dans les parties les plus légères comme dans les plus lourdes, ce fii, sans doute, n'aurait pas en lieu, si ce nickel se Tfit trouvé à l'état de sulfure, Ant la densité est plus grande que celle de la masse pierreuse.
La météorite d'Umans' est si peu cohérente qu'elle se désagrège sous la simple ftessioa des doigts; on ne peut même en toucher la cassure, sans qu'il en adhère nu doigta de la poussière. C'est un caractère cilrèmenient rare, qui suffirait déjji ù b distinguer des météorites du type commun.
Ttg. 76. — Omtniite tomWe ) Wirrenton le 1" jiETier 1877. Urne mince nie lu microKope.
Si l'on examine la matière désagrégée, on reconnut à l'ceil nu, ou mieux i la inpe, qu'elle se compose d'innombrables petits globules, les uns sensiblement q)bérQÎdaux, les autres de formes diverses, mais toujours arrondis.
Ce* globules ont un diamètre inférieur à ■/, de millimètre (0'°'°,30). D en est néme beaucoup dont le plus grand diamètre n'est que de 0"'°,âO à 0"",10; d'au-
I- DMbrét, Bulletin de la Soeiéti géologique <ir Franc*. 3- ttm, t. XXVI. p. 9â. «éince <l<i
très, enfin, sont encore moindres. La partie la plus ténue, examinée au micronope,'^ paraît aussi globulaire pour la plus grande partie, si ce n*est même entièreoieBL^J
On sait que, pour la plupart, les météorites pierreuses présentent dans leur eai* sure des formes globulaires qui, dans la classification de M. Gustave Rose, ont Tala au principal groupe le nom de chondrites. Mais la météorite d'Omans diffère de celles qui ont été décrites par le développement dans toute la masse, par l*imiformilé et par la finesse de la structure globulaire.
Parmi les roclics terrestres qui se rapprochent le plus, pour la struclure, de I%J météorite d*Ornaiis, on peut citer le calcaire oolilhique, si abondant dans œrtaioi'f étages du terrain jurassique, ainsi que dans certains quartz, comme on en trouve dans les terrains tertiaires du Berr}', par exemple, et qui paraissent provenir d'une épigénie du calcaire oolithique sous-jacent. Quant aux roches terrestres formées de silicates, comme la partie oolithique des météorites, il en est beaucoup de globulaires, telles que les pyromérides de Corse, certaines roches feldspathiques de l'île d'Aran, les perlites, etc. Mais entre ces roches et la pierre d'Omans, il existe des dilTérences du même genre que celles qui séparent de cette dernière les autres météorites oolithiques.
Les globules qui constituent la météorite d'Omans paraissent être à pen pris dépourvus de ciment soumis à l'action de l'eau distillée, ils ne donnent que des traces de sel soluble consistant en sulfate de magnésie et d'alcali, sans fer.
Il n'est d'ailleurs pas besoin de cette petite quantité de substance saline pour expliquer la faible agglutination que présente la pierre; car il est remarquable que, quand les globules ont été désagrégés par la pression, on peut les réagglutiner, en leur apportant un peu d'eau, et on reconstitue ainsi, en quelque sorte, la météorite primitive.
Examinés au microscope, les globules d^Omans sont opaques sur presque toute leur étendue. Us perdent cette opacité quand on les traite par l'acide clilorhydrique, ce qui parait résulter de la dissolution du fer métallique, qui forme comme un enduit à leur surface. Une fois décapés de cette manière, ils agissent sur la lumière polarisée.
Si Ton écrase les globules, on obtient un grand nombre de fragments transparents, qui agissent aussi très vivement sur la lumière polarisée et se comportent comme des fragments de cristaux. On peut alors reconnaître que leur structure ne présente pas de couches concentriques, ni de fibres rayonnants, à partir du centre, ainsi qu'on le trouve dans certains pisolithes teirestres, tels que ceux de Carlsbad, formés par des dépôts successifs.
Ces derniers caractères négatifs paraissent d'ailleurs se trouver en général dans les globules si fréquents dans les météorites, ainsi qu'il résulte de l'examen microscopique qui en a été fait par M. Gustave Rose*. Ce savant y a seulement constaté des faisceaux de lignes parallèles.
Warrenton, — La météorite de Warrenton est si semblable à la météorite tombée à Ornans le 11 juillet 1868, que ces deux météorites paraissent détachées du même bloc.