‹ Les météoritesChapitre 136 sur 208 · Comptes renduM, etc., LIX, p · texte numérisé non relu

Comptes renduM, etc., LIX, p

mé EKCICLOPÉDIE CHIUIQUC.

fer nickelé, le charboa libre, une subjtaoce bitumineuse appelée kabàïte,

reconDus par l'analyse.

Chute» principaki :

1838, 15 octobre. Cold-Bokkeveldt, Tulbagh (Cap de Bonae-Esp^DM). 1857, 15 avril. Kaba, Debrec7Jn [Hongrie). 1880, 50 juin. Nogoga, Conception, Entre-Rios (République Argenline).

Fi;. 85. — nokketellle tombée te 30 juin ISâO i Nogog* [République ArgeotiiHi). Gnodeur nttu relia.

Cold-Bokkeveldt. — La météorite tombée le 13 octobre 1858 ï CoM-B veMt, au Cap de Bonne-Espérance, présente une densité égale à S, 69. Elle que 1res faiblement sur l'aiguille aimantée.

La première analyse chimique qui en ait élé Taile est due à Faraday'.

Il y a trouvé :

Silice 28,90

Protoxyde de fer 33,22

Hagn&ie 19,20

Alumine 5,22

Chaui 1,64

Proloiyde de nickel 0,82 .

Sesquioiyde de chrome 0,70

Cobalt, soude traces

Cett« analyse ne rendant pas compte de la coloration noire de la pierre, M. E entreprit, sur la demande de H. Woehler, une nouvelle série d'expériences doi

I. Londoit and EdùAurgh PkUowphical Magoiint, ^tb've. t XIT, p. 368.

its très iutëressants ont ëtë publies en 1 858 par le célèbre chimiste autrichien ^ reconnut de suile la présence d'une matière bitumineuse. Un fragment de mét chaufTë dans un tube laissa dégager une odeur très nette de bitume. Tous gments dont on pouvait disposer furent alors réduits en poudre et traités par A purifié avec soin et bouillant. La liqueur filtrée était colorée en jaune pâle sa déposer, par une évaporation ménagée, une substance jaunâtre, molle, d'un résineux ou cireux. Le résidu pouvait se dissoudre complètement dans Talil fut précipité par l'eau delà dissolution, comme si c'eût été une résine. Chauffé un tube, le précipite entra en fusion avec facilité et se décomposa ensuite, en it un résidu du charbon et en dégageant une odeur fortement bitumineuse, te substance bitumineuse étant jaune, ne pouvait être la matière colorante de téorite : il fut facile de voir que celle-ci n'est autre chose que du carbone à de mélange intime dont la proportion s'élève à 1,67 pour 100. eflet, la matière calcinée au rouge, au contact de l'air, prit une couleur d'un clair, et l'action des acides ne fit pas disparaître la couleur noire. Chauffée une atmosphère d'oxygène, elle prit soudain une coloration d'un brun clair, ;e produisit un brusque dégagement d'acide carbonique dont la quantité fut ninée de la manière suivante : On fit passer le gaz à travers un long tube Il de peroxyde de plomb destiné à airêter un peu d'acide sulfureux mêlé à e carbonique, puis dans l'eau de baryte et sur des fragments humides d'hydrate tasse. On remarque pendant la calcination un abondant dégagement d'eau, jue la poudre eût été desséchée longtemps à 100 degrés. Wœhler regarde !au comme hygroscopique, bien qu'il faille la température rouge pour la chasser lètement, et en conséquence elle ne figure pas dans l'analyse de M. Harris. voici les résu liais :

Carbone 1,67

Subâlancc bilumineusc 0,25

Soufre 5,38

Silice 30,80

Protoxyde de fer 29,94

Magnésie 22,20

Chaux 1,70

Alumine 2,05

Oxyde de chrome 0,76

Potasse et soude 1,2^

Protoxyde de manganèse . 0,97

Cuivre 0,03

Cobalt (

Phosphore S

titungsbericMe der k. k. Akademieder Wiasenschaft en zu Wien^ t. \XXI, p. 205. Voyex la lion qui a été publiée en 1800 de la note de M. >Vœbler par M. A. Rabulcau, répétiteur au !(apoléoa.

On peut exprimer de la manière suirante la composition immédiate de la pierre du Cap:

Péridot 84,32

Silicate inattaquable 5,46

Sulfure de nickel et de fer 6,9 i

Fer chromé 1,11

Carbone 1,67

Matières bitumineuses 0,25

Phosphore * \

Cobalt > traces

Cuivre ;

99,75 Comme on voit, le fer métallique parait faire défaut dans cette météorite.

Kaba. — Presque tous les caractères de la météorite de Cold-Bokkeveldt se retrouvent dans celle qui est tombée le 15 avril 1857 à Kaba, au sud-ouest de Debreczin (Hongrie).

D'après Tanalyse publiée par Wœhler', elle renferme :

Charbon 0,58

Fer 2,88

Nickel 1,57

Cuivre 0,01

Fer chromé 0,89

Fer sulfuré 5,55

Proloxyde de fer 26,20

Magnésie 22,50

Alumine o,58

Chaux 0,66

Potasse (et soude) 0,30

Proloxyde de manganèse 0,05

Silice 34,24

Matière organique inconnue non dosée

Cobalt, phosphore traces

Wœhler a montré que la matière organique qui vient d*étre citée, et à laquelle on a donné quelquefois le nom de kabaite^ est un carbure d'hydrogène analogue ù l'ozokërile ou à la schéerite. Elle a clé retrouvée, comme on Ta vu plus haut, dans la pierre de Coid-Bokkcveldl.

î^ogoga-» — C'est à M. le \y Burmeister, directeur du Musée public de Bucnos-

1. SitiUHffsbrrirhtc dcv Akademie der Wissenschaflen zu Wien, t. XXX[II, p. 205etlXXlVi pajfc 7.

2. Voir une note de M. Daubrée dans les Comptes rendus, t. XCYIf p. 1764 (1885).

Ajres que notre Collection doit un échantillon de cette météorite. Sa cassure est lilhoîde et d*un noir verdâtre qui rappelle celle de certains lîgnites. La roche très fendillée est fragile.

Même à Tœil nu, on voit dans la pâte de nombreux grains pierreux et anguleux de 0™",5 à 1™"*; les uns sont hyalins et de la nuance vert bouteille du péridot, d'autres sont blanchâtres. On y distingue en outre des grains beaucoup plus petits à éclat métallique et d*un jaune de laiton comme la pyrrhotine. En quelques points de petites taches i*ouges arrondies se détachent sur le fond noir. Elles ressemblent tout à fait à celles que déterminent Texsudation du chlorure de fer dans plusieurs météorites et dans le fer natif d*Ovifak.

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