Expénencet sur la passivité du fer, juillet
2. Études sur les météorites^ p. 32, 1807. — Voir plus loin, les particularités relatiTesiu magnétisme du fer de Sainlc-Calherine.
3 Docimasie, t. III, p. 414.
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pedts fragments de la masse ; on observe avec attention si le tranchant de Toutil se casse, et, dans ce cas, on recherche avec soin les éclats, afin de ne pas les mélanger avec le fer météorique lui-même. Les petits fragmenta sont ensuite mélanges de manière à produire une espèce de sable d'une homogénéité relative. De cette manière on prélève les poids qui sont nécessaires pour les diverses recherches chiiniqaes. Les principales séries d'opérations sont les suivantes :
1* ReAerche des métaux. — On attaque 5 ou 6 grammes de la matière par l'acide dilorfaydrique. L'hydrogène qui se dégage entraîne le soufre, le phosphore, ranenic. On n*a pas à tenir compte de ces métalloïdes dans cette partie de Tanalyse. Lorsque, après douze heures d'action de l'acide chlorhydrique, la dissolution des métaux n'est pas complète, on ajoute quelques gouttes d'acide azoliijue et on fait efatoffer à l'ébullition.
Noos admettons que la matière métallique se dissout en totalité. La liqueur chlorhydrique contient, ou du moins peut contenir, fer, nickel, ooMt, manganèse, chrome, cuivre, magnésium. On l'étend d'eau et on y fait arriier un courant un peu naipide d'hydrogène sulfuré. On bouche la fiole lorsque la liqueur est saturée de gaz, et on laisse en repos pendant douze heures. Après ce temps, on filtre, et on lave à l'eau bouillante le filtre et le précipité.
H œ peut y avoir sur le filtre que du soufre et du sulfure de cuivre. Le seul eorps à doser est le cuivre. On sèche le filtre, on le brûle dans une petite capsule de poroeltine avec les matières qu'il contient. La présence du cuivre est indiquée par un résidu noir, adhérant à la couverte de la porcelaine. Il convient cependant de démontrer d'une manière plus certaine que ce résidu est du cuivre (oxyde et sulfate produits par le grillage du sulfure). On le traite par quelques gouttes d'adde azotique. Lorsque le résidu noir a disparu dans l'acide, on ajoute un peu d'eau, eosoite de l'ammoniaque.
La coloration bleue de la liqueur ammoniacale est la preuve à peu près certaine delà présence du cuivre; on reconnaît aisément à l'intensité de la couleur bleue s'il est possible de déterminer la proportion du métal. Dans ce dernier cas, on précipite de nouveau le cuivre à l'état de sulfure par le sulfliydrate d'ammoniaque, et on le pèse à l'état de sulfure Cu'S, chauffé au rouge sombre à l'abri du contact de Tair. Généralement le cuivre est en quantité trop faible pour qu'on puisse le peser ; mais on peut évaluer approximativement sa proportion d'après la coloration de la liqueur ammoniacale.
La liqueur acide filtrée contient de l'hydrogène sulfuré; elle est rendue louche par du soufre très divisé, provenant de la décomposition du réactif. On chaufle pour diasser l'hydrogène sulfuré ; on ajoute ensuite une certaine quantité d'acide acétique, et on sature à peu près complètement les acides par l'ammoniaque. On obtient ainsi une dissolution faiblement acidulée, ne contenant pas d'autre acide libre que l'acide acétique.
On fait arriver de l'hydrogène suluiré en grand excès, on bouche la fiole, et on laisse en repos pendant vingt-quatre heures. Le nickel et le cobalt sont en totalité précipités à l'état de sulfures; le fer l'est seulement en partie, le manganèse, le ehrome, le magnésium, une partie du fer restent dissous. On lave les sulfures par décantation, en employant de l'ean chargée d'hydrogène sulfuré. Le lavage sur le
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gaz, retenus par occlusion^ que les aciers terrestres, et influence par i*idée que j* ai développée ailleurs* que la passivité est due à une influence réductrice, j*s: remarqué que les gaz des métaux en question sont des gaz réducteurs, et je me suis demandé s'ils ne sont pas précisément cause de la passivité spéciale de 1 acier.
J*ai donc pris des barreaux d*acier et j*ai privé ces barreaux des gaz qu*ils renfermaient en les chauffant, suivant la méthode de M. Graham, dans un tube en rapport avec une machine pneumatique. Contre mon attente, les barreaux n*étai^t pas modiflés après Texpérience et possédaient le même degré de passivité. Malgré cet insuccès, je pense qu*il y aurait lieu de revenir sur cette question.
Il faut ajouter que la ressemblance qui vient d*être signalée entre le fer de Charcas et Tacier ne se soutient pas relativement à la force coercitive. Le fer météorique dont il s*agit n'a guère plus de force coercitive que le fer doux. Il faut, pour Taimanter, faire usage d'un aimant ou d'un électro-aimant très énergique : encore a-t-on quelquefois de la peine à y reconnaître des pôles. Dans de premières expériences, j'avais conclu à l'absence de toute force coercitive chez ce fer '.
Avant de quitter ce sujet, je veux indiquer une expérience qui montre biai jusqu'à quel point la passivité vis-à-vis les acides et la passivité vis-a-vis les sels métalliques sont différentes. On mouille une lame de fer météorique avec une 'dissolution de sulfate de cuivre, et aucune précipitation n'a lieu. Cela fait, et sans essuyer le métal, on le plonge dans l'acide azotique fumant : à l'instant on observe un cuivrage très adhérent. C'est peut-être sous l'influence de l'acide sulfurique mis en liberté que la passivité a cessé un instant.
Analyse des fers nickelés, — En ce qui concerne Vanalyse chimique des fers météoriques, il convient de reproduire ici le procédé mis en pratique par Rivot' :
Cette analyse, dit le savant chimiste, présente de grandes difficultés, elle exige des opérations nombreuses et très longues.
Les résultats sont toujours assez incertains, d'abord parce qu'il s*agit de déterminer des quantités très faibles de différents métaux, dont les séparations ne se font pas avec netteté, ensuite et principalement parce qu'il faut diviser l'analyse en plusieurs parties, faites sur des fragments différents.
Il est bien certain que les fers météoriques ne sont pas homogènes ; chacun des résultats partiels répond seulement au fragment sur lequel on a opéré.
Pour obtenir un échantillon moyen, il faudrait limer 25 ou 50 grammes du fer météorique, et s'exposer, en opérant ainsi, à mélanger une proportion appréciable d'acier provenant de la lime, avec la matière dont il s'agit de déterminer la composition. On doit peut-être attribuer à l'emploi de la lime la petite quantité de carbone qui a été signalée dans le fer météorique de Zacatecas et dans quelques autres masses analogues.
A l'aide d'un ciseau Iremoé très dur, on détache un très grand nombre de très