Acad. de Munich, liuUelin, 1878, p
oelie des gréions pour préparer à admettre conformëmènt à mes expériences, que les globules météoritîques résultent de la condensation subite du givre photosphëriquè^.
La rareté des météorites riches en chondres est d'accord avec Topinion de H. Faye, que Tenveloppe cyclonique ne peut que rarement participer au mouvement tourbillonnaire.
A cette occasion, je tiens à répéter qu*il s*agit réellement dans ces essais de condensation brusque de vapeur, malgré le doute émis à cet égard par MM. Fouqué et Lévy dans le beau livre qu'ils ont récemment consacré à la synthèse des mines et des roches*. Je recueille en efTct les cristaux pyroxéniques artificiels dans des parties de mes appareils situés loin des fragments de magnésium soumis à la chaleur et où par conséquent les vapeurs métalliques ont seules pu parvenir. De plus, les chondres sont d autant plus volumineux et d'autant plus nombreux que les courants gazeux réagissant sont plus rapides, plus capables par conséquent de produire des remous et des tourbillons.
Quant à l'identité des chondres ainsi produits avec les traits de structure des météorites, j'en ai pour garant le témoignage de M. Cari Yogi, c Les givres à ma disposition, dit-il ', étaient des préparations couvertes d'une lame en verre mince. Hais leur distribution sur différents niveaux démontre déjà que les colonnettes doivent rayonner dans tous les sens et former des flocons en boules. M. Stanislas Meunier m'informe qu'en effet les givres sortent sous cette foime du tube où ils se sont constitués ; mais que ces flocons sqnt tellement délicats que la pression du couvre-objet suffit pour les aplatir complètement. J'ai reçu dernièrement un petit tube rempli de givre, tel qu'il sort de l'expérience, et j'ai pu me convaincre qu'il renferme de petits flocons globulaires, composés d'aigrettes rayonnant dans tous les sens. »
REPRODUCTION DE LEUKRITE.
Un exemple des plus nets de reproduction d'une ro<;hc métcori tique homogène est celui que MM. Fouqué et Lévy ont publié à l'égard de l'eukrite. C'est d'ailleurs la répétition exacte de ce que ces mêmes savants avaient obtenu pour les laves terrestres qui ne diffèrent pas des météorites alumineuses.
Roches hétérogènes.
On vient de voir la reproduction des roches météoritiques homogènes se présenter comme ne pouvant pas être réalisée, sauf pour quelques types exceptionnels, par voie de fusion simple.
Il en est de même, à plus forte raison, pour les types hétérogènes : fondez le fer
d'Atacaroa* ou la météorite pieneuse de Saint -Mesmin, et vous obtiendrez des
magmas qui n'auront plus aucun rapport avec les types d'où vous serez parti.