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lomptn rendus du 25 mars

2. Voyez è cette occasion un travail de M. Tschermak intitulé Der Bildung der Ueieoriten der VulcanùmuM,

On appréciera celle ressemblance par le lableau suivanl, qui conlienl, dans la première colonne, les résultais oblenus par H. Domeyko dans Tanalyse du fer de Deesa, résultais que nous avons déjà rapportés, el dans la seconde colonne les chiffres auxquels Rivol a été conduit dans l'analyse du fer de Caille :

Fer de Dcesa Fer de Caille

Par Domeyko Par Rivot

Fer 91,4 92,3

Nickel 8.6 6,2

D'après mes mesures, la densité de la portion mélalli(|ue de la météorite chilienne est égale à 7,510; le fer de Caille pèse, suivant H. Rivot, 7,428, et d'après H. Rumler, 7,642.

Comme on voit, sous le rapport chimique et sous le rapport physique, il paraît eiisler entre les deux masses une très grande analogie.

Toutefois, elles diffèrent beaucoup Tune de l'autre sous le rapport minéralogique.

Le fer de Caille se compose très nettement de kamacite et de taînite mélangées, à raison de 4 parties environ du premier de ces alliages pour 1 du second.

Au contraire, le fer de Deesa, comme le montrent les expériences d'irisation que j'ai décrites plus haut, paraît ne renfermer qu'un seul alliage dont la composition est très voisine de celle de la kamacite.

Eh bien, cette différence me paraît indiquer que ce n'est pas au fer ordinaire el naturel de Caille qu'il faut comparer le fer de Deesa, mais au fer de Caille préala- Uement fondu, puis abandonné au refroidissement. Que l'on lasse en effet cette comparaison, on veiTa la plus couiplète identité de structure.

Dans le fer artificiellement fondu, on ne voit plus, les baguettes de taenitc; elles sont pour ainsi dire noyées dans la masse générale du fer dont la composition totale est sensiblement celle de la kamacite prise à part.

On se rend compte de ce fait en constatant, comme je l'ai fait remarquer ailleurs, que le fer de Caille renfermant à peu près 4 parties de kamacite pour 1 de taenile, sa formule brute est :

(Fe"Ni)H-Fe«Ni=Fe"Ni», qui exige :

Fer 91,4

Nickel 8,6

nombres très voisins de ceux qui satisfont à la formule de la kamacite.

De sorte que, en résumé, il me paraît évident que le fer de Deesa n'est autre chose que du fer analogue à celui de Caille, mais qui a subi, postérieurement à sa formation, l'action d*une température sulfisante pour l'amener à l'état de fusion plus ou moins visqueuse.

Comparaison de la partie pierreuse avec les pierres météoriques, — lia cou-

354 ENCYCLOPfiDIB CHIMIQUK.

leur noire que présentent les fragments pierreux de la météorite restreint beaucoup k nomiM^e des météorites auxquelles nous pouvons les comparer.

En etteif les météorites noires sont très rares et un seul type, au moins dans la collection du Muséum, ofTre des caractères analogues à ceux de la pierre de Deesa. Cest le type tadjérite oîi figure surtout la météorite tombée le 9 juin 1867« aux environs de Tadjera, près de Guidjell, arrondissement de Sétif, en Algérie, et que j*ai eu Toccasion d'analyser ^

Même, cette analogie extérieure fait place, par une étude plus attentive, à une complète identité au triple point de vue des propriétés physiques, de la composition chimique et de la composition minéralogique. C*c8t ce que je vais montrer.

La couleur des deux masses est exactement la même et il en est encore ainsi de la dbtribulion dans leur substance des greuailles de fer et des grains de troîlite : il est impossible de distinguer les échantillons de ces deux pierres, surtout s*ils ont été polis.

Leur dureté est la même : une pointe d'acier ne les entame point et toutes deux rayent le verre.

La densité de la pierre de Deesa est, comme je Tai dit, égale a 3,589 ; la pierre de Sétif pèse 3,595.

Ces deux masses sont également difliciles à fondre au chalumeau, qui donne dans les deux cas, sur les bords très minces, un email grisâtre.

Elles sont partiellement attaquubl.es dans les acides. La pierre de Deesa a donne 58,45 pour 100 de matière attaquable et 41,55 de matière inattaquable. La météorite de Sétif a donné 71,20 pour 100 de substance décomposable par Tacide chlorhydrique et 28,80 de substance indécomposable. Ces résultats ne sont pas identiques, mais on sait qu'ils varieraient avec la même météorite suivant le point analysé.

Une conformité plus grande se montrera st nous comparons successivement la c3mposition des jKirties ulla(|iiables et inattaquables dans les deux masses.

Voici d'abord ce qui concerne les matières attaquables :

Météorite de Deesa. Météorite de Sétif.

Silice 31,14 54,80

Magnésie 29,89 32,92

Protoxyde de fer 9,55 8,69

Soude traces traces

Alumine traces 0,62

Pyrrholine 21,08 11,34

Fer nickelé -8,36 11,72

1 . Comptes rcndui de l'Académie deM âdencêt, U LXYI, p. 513. ^ Yoyei aussi le Cannôi du28 man>1808.

Voici mainteDant la même comparaison pour les parties inattaquables :

Météorite de Peesa. Météorite de Sétif.

Silice 49,98 50»20

Magnésie 25,31 8,93

Protoxyde de fer 16,79 27,97

Chaux 3,48 9,25

Soude traces (et potasse) traces

Alumine 5,45 4,14

Sesquioxyde de Ter 0,98 »

Sesquioxyde de clironic. . . . traces 0,41

Phosphore, carbone traces traces

Knfin, je crois très instructif de mettre en regard la composition totale de ces

deux pierres:

Méléorile de Deesa. Météorite de Sétif.

Silice 39,45 59,20

Magnésie 27.59 25,68

Protoxyde de fer 12,70 14.18

Chaux. 1,45 2,66

Soude » r

Ses(|uioxyde de fer 0,41 )>

Sesquioxyde de chrome . ... » 0,12

Alumine 2,27 1,64

Fer nickelé 12.62 8,52

Pyrrhotine 5,01 8,04

Phosphore, carbone traces »

Pour ce qui est de la composition minéralogique, la ressemblance se soutient complètement entre les deux masses : cliez Tune comme chez Tautre, on rencontre des minéraux pyroxéniques mélangés à du péridot, à du fer nickelé, à de la pyrrhotine, à des traces de fer chromé, etc.

L'examen microscopique montre que ces minéraux sont disposés de la même façon et appartiennent aux mêmes variétés.

J*ai, par exemple, fort bien reconnu dans la pierre de Sétif cette enstatite inco' lore, si nette (victorite), signalée dans la pierre de Deesa et qui a été déci*ite plus haut.

En résumé, il me parait hors de doute que la pierre de Deesa est absolument identique à la pierre de Sétif.

En réfléchissant sur ces faits, on se sent in?inciblement porté à admettre que le fer de Deesa est du fer de Caille qui, à Tétat de fusion plus ou moins visqueuse et

356 ENCYCLOPEDIE CHIMQUE

dans des conditions qui seront précisées quand nous traiterons du Méiamorpkume méléoritù/uet a empâté des fragments de pierre de Sétif.

« S*ii en est ainsi, disais-je dès 1869, c'est-à-dire à une époque où la géologie des météorites n*élait pas encore constituée, voici comment le fer de Deesa a dû se produire :

« Â l'origine, la rociie dont la météorite de Sétif est un échantillon formait une couciie au-dessus de celle qui est représentée par le fer de Caille et dont elle pouvait d'ailleurs être séparée par de nombreux intermédiaires.

« A un certain moment, la roche de Caille a été injectée à l'état de fusion au travers de la roche de Sétif, qui lui était superposée exactement, comme nous Toyons sur la terre le porphyre être injecté dans le granit. 11 en est résulté un filon dont la substance, modifiée dans sa structure par le fait de sa fusion, a empâté, sans les altérer, des fragments de la roche encaissante.

(( Le fer de Deesa peut donc être considéré comme le premier représentant signalé j usqu'ici d'un filon ou dyke exlra-terrestre. Son étude nous conduit à établir, pour la première fois, une chronologie géogénique entre des roclies météoritiques : de dire que le fer de Caille est géoiogiquement plut récent que la pierre de Sétif.

« Ces divers faits permettent donc, comme on voit :

« 1<* D'affirmer l'existence, non soupçonnée jusqu'à présent, de roches météoritiques éruptives;

(( 2® De constater des relations stratigraphiques entre des météorites de types très différents ;

« 5° Enfin,d'indiquerlapossibilitéd*unecAro?totosftejfeb(/ent9ue entre les divers types de météorites. »

On verra les modifications à introduire à cet égard dans le paragraphe relatif aux météorites métamorphiques (page 569.)

LES MÉTÉORITES FILONIENNES.

Les types de météorites dont le mode de formation parait tout d'abord le plus difficile à expliquer sont ceux des masses constituées par uu réseau métallique renfermant dans ses mailles des particules pierreuses plus ou moins volumineuses.

A cette Ccitégorie appartiennent, comme on se le rappelle, le célèbre fer de Pallas, les masses recueillies ù la surface du désert d'Atacama, celles de Brahin, de Lodran, etc.

Examinées au point de vue minéralogique, sur lequel nous n'aimons pas à revenir, ces météorites consistent généralement en matériaux de nature péridotique et pyroxcniquc, enveloppés de couches grossièrement concentriques d'alliages de fer et de nickel.

Examinées au point de vue géologique, elles présentent au plus haut degré les caractères de slruclure que l'on retrouve sur la terre chez maints produits concrétionnés.

La conclusion qu'il faut tirer de ces observations est que les météorites en question reconnaissent une origine vraiment lilonienne. Les syssidères concrétionnéet doivent

NftTÉonrrEs. 351

(B couéqnence itn diblinguées, (juaot à leur mode de formatioa, des syssidèret àtjtOéei doDt li brèche de Dee» nous a déjà fourni l'exemple le plus complet.

l-KTUtMlifrE.

Dotf fini connue li composition dv Ter d'Atacama, il j a évidemment lieu de redmcber comment les fragments de dunite ont pu'é[re amenés au sein de la masse néUlliqne.

OnarriTB& répondre à cette question en examinant, comme nous l'avons fait déjà, mie MCtioa polie du fer d'Atacama préalablement Irailée par un acide, de façon à montrer les figures de Widmannslaillen. L'échanlillou 406, i-eprusenté page 148, •it très instructif à cet égard.

A la vue des couches métalliques qui enTeloppenl les fragments pierreux cl dont hatlnre minéralogique est en rapport si constant avec la siluiilion relative dans l'ensemble de la masse, l'iilée vient immédiatement <{ue l'on se trouve en présence d'an de ces filons concrélionnés en cocarde, si fréquents, par exemple, dans les minei plombifères du llartz [fig. T ~

Snui le signe A. 64. 16, on conserva entre beaucoup d'autres, au Muséum, une lirèche de ce genre, et la comparaison de sa structure avec celle du fer d'Atacama est pleine d'enseignement.

Les fragments pierreux, formés d'une gangue schisteuse, ont les marnes dimen ' rions, les mêmes formes et les mêmes distnnces relatives que les di'brii de dunite rafermés dans la météorite. Autour d'eux se voit d'abord un dépdl de quartz hyalin bUnc fonnant une couche d'épaisseur très variable, mais qui parnît ne jamais faire défaut, absolument comme le fer homogène, cité dans lu brèche cosmique. Puis Mr le qnarti se montre h galène qui tient rigoureusement la pince du fer à tffiuite.

Plus l'on compare ces deuxtfchaittillons de provenance mulueliemcnl si 1Tis tantes, plu* il est difficile de ne pas voir en eux les résultats d'actions identiques exercées seulement sur des matières diverses et sans doute aussi par des agents différents.

358 ENCYCLOPÉDIE CHINIQUE.

Mais, l'ordre de fails *raimenl dééisifs A cet égard concerne la reprodaetion artificielle dëjù décrite que j'ai pu réaliser d'une mnniërc comiilète de la roche complrae dont réiude nous occupe.

U BMHIItlTE.

Ce qui a vlé dit plus haut au sujet du fer d'Atacama, dispense de mootrer cominent il est iinjtossihlc, en présenue de celte structure si parttculrère, de ne pas attribuer de même In formation du fer de Itrahin k l'eiicrcice de l'action filonienoe dans une faille inconiplèlement remplie par les fragments pierreux.

Mats il resterait, au point de vue de la stratigraphie météoritique, à déterminer d'oA provient la matière olivinoïde de la masse de Brahiu, et je dois m'empresser de dire tjue je n'ai eonnaisMiiice d'aucune masse d'origine cosmique qui en soit entièrement formée, remplissant par conséquent vis-à-vis du fer de Brahiu le râle que joue la pierre de Cliassigny par rapport h la masse d'Atacama.

L'idée vient <{ue ce pourrait être à la rigueur un minéral filonien Ini^Dènie et concassé de façon à être devenu le centre de concrétions métalliques postàieures. On voit entre aulics des exemples terrestres de cette disposition dans les fragmenU irrégulien de barjtine bien cristallin englobés à l'iaténeur de certains

filons de galène (fig 9*)) Mais jusqu ici aucun fait ne vient directement confirmer l'^lte supposition

Il convient de remarquer que cette même oliviiie se letrouve avec des caractires joui à fait identiques dans des météorites cependant fort différentos. Jfi veux parler

HÈTfcOnnES. 3SB

de celles qui lonl formÀ» de (s roclie appelle logronile et parmi lesquelles il faut nrlont dter la pierre tombée en Espagne à Logrono, le 4 juillet 1 843, ainsi que lei célèbres masses recueillies en 1863 dans la Sierra de Chaco, au Gliili. L'identité dont il s'agit est surtout Tisible sur l'^hantillon 2 Q 38ft de la Sierra de Cbaeo, que le Muséum doit ii ri<>»le des mines de Paris, et qui est poli. On y obwrra. au milieu d'une masse pierreuse très riclie en fer, d'une part, de grosses grenulles extrêmement arrondies de fer nickelé et, d'autre part, des grains tout à lait irr^liers et arrondis eux-mêmes d'un minéral péridotique, qu'on ne saurait distinguer sous aucun rapport de celui que contient le fer de Brahin. Pour le

Fig. 100. — Brîcbe polygàiique do ïonlciillard dan* lei Tyrénéo, rcnlerminL dei Tragmcnla de irnail (3). de fhyWiàe (3), de ulciire [5), de lalnhite (4) (6). de dwntu (1), elc, dont Ja ttrndure ot eompinble i celle dei direriei mdléoritei, Grsndear nilurelle.

moniait je me borne à constater l'identité des grains péridotiques de Brahin avec les gros grains faisant partie de la roche do la Sierra de Chaco.

Remarquons I cet égard combien, dans certains cas, la dinicnllé est grande de décider si une rocbe est ou n'est pas bréchoïde.

Par exemple, certaines arkoses de Saône -et- Loire et d'ailleurs seraient confondues avec les porphyres si l'on ne connaissait pas leur gisement. Beaucoup d'autres exemples de ce genre pourraient âtre cités, et il parait intéressant de mentionner tncore ici le suivant. Le signe 8 X 260 appartient, dans les collections du Muséum, i un échantillon provenant de Hont-GaiDard dans les Hautes-Pyrénées. C'est une roche anomale bréchoïde, coupant, en filons diversement orientés, une

masse d*argile bigarrée superposée au calcaire de la période crayeuse. Parmi les fragments anguleux qui concourent à la composition de cette brèche, on reconnaît le granit, la pegmalite, le leptynite, le talcschiste, le diorite, le calcaire compact et beaucoup d*autres roches qui demanderaient à être déterminées avec soin. Le cimenl est calcaire, mais il admet en mélange une foule de grains provenant de roches empâtées et dont beaucoup sont cristallins. Ce sont des paillettes de mica, de petits grains de quartz, etc. Ils rendent par place le ciment absolument méconnaissable, et ils masquent souvent les limites respectives des fragments agglutinés. Si une pareille brèche, formée de fragments météoritiques, tombait un jour du ciel, il y a toute probabilité qu'on la prendrait longtemps pour une roche normale, et je pense que la méprise a été faite plusieurs fois.

LA PALLASITE.

De même que Tatacamaïte, la pallasite représente une roche filonienneS et comme elle aussi nous pouvons la comparer pour la structure et pour le mode de formation aux filons en cocardes des gisements terrestres. Nous n'aurions même guère qu'à répéter ce qui précédemment a été dit relativement à Tatacamaïte, si rimporlancc de la pyrrhotine dans la pallasite n*introduisait dans la question un point de vue très nouveau.

Or, il est évident que la manière d'être de celle-ci la signale comme ayant dû se constituer, au moins dans certaines parties, avant la concrétion du fer nickelé.

Comment expliquer autrement, dans Téchantillon étudié, Texistence d*un noyau de fer dont la section subcirculaire est noyée en pleine pyrrhotine et où les acides révèlent une structure parallèle à ce contour? Ce rognon qui est, comme on voit, Tcxactc contre-partie des canons sulfurés des holosidères, est entouré comme eux d'une robe de giapliite.

Si l'on admet avec nous que le fer nickelé s'est constitue après la concrétion de la pyrrotliine, il en résulte, pour la lemj)cralure qui a présidé à l'opération, celle notion précise qu'elle était nécessairement inférieure à celle, d'ailleurs peu considérable, où fond le sulfure de fer. Or, nous savons que la production des fers nickelés par la réduction des chlorures sous l'influence de l'hydrogène se fait très bien à ce degré thermoniélrique.

C'est donc un argument de plus, et bien décisif, pour montrer que ces alliages ne se sont pas produits par voie de fusion.

Quant à l'origine de la pyrrhotine du fer de Pallas, et sans doute aussi de celles de plusieurs holosidères, elle paraît être expliquée par l'expérience qui permet d'obtenir ce composé en réduisant par l'hydrogène sulfuré un mélange de chlorure de fer et de chlorure de nickel.

On doit supposer que des fissures géologiques ayant été au préalable remplies de

1. Dans son Mémoire Sur Paffas, Cliladni t'met une opinion bien faite pour surprendre aajoar- (l'hui : a L'intérieur de ces masses, dit-il, porte tes marques les plus évidentes d'une fusion plus ou moins complète. Cette fusion ne peut être due à aucun feu ordinaire^ soit naturel, soit artificiel ; car le fer malléable comme l'est celui de ces masses, n*est pas fusible à la température de ces feux, et si on le fond avec mélange de matières inflammables, il perd sa malléabilité et devient fragile comme du fer de fonte ordinaire. »

përidot concassé, le mélange des chlorures en vapeurs et Tacide sulfhydrique 8*y sont dégagés comme ont fait des émanations analogues dans nos filons slannifères dont la pyrite magnétique est d'ailleurs un des minéraux habituels.

La température a dû baisser ensuite, vers le moment où l'hydrogène sulfuré a été remplacé f^f l'hydrogène et où, par conséquent, le dépôt de la pyrrhotine a fait place à la concrétion des alliages de fer et de nickel.

Cette histoire géologique du filon de Krasnojarsk, tout ii fait analogue h celle des gîtes métallifères terrestres les plus anciens, est nettement différente de celle du fer également pyrrhotiniCère de Sainte-Catherine, sur lequel nous allons revenir dans un moment.

Remarquons, en dernier lieu, que l'importance de la pyrrothinc dans le fer de Pallas est une raison de plus pour séparer cette météorite des autres masses que Gustave Rose lui avait associées pour constituer son lypc païlasitCf et qui en diffèrent également par la nature de leur partie lithoïdc.

LA L06R0NITE.

Les divers éléments lithologiques do la logronitc n'ont certainement pas une origine commune. Il serait absurde de supposer que la roche ait pu se former d'un seul jet, avec les caractères complexes qu'elle présente aujourdliui. Il est évidemment indiqué de voir dans la masse actuelle une brèche dont le fer ramuleux constitue le ciment. Cette supposition si naturelle est confirmée par une foule de faits.

En première ligne doit être cité l'état de la substance métallique. Les grains allongés mentionnés plus haut offrent, par l'expérience de Widmnnnslcetten, une stractare tout à fait comparable à celle qui existe dans la partie métallique des brèches filoniennes d'Atacama et de Brahin, outre que, comme dans celles-ci, on observe que la substance métallique s'est introduite en filaments fort déliés, dans les fissures des cristaux empâtés.

Dans les grenailles, môme les plus ]>etitcs, deux alliages sont disposés de la manière la plus régulière d'après les formes mêmes de chaque grenaille. La kamacite est, en général, en contact avec les grains pierreux ou avec la zone noire qni les enveloppe. La taenite est en lamelles tantôt parallèles à la périphérie des grenailles, tantôt parallèles entre elles et orientées en travers de ces mêmes grenailles.

Les grosses grenailles arrondies ont souvent une structure un peu différente. A première vue, on remarque que les acides y dessinent des figures compliquées, en général très régulières et fort analogues à celles du fer de Caille. La composition totale, comme on l'a vu, en est d'ailleurs également très voisine. Au point de vue où nous sommes, la structure des grosses grenailles, déjà décrites, est fort instructive. Par certaines d'entre elles, en effet, les choses se présentent comme si ces grenailles étaient des fragments arrachés à des masses plus volumineuses amenées dans le conglomérat météoritique où le 1er ramuleux les aurait empâtées en même temps que les fragments pierreux.

Indépendamment des conséquences qui se déduisent de l'état du fer dans la logixmite, il faut remarquer que la présence simultanée dans cette roche de frag-

ses ENGYGLOPÈDIB CHIMIQUE.

inents irrëguliers de natures diverses, ne peut s'expliquer que par la eonglomération de débris arrachés k des masses distinctes, ayant eu entre elles des rapports stratigraphiques. De plus, les notions relatives au métamorphisme météoritique permettent d'apprécier, au moins dans une certaine mesure, les actions qui se sont iait sentir sur ses fragments pierreux.

A cet égard, remarquons que la zone noire qui enveloppe beaucoup de ces débris n'est pas aussi simple qu*elle parait à première Tue, et elle n*est pas identique à elle-même dans toutes ses parties. Une étude très attentive m'a amené à y mr le résultat de deux réactions toutes différentes. D*abord, autour de certains grains pierreux elle est formée par la modiGcation métamorphique des minéraux composant ces grains. Puis, autour de tous les grains, même de ceux qui présentent d'une manière plus ou moins complète le métamorphisme en question, elle est due sans aucun doute à un apport de substances dont Tarrivée est probablement oontemlM>raine de la concrétion du fer et parmi lesquelles figurent le fer oxydulé et la pyrrhotine.

joutons que la formation de la logronite a été manifestement accompagnée de pressions très considérables, car certains grains pierreux ont été brisés, puis leurs fra^cmenls un p«a écartés les uns des autres ont été ressoudés par Témanation

niélaUiqiM».

Ui peut enfin ^i^naler l'analogie de structure que présente la logronite avec ccrlaivw^ uia^tses terrt^tres, telles que le grès à cuivre et à argent natifs de Corocoro,

^ MivH' ^

Vu |HMUt ik' vuo litholo«!iquc, la logronite offre un intérêt tout spécial. Elle lie M etlV^» |Mr les {Kirtieulnrités de sa structure, les météorites purement élastiques aux bi\V'lHv( i^»iioi*t^tionnêcs. Fin d'autres termes, on constate qu'elle est cssentielieiihHit hiwlioulo. et sa portion inctallique, comme le fer des météorites syssidères si Vt^HMtua ot (lo Urnhin, présente les caractères d'une concrétion.

Il ivHuho do là (|Uo la composition lithologiquc de la logronite est beaucoup plus iHMUhlovo quo Ha composition minéralogique, des fragments de roclies diverses |\M uitH^ do niint^rnux analogues s*y trouvant mélangés. Dans son travail sur la logroiiiloV dis Saiuto-iilairc Deville semble avoir prévu ce résultat, car il dit : « PeuttUiv Tuiudysio nitWanique et microscopique donnerait-elle quelques notions plus kim'tKOM (*ur la nature de cette masse lithoïde. »

Kh pu^Monro dos divers caractères de composition et de structure, on voit que Tulonlito tlo la rorlic d'Estlierville (voir page 170) est complète avec la logronite d<4i\ d(«oi'ito. Nous devons croire que la masse primitivement à l'état de débris, les iiiiH piontnix, les autres métalliques, a été soumis à des émanations métallifères \\i\\\\ lo |tr(uliiit Hous forme de réseau fin a soudé ensemble les fragments jusque-là ludoiioiMliinln. Lc^s vides si remarquables existant parfois entre les noyaux de fer et liMM' ninli^ro |)iorreuse sont reproduits artificiellement dans les expériences de «iMioiiliHioii métallique de la poussière de péridot, par un pix)cédé que j'ai décrit ftiih^iMMironient.

\ iUmptr» trtuiiiH^ l. LXXV, p. 1547, 2 décembre 1872. V Complet rrntius, t. IVIII, p. 551.

U LODRANITE.

Quand on examine au microscope une lame mince de la météorite de Lodran, on reeonnatt manifestement que les minéraux silicates ne sont point de petits cristaux, eomnie on pourrait le croire à la vue de la fme poussi<Ve hyaline produite par la désagrégation de la météorite, mais des fragments irréguliers présentent quelque- Ibis, mais exceptionnellement, des fnc^ttes propres nnx mesures goniométriques.

An point de vue lithologiqnis cette observation a pour résultat de faire considérer la météorite de Lodran comme un véritable grè» h ciment métalli(iue.

U 8*CD faut de beaucoup que les fragments lithoïdes soient ordinairement anguleux : dans nn très grand nombre de points, ils sont au contraire fort arrondis, et le métal en suit le contour sans solution de continuité. On peut reconnaître qu'ils proviennent d'une roche antérieure où le péridot et la bronzite étaient normalement atsoeiés, car certains grains présentent ces deux minéraux intimement soudés entre eux.

La structure de la masse de Lodran, tout exceptionnelle qu elle soit parmi les météorites, n*est cependant pas sans analogies en lithologie. Parmi les roches terrestres, plusieurs, telles que le grès cupro-argentifèrc de Coro-Goro en Bolivie et le grès galënifere de Commem, dans la Prusse rhénane, ont avec cette météorite une si intime ressemblance de structure qu'il ne paraît pas possible de leur supposer un mode de formation radicalement différent. Dans ces deux cas, évidemment, l'arrivée du ciment métallique a été postérieure à Taccumulation du sable, et il en résulte la première notion certaine de vrai sable météoritique. Si Ton suppose que celui-ci, au lieu d'être cimenté par le fer nickelé, fût resté libre, son arrivée dans l'atmosphère eût donné lieu à l'une de ces chutes de poussières fréquemment enregistrées à la suite de l'explosion de bolides. Quant au mode de formation de ce sable, il peut être attribué à des froissements de roches et ne suppose pas nécessairement l'intervention de l'eau.

Une fois le sable accumulé en certains points, il est devenu le siège de la concrétion métallique. C'est bien ainsi que les choses se sont passées à Coro-Goro et à Commern ; mais il est clair que la concrétion a pu se faire suivant des procédés fort différents dans ces localités distinctes. A Commern, le dépôt de galène est nettement filonien ; en Bolivie, il s'est peut-être développé des réactions électrochimiques. Dans le gisement originel de la météorite de Lodran, il y a eu certainement réduction des chlorures métalliques par l'hydrogène.

Ce qui le prouve d'une manière décisive, c'est la structure du fer qui cimente les grains où l'observation microscopique montre en quelques points la superposition de deux alliages d'aspect nettement différent et dont l'un encadre certains grains sableux d'une manière très exacte.

Comme on voit, il y a donc évidemment ici la trace de phénomènes analogues à ceux qui ont accompagné la formation des autres syssidères concrétionnées.

ENCVCLOPËDIE CHIMIQUE.

LES MÉTÉORITES ÉPIGÉNIQUES.

U UTJtRIHITE.

Si nous cherchons h nous faire une Idée du mode de fonnBtîoii des fers de Sainte-Catherine, nous arrivons facilement h l'opinion qu'ils constituent de mitx brèches ihélalliqucs cimentées aprét coup par le sulfure. On peut roâme GuppoMr que le sulfure a été produit aux dépens du fer Ini-méme par uo agent coave- Dible, et t\éjh nous avons insisté sur l'état corrodé des fragments métalliquet de U brèche cosmique.

L'hydrogène sulfuré i haute température paraissant très propre à prodoire ces effets, c'est de cette façon que j'ni pensé à tenter une sorte de reproduction syntbitique de la brèche de Sainte-Catherine.

Je dois ici tous mes remerciements à H. AlbeH Levallois, prépsratear de chimie k l'Institut agronomique, qui, sur ma demande, i disposé et conduit l'expérience suivante de la manière la plus intelligente :

Des petits fragments de fonte ont éld placés dans une cornue de terre et uiimis pendant huit heures à l'action simultanée de la température rouge et d'uD eooraiit continu d'hydrogène sulfuré. Après l'elroidissement, les fragments de fonte étaieot incrustés de |iyrrhotine et plusieurs d'eulrc eux étaient même cimentés ensemble par cette substance. La formation du sulfure par corrosion du fer ■ été naturellement accompagnée de l'élimination du graphite et celui-ci, loin de se mâler irr^ gulièrement avec la pyrrhotinc, s'est certainement placé entre le snlfure et le métal, nomme dans la mi-téorile, en même tem[is qu'à la surface de ce sulfure. Diius l'intervalle du deux fragments de fer complètement cimentés, le graphite n'existe qu'au contact du métal; celui qu'on devrait s'attendre à i-elronver dans la région moyenne a été chassé vers ta région supérieure (Gg. 101). I^a structure

est donc précist'mcnt celle des édianlillons naturels. On reman|nc enfin queli Mirnue contient beaucoup de c;<rhone et de sulfure entraînés par le gaz. il y a deux auti'es faits qui appuient et justifient le rapprochement de ce produit

artîBciel de la brèche de Sainte-Catherine : le premier est relatif au peu de netteté des figures que la météorite donne sous Taction des acides. On sait que cet état cacogrammiqucy pour employer une expression de M. Shcpnrd, est très ordinairement TefTet d*un échauflement subi par un fer primitivement normal, et Ton peut en conclure que la masse météori tique a été comme notre fonte soumise à une lempërature élevée.

Le second fait que nous avons en vue est la présence de l'hydrogène occlus Clément dans la fonte provenant de Texpérience et dans le fer météorique, ainsi qa'oo s'en assure aisément en en chauffant au rouge de petits fragments dans un simple tube manométrique.

D*après cet ensemble d'observations, on peut conclure que le fer de Sainte- Catlierine a conservé la trace de quatre phénomènes distincts qui ont accompagné la formation et qui se sont succédé dans l'ordre suivant :

i* Le fer métallique a été concassé et ses fragments se sont entassés de façon à hisser entre eux des vides plus ou moins considérables.

2* De l'hydrogène sulfuré, analogue à celui des volumes terrestres, s'est frayé passage dans les interstices de la masse métallique, sans doute portée a une haute température, et en a corrodé les éléments, qui ont donné naissance soit à du sulfure seul (l*' type), soit à un mélange de pyrrhotine et de graphite (2* type). Une partie de ces substances est restée à la place même où elle se produisait ; une autre a dû être entrahiée par le courant gazeux de façon à s'accumuler irrégulièrement dans eotains recoins où des remous du gaz donnaient lieu à un repos relatif.

5* Un phénomène mécanique, analogue à celui qui avait réduit au début, le fer ea fragments, est venu broyer de nouveau toute la masse. Le sulfure a été par endroits réduit à l'état de brèche à petits éléments et de nouvelles fissures se sont oavertes dans le fer, se continuant, sans déviation, dans les substances de remplissage.

4^ Enfin il est arrivé de nouveau de la matière graphiteuse qui a rempli les fissures de seconde formation et est venue cimenter les éléments des brèches sulfureuses. Le mode d'arrivée de cette matière parait se rattacher aux mêmes actions qae les précédentes, mais on peut penser qu'il correspond à la sulfuration des portions métalliques situées originairement à une plus grande profondeur et qu'il est dû au transport des poussières les plus ténues arrachées à ces portions par le courant d'acide sulfhydrique.

Si l'on admet la réaUté de cet ordre de succession dans les phénomènes dont les traces sont si évidentes dans la substance des fers du second type, la conséquence à laquelle on ne peut échapper est de considérer le fer de Sainte-Catherine comme représentant un filon d'un genre tout à fait nouveau parmi les météorites.

On vient de voir qu'on connaît déjà plusieurs échantillons de roches cosmiques qu'il faut, d'après leurs caractères, ranger parmi les filons.

Ainsi la masse chilienne de Deesa constitue un filon éruptif dont la substance principale, le fer, a été injectée au travers d'assisses pierreuses qui par le contact du métal fondu ont revêtu les caractères niétaraorphi(|iies. — Le fer d'Atacama est un filon concrétionné où divers alliages de fer et de nickel sont successivement venus incruster des fragments irréguliers de la roche appelée dunite et qui appartient aussi bien à la géologie de la terre qu'à celle des météorites. — La célèbre

3M tNCyCLOPBDIE CBIUQUE.

météorite dite de Patlts eit aoalogue au (er piécédent, mais les portitma lilli j sont formées de péridot crisUllisi!. — Les échantillons recueillis dans la £ de Chaco proviennent aussi d'une brèche de filon où des matières pierretu mëlalliques variées ont été cimentée:! par une quantité relatÏTement faible t Glonien, etc.

Mais le for de Sainle^therine ne rentre dans aucune de ces catégoriel. <

l,t un. ■■hiy.iU

lV»^.^^'^ ri- ({u'iiri viiiiit (te voir, un (Iton dont la substance filnmennc est le su 1,1 lUiiit \n Ka"((i>" ■'"' le l^cr. Celui-ci y joue le même roie que la dunite da iriMM d'Alaujirnii un lus fragments schisteux des liions de galène en cocarA

MtoËORlTES. ' 367

flartx. Mais on peut lui trouver des analogues terrestres dont la comparaison avec hi est beaucoup plus exacte et dès lors beaucoup plus instructive.

Je fais allusion surtout à un bel échantillon provenant de Sicile et qui fait partie des collections du Muséum (ûg. 102). G*est une brèche jaspique, comme on en rencontre dans beaucoup de fiions.

Le jaspe, roiige ici, jaune là, s*y voit en fragments (J.J.J.) tantôt anguleux, tantôt arrondis, le plus souvent ayant ces deux caractères contraires sur des faces différentes. Ces fragments sont cimentés par du quartz (Q.Q.Q.) et par de la ciilcile (C.C.C), et la position relative de ces divers minéraux est telle que, pour Tcxprimer, il n*y a pas de changement essentiel h faire à la description donnée plus haut du fer brésilien, pourvu qu*on y remplace le mot fer par le mot jaspe, le mot tulfure par le mot quartz et le mot graphite par le mot calcite.

L*éL'hantillon silicien a en efTet conserve les traces certaines d*au moins quatre phénomènes consécutifs :

1** Ck)ncas!iement d*unc masse de jaspe d*abord continue, correspondant au concassement primitif du fer nickelé.

2" Arrivée d*eaux thermales qui, circulant dans les interstices du jaspe, paraissent avoir attaqué cette roche, puis avoir déposé sous forme de quartz concrétionné la silice qu'elles avaient dissoute. Ce phénomène est Texact analogue de la corrosion du fer par l'acide sulfhydrique avec dépôt de sulfure et de graphite.

3® Ecrasement du filon, avec production de fines fissures (F.F.F.) traversant en raème temps le jaspe et le quartz et offrant parfois une disposition rectangulaire sanalogue à celle des fines fissures de la météorite. Elles présentent également comme ces dernières une forme en fu^eaUy c*est-à-dire plus de largeur dans la t-égion moyenne qu'aux extrémités, qui s*atténuent progressivement jusqu^à zéro.

4** Ejifiu incrustation des fissures par la calcite, mêlée parfois de quartz. La «:alcite a complété en même temps le remplissage des interstices existant entre les fragments jaspiques, exactement comme a fait la matière noire dans la météorite.

Une conformité si complète parait indiquer Taiialogie la plus entière dans les conditions de formations de la masse cosmique et des filons terrestres de jaspe fragmentaire. 11 en résulte une nouvelle preuve de l'existence d*un milieu niétcoritique tout à fait comparable au point de vue géologique et abstraction faite de la nature chimique des substances qui le com[iosent, avec l'écorce terrestre ellemême.

J'ai donné le nom de Métamorphisme météorilique à la modification que la cha^ leur fait éprouver à certains types de roches météoritiques qui se transforment aussi en d*autres types considérés jusque-là comme complètement distincts.

LA TADJÉRITE.

Nous avons dit que la composition de la tadjérite est très sensiblement celle des roches grises si différentes d'aspect, désignées sous les noms d*aumalite et de lacéite, exactement comme la composition du marbre d'Antrim est identique à

tscKLottaa cnnoDE.

prani ^ finaMBt d'aumalite (hi de lacéite, et dan* v.^c. nm iiMlliiir iibBt qiw possible à l'abri du contact de l'û M. L j iKnoéntnn Ja pmui; lif. Aprèi un quart d'beure d'eipérienee, I wisax TNnpi^biiiKnt mecoaiuiïuble : ce ne sera plus de l'auiiulile (^

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