CompUê reii-lii>. I. LSXII, p. (53. lU .uril IS
m nicTcurtDQflqiiQin.
(■cond lieu, kg densités des ilnux masses 9onl très voisines l'une de l'antra.
Eus
D*a|)r^s les
lie H. Abicli ', lu pierre de SUwTopol pèse de 5.479 à 5,708,
Fig. lU. — Montr^ile chiufCéc une heure an rougo el lnuiiIonii£e lion «n tlnmpetite. Lims mince <rue lu oiitnneope.
OU eu moyenne, 3,59; suivant H. Dnmour*, la pierre de Hontr^ean pàw de 3,51 il 5,57, ou, en moyenne, 3,54, nombre un peu plus faible que le précédent; on a TU que In tadjérite pèse un peu plus que l'aumalile : c'est donc la répéUtîoa do miïme fnit.
Enfin la stawropolitc el la niontnjitc ont la même composition chimique et, à trfts peu près, la même composition mioéraiogique. Voici un tableau qui le prouve :
HontréJEiu SUwropol
ptr 1. Danwur. pir H. Ahîdii.
Fer nickelé 11,60 10,25
Pyrite magnétique 3,74 S,P5
Péridol 44,85 45,6S
Silicates inattaquables'. . . 38,00 41,17
Fer chromé 1,83 t
1. BalUlin de V Académie dn tcitncet de Seiiit-Péteribourg, 3* strie, I. II, p. 417 et 43S (1800)
■1. Complet rendu*, t. XMX. p. 51 {tR59).
3. M. Dnmaiir coiuidère ces ailicalGS comme fann^ de pjroiùne et il'ilbile, H. Abidi coamM forçai de caijaolîthe et do libiidnr. Li rliFrérenre, luei fiibla d'ailleurs, quul idx rteiltatt da l'tiuljfc. chiiiiii]ue, a'eiplique par l'imperreelion dei m Jtfaodca dont on aecerlponr tépererkiaîdériul mélanges dam lea rochea.
Tout cela posé, rien n'est plus facile que de passer de la montréjitc Di la strawropolite» e'e8t4*dire de lui imprimer les caractères de couleur et de cohésion que j>résente eetie dernière. Il suffit pour cela de lui faire subir exactement la manipolatioa q^ peno^et d*obtenir artificiellement la tadjérite au moyen de Tanmalite ; CD d*aqtioii Ifemeat on n*a qu*à soumettre pendant quelques minutes et à Tabn 4ie raic'im.flragiDent de montr^ite à la température d*tLn creuset chauffé par on km fim^de «dte : Tidentité du produit avec la métëurite russe est absolue (Court Je géqkgk comparée). t
LA BUTSURITE ET U BCLiUlTE.
Les expériences que j'ai exécutées à ce sujet m*ont prouvé qu*on ne réalise la synthèse éomplète des météorites noires qu*cn opérant au grand rouge, tel que le fournit vn bon feu de coke. A une température moins élevée, on obtient un produit qni diffère d'autant plus des pierres de Tadjéra et de Stawropol qu'on s*est plus ébigné dn terme qui vient d*étre indiqué. Hais, si Texpérience est manquée alors» qnaiil au but spécial qu'il s'agissait d'atteindre, le produit présente néanmointf'.dans certains cas, des caractères dont 1 étude offre de l'intérêt.
Les réroltats les plus nets dans cette nouvelle direction m'ont été fournis par la montr^te. C'est d'eux seuls que je m'occuperai en ce moment.
Si l'on chauffe de la montréjile, non plus au moyen d'un feu de coke, mais dans un creuset soumis à la flamme d'une simple lampe à gaz, on obtient un produit qui diffère complètement pour l'aspect de la slawropolitc ^
Après refroidissement, le ciment de la roche soumis i\ la calcination est encore gris, et il est resté friable ; mais les globules sont devenus parfaitement noirs.
Or, il se trouve que le résultat d'une calcination incomplète de la montréjite reproduit dans tous ses caractères la pierre décriie sous le nom de trélajite. Les chutes qui l'ont fournie ont eu lieu à Belaja Zerakw (Ukraine), le 4 janvier 1797, à Slobodka (Russie), le 10 août 1818, et à Macao (Brésil), le 11 novembre 1856. On doit rapprocher cette pierre de la roche désignée sous le nom de butsurite qui n'en diffère que par la moindre grosseur de ses globules. La butsurite est représentée au Muséum par les chutes de Gross-Divina (Hongrie), 24 juillet 1737, et de Butsore (Indes anglaises), 12 mai 1861.
Il résulte de là, d'après les considérations exposées plus haut« que la bilajite et la butsurite constituent deux nouveaux types métamorphiques, dérivant de la montréjite. comme la stawropolite et représentant au point de vue de la chaleur subie, un degré intermédiaire entre ces deux dernières roches (Cours de géologie comparée).
LA CHANTONNITE.
Oli sait que ce qui caractérise la chantonnitc est de constituer une roche grise, tnarbrée de bandes noires contournées et irrégulières. Beaucoup de chimistes en tète desquels il faut citer Vauquelin * ont cherché à déterminer la nature de ces