POINT DE VUE GÉOLOGIQUE
On ne peut continuer longtemps un examen de ce genre sans se demander s géologie terrestre n*a pas quelque chose à gagner de la connaissance ainsi proi par les météorites de la constitution profonde d*un astre différent.
La comparaison des roches terrestres aux météorites fournit des notions i ressantes.
Nous constatons tout d*abord que les roches primitivet existent sur la Terr qu^elles gisent, comme dans Tastrc météoritique, au-dessus du laboratoire ou volcans puisent la lave.
En effet, les basaltes d*une foule de régions apportent au jour des fragmi anguleux de chassignite (dunitc) dont ils ont manifestement traversé les aa pour arriver au jour.
Parmi les localités à citer, nous mentionnerons Tile Bourbon et la France c traie.
C'est le cas de rappeler que d'nprès Ilochsleller la dunite constitue toute masse d*une chaîne montagneuse ù la Nouvelle-Zélande.
En second lien, les basaltes du Groenland ont apporté des filons de roches fer natif et des blocs de fer natif évidemment de la famille des météorites pri tives et dont le gisement est moins profond que celui des basaltes eux-mêmes.
A cet égard il est indispensable de donner quelques détails qui on précise! le gisement et qui surtout justifieront Tassimilnlion que nous en faisons avec météorites primitives.
L'histoire de la découverte du fer est si bien connue, qu'il est superflu de di son sujet autre chose que ce qui est nécessaire pour relier entre elles les dive parties de notre sujet.
C'est durant son expédition au Groenland, en 1870, que M. Nordenskjôld ééi vrit ces blocs ferrugineux.
Ils gisaient sur le rivage entre le niveau de la haute et celui de la basse n parmi des blocs de granité et de gneiss roulés, au pied d'une grande fal basaltique (lig. i07, iOS et 109) d'où s'élève plus haut encore la série des c ches horizontales de trass et de dolérite du mont Ovifak.
A IG mètres du plus gros bloc, sous des détritus constituant la berpe, un rm basaltique, haut de 0",50, peut être suivi sur 4 mètres de distance, de façon ; présenter comme faisant partie intégrante du sol en place. Une autre arèlc .*
KËTËORITES. Sf»
gue, située près de 1& berge, covrt dans une direclioa 'parallèle et avec la même Qfpieur. Cette dernière contient des blocs lenticulaires formés de fer nickelë.
Ktg. 107. — Vue de I* riliiie d'Otitik.
ni ont l'apparence extérieure, la coioposition chimique et la re'sistance à l'au' e§ fers météoriques.
Fig. lOS. — Coupe de 1* filiiie biultique d'Ovilik.
Le fer est empâté dans le basalte, dont il est séparé par une mince écorce de rouille et qui présente au voisinage des blocs de fer natif, des nodules de hisin- ^ts, évi<kmment formée par l'oiydation du métal.
586 ElfCYCLOPâDlS CHIMIQUE.
Sur une superficie qui ue dépasse pas 50 mètres carrés, H. Nordraskjôld (roufa et recneillil plus de vingt masses de fer et de basalte renfermant du fer, pesant de 21 000 kilogrammes à moins de 1 kilogramme.
Fig. 100. — Plin du rivige d'OTJhk. B, builte ; 1, bloci ie Fer lutir.
Pour établir l'analogie ou constitution de ces fers arec les météorites, il oonvimt de reproduire les cbilfres suivants, en remarquant qu'il s'agit d'échantillons aitéréi évidemmcnl par des agents superlicicls.
I. Analyse d'un fragment d'une des grandes masses (fig. 110), parll. Nordenskjôld. — 11. Analyse d'un cchanlillon de fer plus compact, par U. Nordstrom. — III. Analyse d'un fer ofl'rant les ligures de WldmannstœtteD et provenant de la cale basaltique, par U. Lindstrôm. (Dans ces trois analyses, les auteurs se sont débarrassés, autant que possible, de toutes les substances associées au fer et qui avaient nubi des altérations.) — IV. Analyse par H. Wohler. — Voy- Analyse par H. Daubrée. (L'analyse n° lY fut exécult!e sur un fiagment ulléré analogue, suus ce rapport, k la croûte que Smith a examinée, mais avec moins d'altération.