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4» ENGTCLOPÉDIE CHIMIQUE.

quant aux toalèvemeots et aax chaînes de montagnes*. Soufent celles-ei sont gigantesques ; les pics de Daerfels et de Leibniz atteignent 7824 mètres» c^esl-à-dire h même hauteur que le Jawahir dans l'Himalaya. Dans cette chaîne terrestre* troîi pics seulement dépassent la hauteur des montagnes lunaires qu'on vient de nomnier« et le plus éle?é de tous, le pic ETerest, arrive à 8837 mètres* Or» il suffit de rappeler que cette dernière montagne n*est que la 1440* partie du diamètre de la Terre, tandis que le pic de Leibniz est la 470* partie du diamètre de la Liuie« pour montrer la différence dans Tintensité des actions bouleversantes. On se rappelle aussi que les montagnes de Mercure et de Vénus sont, de même, beaucoup plus élevées que les montagnes terrestres.

Élie de Beau mont a présenté à 1* Académie des sciences deux notes de H. Montani, ayant pour but d'établir que les lois de distribution des chaînes montagneuses» suivant la symétrie pentagonale, s'étendraient aux montagnes de la Lune et à celles de Mars'. Sans aller jusqu'à affirmer cette symétrie spéciale, très vraisenn blable dans les chaînes lunaires, il faut remarquer avec H. Leooq la taidance que présentent les accidents de notre satellite à afTecter la direction nord-sud»

Il faut ajouter, pour compléter Ténumération des phâiomènes observés dans la Lune que, d'après Schrœtter, on y distingue les traces de plusieun couches boriiontales analogues à nos nappes basaltiques, couches qui sont superposées dans les grands creux comme Glavius, Agrippa, Scheincr, Arsachel, et surtout Copernic. De même, John Herschel est parvenu à apercevoir çà et là des divisions semblables à celles qui sur la Terre marquent les dépôts successifs et superposés de matières volcaniques.

Résumant les faits jusqu'ici connus, M. Chaoomac a tenté de restaurer riiisloire géologique de la Lune. Pour bien comprendre le tableau qu'il en a tracé, il faut rappeler la distinction à établir entre les deux sortes de sols qui caractérisent la surface de notre satellite. La première constitue ce qu*on a nommé dès le début des études lunaires le sol continental : c'est le sol des régions montagneuses qui recouvrent presque toute la partie australe de rhémisphère visible. La seconde sorte constitue les mers, dont la couleur sombre et la surface nivelée leur donnent, suivant Texpression de John Herschel, toutes les apparences des plaines d'alluvion.

Ceci posé, voici comment, suivant M. Chacornac, les phénomènes se seraient succédé à la surface de la Lune ^. A l'origine, l'ëcorce solide du satellite était peu résistante; et comme elle n'avait pas encore été bouleversée par des secousses, elle devait présenter dans tous ses points à peu près la même homogénéité et la même épaisseur. La force expansive des gaz, agissant alors perpendiculairement aux couches superficielles et suivant les lignes de moindre résistance, durent bnser l'enveloppe et produire des soulèvements de forme circulaire. C'est sans doute à cette période qu'il faut rapporter la formation des immenses circonvallations dont l'intérieur est aujourd'hui occupé par les plaines appelées mers. Succédant à cette période primitive, une sorte de diluvium général ou d'épanchement boueux aurait

1. Voy. uuc note d'Élie de Beauiiiont dans les Comptes rendun^ t. XYI. p. 1033.

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