‹ Les météoritesChapitre 181 sur 208 · I. /.D .Vn/Hrr, 3- nrmcutrc <lc IK'K. p · texte numérisé non relu

I. /.D .Vn/Hrr, 3- nrmcutrc <lc IK'K. p

V |'<rl*lpl <l>! •'■-■■ icciilcnli tuperlieiclu. Cliladiii, rlani ion c^lÈliro niûinoire sur Je fer de Pillii, ■'lillirlnin rMinoi- il nuit : • On Iroiiiiu d9ii.s la ti'iliir? npatigiEiiH' des masses de fer dont l'origine I Al' jMMjH'lt pi^^vi' *i ln<!<|>lirBblc, Aet iiidii'i;s de l'ctpausion dn flnidc £luti(]ue diltli' pir U l'iiairtir fit tHuAftai rniiiile par In fruid. On obivrrc *ussi, sur I* eroilte dure qui les enTelopjie, des ,|^j,|.pwliMi* du liiriiiu ({luliuleiisc qui donuenl lieu de iu)i|tovr qu'il j s eu 11 des huiles d'tir, dont YufW^ff •'>vilu(H;inl par l'cIVvt du rcrroidincriieul ■ produit cc>9 petits creu). > (ïojn Iiirn, moltN.) ■^V l.html>ml Softrty of l.o»ilm, r.i.rier. Wl.

de la misse. On peut supposer que le manque d'homogéiiéilé de celle-ci procure â U chaleur plus de racilitë pour [>éni^trer en certains points qu'en certains autres, de Façon que l'expansion soudaine due à la pénétration pi-csque înslan lunée de cet énorme llui de chaleur arrache de petits fragments de la surface produisant ainsi les dépressions particulières qui nous occupent.

Toutefois l'origine des dépressions naturelles est certainement, au moins dans la grande majorité des cas, beaucoup plus simple et représente le résultat de l'émoussempnl de la cassui-e de la roclie météoritiquc. C'c^l pour le prouver que je mets ici sous les jeux du lecteur la figure 127. On y voit, comme je l'ai déjà dit, une

Fi;. t!7. — lléprrMian (Ikiiif^c. en rapiurt iiec un joÏqI, pl^^>«IlUe par une du mélûorilcs

encoche des mieux caractérisées que les météorites puissent offrir. Hais ce qui ajoute à son intérêt, c'est que l'échantillon qui la montre, et qui provient de la célèbre diute de l'Aigle (36 avril 1805), hisse voir le lien intime de cette euceclie avec une fissure ou joint traversant la roche météoritiquc. Sur la gauche on voit ce joint, qui se prolonge dans la pierre, et l'on conçoit comment un faible émoussèment des angles produirait là aussi une encoche véritable. L'opinion qu'on relire de la me de cet échantillon et de plusieurs autres de la collection est que l'encoche dérive effectivement d'un énioussemcnt pur et simple d'une cassure à angle rentrant.

On aperçoit dans la partie inférieure de celte même figure des dépressions grossiiirement hémisphériques plus ou moins groupées, telles qu'on en rencontre si fréquemment sur les météorites les plus variées. Oi', loin de se présenter comme les résultats d'un tjraudage, elles semblent dériver, comme l'encoche, d'un simple vernissage de la cassure. La roche est en effet richement pourvue de nwtërîaux globulaires, les uns pierreux, les autres métalliques, qui, au moment de la cassure, laissent sur la paroi qu'ils quittent leurs empreintes en creux; de plus, ces roches grenues se cassent souvent sous le choc de f^çon à présenter des creux anguleux plus ou moins pyramidaux. L'adoucissement des angles de ces pyramides reotrantes doit donner des cavilés grossièrement hémisphériques.

158 BSaCLOPfiDU CHlinQDI.

La flgnra 138 fait bien nùr la réalité de cette affimiatioi). Elle npréseota m ëchantilhui de la mAéorite tombëe le 9 déoembre 1858 k Hontréjaau (Haote- Garoane). Lt fan tournée Ten le lecteur a une casiiire qui recoupe la croûte viûble k la partie lupérieure. Or, celle easaure montre dani deux pointa dei cantéi du genre de celle* qui tious occupent, et qui anraient betoia d'un bien faible traTail de cîaelure pour deTenir des dépresiùxu identiques ans piéaogtgpla lea mieux earaetérisées.

Vn antre argument en faveur de cette manifere de mir est Caumi par les grenailles métalliques formant de fortes saillies sur la croûte de maintes météorites (Salle^

'l'iiiyt^ra, etc.). Si, dans ce cns, les tourbillons de gaz oxygéné avaient joué un rdie liiitiicitiiliSiunt, c'est évidemment sur les grenailles qu'ils se seraient fait sentir de |iii>l'ili'uiici', cl celles-ci. en dispar.iissanl par combustion, auraient déterminé la proiliii'lioii lie cavités : c'est le uontr.iirc qui a eu lieu, et la collection du lluséum Hiirtllie que le fait est fort ordinaire.

l/nkpérienue est d'ailleurs venue confirmer d'une manière très imprévue et très liiltiii^MHUiite l'explication par érosion simple des accidents de forme des mètéoritei. ■•iM«tii>- clans des éch.i util Ions de ciment de Porlland fabriqué par un procédé t|iii i^ir^e un refroiilissement très r.ipîile des pierres cuites : les pierres, chauffées t Muiic, sont (.-iposées à un courant forcé d'air froid. Les conditions des raétéorîtei MHll donc exactement renversées, puisque c'est l'air qui se meut ici; mais l'effet pruiluit est le même. Or, dans les parties oii les masses chaudes sont frappées par lu murant, leur aspect anguleux change complètement. Il se produit une surlace llRM, avec des dépressions arrondies qui ressemblent tout h fait ï la surface des Ift^l^'iles. Au moment où le courant d'air frappe les pienes chauffées au blanc,-

il s*en détache une poussière brûlante fournie par les aspérités des blocs d'abord anguleux.

Pour en revenir aux météorites, la direction des sillons d*érosion permet de retrouver la situation des blocs pendant leur tnijet atmosphérique, de déterminer leur face ventrale et leur face dorsale et de reconnaître les diverses rotations qu'ils ont pu subir simultanément ou successivement *.

§ 2. Chute des météorites.

A la suite des détonations qui accompagnent Texplosion des bolides, on entend des sifflements tout à fait semblables à ceux que produisent les projectiles lancés avec vitesse comme les boulets et les balles des armes à feu. Ils sont dus à l'arrivée des météorites. Diaprés H. Âbel Rémusat', les Chinois les comparent au bruissement des ailes des oies sauvages ou encore à celui d'une étoffe qu'on déchire.

Nombre de météorites d'une même chute. — Le nombre des pierres d'une même chute est extrêmement variable. Voici quelques exemples pris au hasard :

On n'a ramassé qu'une seule masse après les chutes de Lucé, Sarthe (1768), Wold-Cottage, en Angleterre (4795), Salles, Rhône (1798). Apt, Vaucluse (1803), Clhissigny, Haule-Marne (1815), Juvinas, Ardèche (1821), Vouillé, Vienne (18r)l), Cliâleau-Renard, Loiret (1841), Braunau, en Bohème (1847), etc.

On en a trou\é deux à Agram, en Croatie (1751).

Trois à Charsonville, Loiret (1810); à Saint-Mesmin, Aube (1866), etc.

Une dizaine à Toulouse, Haute-Garonne (1812).

Douze environ à Siène, en Italie (1794).

Un bien plus grand nombre à Barbotan, Gers (1790), Bénarès, Indes (1792), à Weston, Connecticut (1807).

Une centaine à Orgueil, Tarn-el-Garonne (1864).

Un millier à Knyahinya, Hongrie (1866).

Trois mille environ à l'Aigle, Orne (1803).

Beaucoup plus (on a éié jusqu'à cent mille dans certaines appréciations), à Pultusk, Pologne (1869). Le Muséum d'histoire naturelle de Paris seul a eu en dépôt à un certain moment plus de 900 pierres de cette chute et on peut en voir encore dans les vitrines de la collection plusieurs centaines triées suivant leur grosseur ou d'autres particularités. Un marchand de minéraux de Bonn, H. le D' Krantz, en a possédé 2012 échantillons entiers. La chute de blocs, en Transylvanie (3 février 18S2) a aussi été extrêmement nombreuse.

Vitesse des météorites. — La vitesse des météorites ne parait jamais très grande et n'offre, en tous cas, absolument aucun rapport avec celle des bolides. Ce qui suffit pour le prouver, c'est que d'ordinaire les pierres ne sont pas brisées par leur choc sur le sol ; or on sait que les anciens boulets de canon en pien*e se brisaient

1 . La rotation des météorites i\ spécialement occupé de Haidinger* qui a écrit à son égard des mémoires intéressants sur la météorite de Juvinas, sur celle de Krahenberg, de Tuczon, etc. (Voy . Académie de Vienne, pasaim . )

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