CHUTE DE KERNOUVE (MORBIHAN
La météorite de Kemouve (Morbihan), dont la masse qui devait peser 80 kilogrammes environ, a dû avoir une forme conique, se serait en tombant enfoncée jusqu'à la profondeur d'un mètre, et aurait été entièrement recouverte par la terre que le choc aurait fait rejaillir. Une jeune fille qui se trouvait à quelques mètres a été effrayée au point d'en tomber malade.
La chute a eu lieu le 22 mai 1869 à 9 heures 45 minutes du soir. Le lendemain, les paysans sont accourus et, à coups de masse, ils ont brisé la météorite
i, CompUi rendus, t. LYIII, p. 363.
4»! E1IGTGIX>PÉDIE CBIMIQUE.
MMir a^Mnparer des débris qu'ils ont pu détacher. Ils soot resta ooiiTainciis qa*ili étaienl en possession de fragmenU âê la lune.
Qaolques jours après on voyait encore les iraees de la carbonisation de Therbe, aur les bonis du trou où s'était enfoncée la météorite ^
MITE ilMW (MMBKSU
A cinq heures un quart du matin *» un quart d'heure aTant le lever du soleil^ le SI août 187i, pendant qu un vent très léger soufflait du nord, par un temps très dair, on a TU venir du côté de la mer, à peu près dans la direction du S.-&«E. âtt N.-N.-E.» à riioriion romain, un météore lumineux qui, en entrant sur le eonlinent prts du lac Circello, alla s'éteindre avec un horrible fracas près d'Orvinio, sur les eonfins de la Sabine.
IVtit et roussàtre au commencement, il allait en augmentant de volume et d'échit, hissant dertière lui une tratnée, comme un nuage de couleur obscure. Arrivé i un OHtain pointy il s'enOamma vivement, devint grand presque comme la lune, et ilispaïut presque subitement en laissant un noage allongé qui se contourna prom* ipleuient à la manière d'un immense serpent. Peu de minutes après, pat moins 4e S» lù plus de 4 (suivant les estimations diverses), on entendit une violente ^jMouation» suivie peu après de deux autres, rapprodiées et plus petites.
Il résulte des descriptions qui ont été recueillies que la ligne parcourue par le Mi^lo u*a |Mis été dans un plan vertical au-dessus de Rome, mais inclinée vers le lovant. U*uprès le temps écoulé entre l'inflammation et la détonation, en suppoomt qu'il ail été en moyenne de trois minutes, la distance du point de l'explosioa aurait é\i do OU kilomètres. La détonation a fait uu bruit sourd, comme celui d'une iiiiiio. ou (le rexplosion d'une masse enflammée volumineuse, diflerent du bruit du touuorre uu du canon, suivi d'im roulement d*autres coups plus petits, comme un IVu ilo niousijueterie.
U liautour à laquelle on a commencé à voir le météore, dit M. le professeur Tawliini, correspondrait à 50^ environ, et certainement entre 20® et 30*. par coiisé<|uent, en admettant que le bolide fût alors au-dessus de Rome, il en, iiUulloruit que sa hauteur en kilomètres aurait été égale à 184 environ; ou bien à \U^ kilomètres, en prenant la hauteur moyenne entre 20® et 30®, et pour la vitesse Aoorue |)ar rattraction de la masse de la Terre :
W = 59,539 mètres.
Oiittncnorme vitesse de la météorite, au moment de son entrée dans l'atmosphère |i<rr(ifilro, est presque égale à celle des étoiles filantes de la période du mois d'août, laqiM^llo est de 60 kilomètres, avec une clongation de 38® du point de mire.
|>) ronitc de Saint-Robert, en associant les lois et les formules de la balistique ft la théorie de M. Schiapparclli, démontre que si un bolide entre dans l'atmosphère