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DÉCOUVERTE DES FERS DE SAINTE-CATHERINE (BRÉSIL

Vers la fin de 1875, M. Manoel Gonçalvès da Roza voyageait sur la montagne ap|)elée Morro de Rocio, à 3 kilomètres de Rio Sîm Francisco do Sul, province de Sainte-Catherine, au Brésil. Son attention fut attirée par de gros blocs gisant sur le sol et contrastant absolument avec lui par leur aspect ocracc. Trois de ces fragments, profondément enterrés, faisaient une saillie de 30 centimètres de hauteur, le plus volumineux pesait 2250 kilogrammes. Il suflit d'un simple coup d'œil pour constater que cette substance minérale consistait surtout en icr métallique associé à une forte pro[»ortion de nickel, et dans la [>erspeclive d'une exploitation cvidem-

M EHCTGLOPtDIE CHIMIQUB.

meDt très fiructneiuey les recherdies furent continato. Le gros bloe éttit empilé dans une sorte d*argile très fermgiiieuse ; en Greossnt an-dessous de lui on venoootrt un antre fragment du poids de 450 kilogrammes. Les dioses se présentaient, comme on ^oit» de façon à faire croire à une Yraie mine de fer. i4 blocs furent sœeesûfement découverts dans des situations analogues^ et le relevé topographique montre dans leur gisement un alignement qu*on pouvait rattadier à la direction d^m filon. Les blocs se montraient à 0*,40 de profondeur^ sous une conehe de fragments de granité à gros grains. Les parties ferrugineuses pauvres en nickel étaient à l'extérieur^ de sorte qu*à Torigine ce gisement paraissait s'enridiir avec la prafiiodeur.

Mais toutes ces illusions durent bientôt être abandonnées. Après avoir foumty d*après M. Guigne^ environ 25000 kilogrammes de fer, la soi-disant mine se trouva complètement épuisée, et d'un autre côté Texamen chimique des échantillons montra leur analogie avec diverses variétés de fer tombées du ciel. Leur orientatiim indiqua la trajectoire du bdide qui les a apportés. C'est aussi ce qui ressort avant tout de l'intéressant travail communiqué &ï man 1876 k l'Académie des Sciences de Rio Janeiro par M. Lunay.

OËCOUVERTE DES FERS D'AUttlITA (VHIMIE).

Yen 1880, L. Smith apprit qu'un bloc de fer, ayant» d'après la descriptum donnée, les caractèi'es des météorites, avait été retourné parla oharme dans le comté d'Angusta, et bientôt après, il acquit un fragment de cette masse» grèœ k l'intermédiaire de M. J.-B. Baldwin, de Staunton.

Le bloc pesait 2b^ii,i29.

Quelques mois après, on voyait à Richmond une seconde masse de dimension moindre, pesant i 6^^,441. Et plus récemment il en parut une troisième du poids de 1^1,644.

Toutes trois avaient même apparence. Forme très irrégulière ; un bout étroit plus volumineux que l'autre. Croûte ocracée assez épaisse.

A l'air, la masse laisse suinter des gouttes d'un liquide oh Ton reconnaît la présence de chlorure de fer et de chlorure de nickel.

Les masses étaient magnétiques, et de plus on y constaté avec évidence Texistenoe de pôles multiples.

Smith a décrit 3 masses. Une quatrième a été depuis révélée dans les circonstances suivantes :

Vers 1858 ou 1859, un nègre nommé Alf, appartenant à M. Robert Van Lear, apporta à Staunton un bloc de fer qu'il avait trouvé et essaya de le vendre, mais personne ne le regarda comme assez sérieux ou assez précieux pour payer le prix demaudé, c'est-à-dire un dollar.

Cet homme est mort, et l'on ne peut préciser le point où il sf trouvé l'échantillon; mais c'est probablement sur les terres de M. Van Lear, et en tout cas dans son voisinage immédiat. N'arrivant pas à vendre la masse, Alf la jeta dans une friche derrière la boutique d'un forgeron. Elle y resta plusieurs années jusqu'à ce qu'on s'en

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servit avec d'autres matériaux abandonnés pour construire une clôture de pierre.

En raison de sa forme irrégulière et de son grand poids, elle tomba bientôt du mur et fut alors jetée derrière la maison d'un dentiste. Celui-ci s'en servit quelque temps comme d'une enclume pour marteler des métaux et casser des noix, et plus tard elle entra dans la construction de la margelle d'une citerne.

Là, durant Tété de 1877, elle vint à la connaissance de M. Miller, de Slaunton, qui en obtint possession, la retira du mur, et vers la fin de l'année la fit entrer dans une collection géologique destinée à l'université de Virginie.

CATAL06UE DES CHUTES DE iËTÉORITES.

Les météorites dont la date de chute est connue ne forment évidemment qu*une petite fraction du nombre total de ces corps qui sont tombés à la surface de notre planète.

Il y a néanmoins utilité à les enregistrer avec soin, c'est-à-dire à en composer un catalogue. C'est ce qu'a fait déjà à la fin du dix-huitième siècle l'illustre chimiste Howard, et c'est ce qu'ont fait successivement après lui, Chiadni, Bigot de Horogues, Hoff, Kœmtz, Quetelet, Biot, Boisse, |Abel Rémusat, Arago, HU. Greg, Kesselmeyer, etc.

Il nous parait indispensable de compléter par un catalogue du même genre les notions générales qui viennent d'être exposées.

§ 1. Chutes de météorites avant notre ère*.

? 1478. Il tombe en Crète la pierre de foudre citée par Malchus et qui est probablement celle qui fut regardée comme le symbole de Cybèle (Chronique de Parosy lignes 18 et 19).

1460. a Dieu envoya de grandes pierres du ciel. » (Conrad Lycosthène, Prodigiorum ac ostentorum chronica).

1451. Pluie de pierres qui détruisent les ennemis de Josué à Beht Oron (Josué^ chap. X, II).

1200. Pierres conservées à Orchomène (d'après Pausanias).

? 1168. Une masse de fer sur le mont Ida (Chronique de Paros^ ligne 22).

? 705 ou 704. L'ancyle, probablement une masse de fer (d'après Plutarque).

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