‹ Les météoritesChapitre 24 sur 208 · I II · texte numérisé non relu

I II

OMh *f C Monosulfure de calcium. . . 89,369 '90,244 ' ( Honosulfure de magnésium. 3,246 3,264

Gypse 3,951 4,i89

Carbonate de chaux 3,434 »

Troïlite » 2,303

OSBORNUe

Dans la météorite de Busti, M. Haskelyne^ a trouvé un oxysulfure de titane ou dczircoae qu'il appelle osbornitc.

Ce composé remarquable constitue des octaèdres microscopiques d'un jaune d'or, empâtés dans Toldhamite, dont nous venons de parler. 11 y avait plus de 150 de ces cristaux dans 0^,0028 d'oldhamitc, et, malgré leur extraordinaire petitesse, on put les soumettre aux mesures goniométriques.

Ces cristaux, appartenant au premier système, sont fragiles, et leur poussière conserve la belle couleur jaune évidemment intrinsèque des cristaux eux-mêmes. Leur nreté en rend Tétude chimique fort difficile. Mis à bouillir pendant longtemps avec l'acide chlorhydrique le plus concentré, ils ne subissent aucime action, et Facide iluorhydrique lui-même ne parait pas les attaquer. Ils résistèrent également à la fusion avec le carbonate sodicopotassique. Chauffés dans un tube de porcelaine, en présence de chlore sec, ils perdirent leur éclat, prirent une couleur d'un jaune de miel et donnèrent lieu à un sublimé blanc. Abandonnés à l'air, les cristaux ainsi trtités tombèrent en déliquescence et acquirent une consistance pâteuse ; l'eau put alors les dissoudre en partie, produisant une liqueur alcaline précipitable par l'oxalate d'ammoniaque. Le résidu insoluble fut dissous presque entièrement par Tacide chlorhydrique et la solution donna un précipité abondant avec l'oxalate. L'eau qui avait lavé le chloré et le sublimé recueilli dans le tube de porcelaine à l'aide de l'acide chlorhydrique, furent mélangés et donnèrent un précipité blanc avec le chlorure de baryum, puis, après séparation, un précipité par rammoniaque qui ressemblait à de l'alumine, et qui pourtant résista à la potasse et précipita de sa solution acide, par l'hyposulfate de soude et par le sulfate de potasse. On l'examina pour titane, mais avec un résultat négatif. II ne restait donc à supposer que

1. ProeudinÇM of the royal Society of Lôndon^ 9 octobre 1869*

m E!«CYCLOrÉDIE CHUIQUE.

|i) ^liiiHHltMMi ('l il ftfllut admettre que les cristaux jaunes rcsallenl de rimi< \\A i^ltwiM'iii i(V(*(i \v calcium et le soufre dans des conditions de stabilité fort d

SCHREIBERSITE

ha iH^liiviborAÎlo est un pliosphui*c triple de fer de nickel et de magnésion iH^IMMulu ihm 1(^ fors méti^>rii|ues.

iHiur Tcxtrairt) de la limaille de fer, celle-ci est mise ù bouillir arec une < lutioti naUm^^ do sulfate ou «le chlorure de cuivre, jusqu*à dispariticHi tot;i \i%\\\ lo (or uiokolo« Lo cuivre métallique est enlevé par Tacide azotique fumai l*MUUMUi louiiùt un mélange de sclireibersite et de troïlite. Après avoir enle plu« ^rtuult^ (virtie de ivtte dernière au moyen de la lévigation, on se débar \\w vs'^W à Tuide de l^acide chlorliydrique étendu : la schreibersite reste

te bn^hUnure ife mercure doit, comme précédemment, être employé dan vs** ^^ U ?*^uviliei>iite est peu abondante, ou bien lorsqu'on veut isoler du n vv<Mip \k^ ^\\k\\\^ llUiuùlos parfois empâtés dans le fer.

\i mII\»ui'« iv^ii o<iiuuio à propos de la tr.iîiite, il y a toujours avantage à exl h »tvlu\Hl^^*^U^ non pus de la limaille de fer, mais de certaines régions partie ^4^vM^ liobt^ eu phoitphure auxquelles il donne une grande fragilité qui peu

\'\^ iH^ulUU qn» j'ai obtenus en analysant la schreibersite diufer de To |iMtM(44|euieUl nuumiite à la série de purifications indiquées ci-dessus, m*a f< {\\^ m^mIIiiU qui no difTèrent pas sensiblement de ceux qu'on regarde générale H**MHM^ »lôllMiliv<rffM*nl ac/piis.

Il « M^vullfilM »<! rec^immandent néanmoins par leur netteté due à la pureté

|iM bfiil quM l'analyse de trois échantillons de la schreibersite contenue dans I \\{i ii^éumM a fourni à M. Lawrence Smith ^ :

Fer

Nickel. . . .

Oibalt. . . .

Cuivre. . .

l'hosphore. .

Siliw

Aliimint .

'/Àm, , .

i^A^tr^u . . .

0,32 traces 13,92

traces

non dosé

A hU il f* '^'^M lu U forninle

Fe^Ni^PIu

f h ni h iiHiUttl lu^ffttff nf fhtf Smilh^onian InsliiuUon, p 155.

qui exige

Fer .^ . .. . 55,86

Nickel. ; 29,i7

Phosphore 15,47

iOO,00

Il m*a para très désirable de contrôler ce résultat par une analyse exécutée sur la schreibersite bien pure. Le fer de Toluca m*en fournit une petite quantité dont la densité était 7,i05, c'est-à-dire un peu plus forte que celle admise par M. Smith pour la schreibersite deTazewell, qui d'après lui pèse 7,017.

La matière que jeévenais de purifier fut dissoute dans Teau régale, puis la solution étendue d'eau, fut précipitée par le sulfhydrate d'ammoniaque. Les sulfures ainsi obteous ayant été lavés avecdu sulfhydrate additionné d'ammoniaque pour entraîner toQt l'acide phosphorique qu'ils pouvaient retenir, le liquide filtré fut additionné de la quantité exactement nécessaire d'acide chlorhydrique étendu pour précipiter tOQt le sulfure de nickel. Après concentration de la liqueur, Tacide phosphorique fat dosé à l'état de phosphate ammoniaco-magnésien. De leur côté les sulfures dissous dans l'acide azotique furent traités comme il a été dit précédemment.

Faite «dans ces conditions, mon analyse me donna :

Fer 57,H

Cobalt traces

Magnésium traces

Phosphore 15,01

Leschiflres auxquels je suis arrivé et la confirmation qu'ils donnent à la formate proposée par M. Lawrence Smith, me paraissent d'autant plus intéressant que H. Bergroann*, analysant cette même schreibersite de fer de Toluca, avait obtenu les nombres suivants, qui ne conduisent à aucune formule :

Fer 87,0

Nickel 9,5

Phosphore 5,5

On De peut expliquer ce résultat qu'en admettant, en mélange avec la schreibersite, une grande quantité de fer métallique, que le traitement au bichlorure de mer- ^ aurait fait disparaître. On peut se convahicre de l'existence réelle de ce fer en plongeant un fragment de schreibersite brute du fer de Toluca dans du sulfate de ^'^ : il en sort recouvert de petites taches de cuivre métallique.

A l'état de pureté la schreibersite en question se présente sous forme d'une [^udre composée d'écaillés microscopiques d'un blanc métallique très mat dont la ^lî^ce est quelquefois légèrement jaunâtre. Elle est très fragile. L'aimant l'attire

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