‹ Les météoritesChapitre 25 sur 208 · Poggetidorffs Annalen, i C, p · texte numérisé non relu

Poggetidorffs Annalen, i C, p

«t ENCVCLOPÉDIB CHIHQUE.

*4, par son eootacl, lui eommumque des pdles qu'elle garde iodéfiDimeut. 1 d)l(irbi4]ri(]iie friMcl est sans action sur etje, mais le même acide opère i ehiu clÎHolutioa d'ailleurs fort lente. Malgré de nombreuses recherches, je n'ai] noooaUè de forme cnslalline nn peu nette.

L'n fJvMpbure de fer contenu dans la météorite de Deesa m'a donné :

NicLi: 26,75

lliosphorc 10,29

MUBDITE

Le* aiguilles brillantes <le rhabdite, isolées du fer de Braunaa (fig. 14} Ivtées \>n H. Fiscber, ont donné :

Fer r.fl,430

Nickel 25,015

Phospliore 11.722

Chrome 2,850

Carbone. 1,156

Silice 0,985

IIËTÉORITBS. 69

Lit

^u: MA6NËTITE

iijit

Toxyde salin de fer connu sous le nom de magnétite se rencontre dans un

gnnd nombre de météorites pierreuses, et par exemple, comme Ta reconnu Wœhler, dans la charbonneuse de Cold Bokkeweld.

D'après H. Tschermak, la pierre de Shergotty contient de la magnétite dans la proportion de 4.57 p. 100 ^

L'écorce des fers météoriques est surtout composée de magnétite.

?oici comment j*ai opéré pour Tisoler :

Après avoir, à Tstide d*une scie, séparé de la masse météorique les portions qui portent la croûte, on les abandonne pendant un temps sufiisaiit dans une solution concentrée de biclilorure de mercure. Tout ce qui éLiit métallique se dissout et il ne reste plus qae les oxydes, au nombre desquels compte la croûte.

Celle-ci est encore, toutefois, mêlée de matières étrangères. On y rencontre ordinairement des produits de son altération sous rinfluencc des ngonts atmospliériques et sortout de la limonite. De la schreibersite, de la troïlitc et des grains lilhoïdes peuvent aussi se trouver en mélange avec elle et leur séparation est difticile.

L*acide chlorhydrique très faible enlève la limonite et la troïlite; les grains lithoîdes restent comme résidu à la suite du triage à Tainiant ; enfin on se débarrasse de presque toute* la schreibersite par la lévigation.

tfailleorSy on peut simplifier beaucoup Tensemble des opérations en choisissant des régions de la croûte qui paraissent déjà a peu près pures. Elles se détachent souvent avec facilité des parties métalliques sous-jacentcs.

M. Pugh* a publié Tanalyse de la croûte du fer de Toluca. Or, il résulte clairement pour moi de l'inspection des chiffres qu'il a obtenus qu'ils lui ont été fournis, non par un minéral pur, mais par le mélange de plusieurs substances. Comme c'est précisément la croûte de ce fer qu*il m*a été donné de pouvoir'analyser, je rappellerai

que H. Pugh a trouvé :

Fer métallique i8,717

Protoxyde de fer J9,ô09

Sesquioxyde de fer 52,750

Protoxvde de nickel et de cobalt. 5,751

Chaux traces

Silicate 10,203

Eau 13,270

Chlore traces

D est évident que le fer métallique, les siliciitcs et Teau ne sont pas des éléments •^^^Qliels et doivent être considérés comme des impuretés.

^' Akad, su Wien, icmice du 22 février 1872.

^' J^e Meleorilen in Sammlungen^ par le Dr Riichner, p. 142.

70 ENCYCLOPÉDIE CUINIQUE.

Ayant purifie autant que possible, par la méthode indiquée précédemment, un peu de la croûte du fer de Toluca, j*en ai mesuré la densité que j*ai trouvée égale à 4,89.

Je Tai dissoute à Tabri du contact de Tair dans de Tacide chlorhydrique, puis j*ai traité le liquide fortement acidulé par une dissolution titrée de bichromate pur de potasse suivant la méthode indiquée par Penny. Le protoxydede fer ainsi déterminé et le sesquioxyde de chrome étant séparé par le filtre, le peroxyde total a été précipité par le succinate d'ammoniaque et a donné par différence le peroxyde réel, existant dans le minéral. Le nickel et le cobalt ont été cherchés dans le liquide sans que Texcès de bichromate de potasse. ait eu d'inconvénient.

Ainsi traitée la croûte du fer de Toluca m*a donné :

Sesquioxyde de fer 68,93

Protoxyde de fer 28,12

Protoxyde de nickel 2,00

Protoxyde de cobalt traces

99,05 Ces nombres satisfont tout à fait à la formule

FeH)',(Fe,Ni)0

qui ne diffère de celle de la magnétite que par la substitution d'un peu de nickel à une quantité correspondante du fer du protoxyde.

Une remarque très importante est que si dans Tanalyse de Pugh on ne considère que le sesquioxyde de fer, le protoxyde de fer et les protoxydes de nickel et de cobalt, on arrive à des nombres très rapprochés de ceux que demande la formule précédente.

Dans certaines météorites, les produits ocracés sont fort abondants ; mais ils doivent être considérés comme les résultats d'une altération à la surface de la terre. Le fer de Sainte-Catherine est particulièrement riche en oxydes de fer, limonite et gœthite, auxquels il convient d'attribuer cette origine.

CHROMITE

C'est à Fétat de fer chromé que Laugier a, dès 1806, reconnu la présence du chrome dans les météorites.

Quelques-unes le renferment en proportion très notable, comme la pierre du Chassigny^ et la météorite du désert d'Atacama', où il se trouve en petits grains disséminés.

D'après H. Shepard^, le fer de Senecafalls contient des cristaux octaédriques très brillants de chromite.

Page 1