‹ Les météoritesChapitre 53 sur 208 · Comptes rendus, t. LXXXY, p. 1236, 31 déc · texte numérisé non relu

Comptes rendus, t. LXXXY, p. 1236, 31 déc

MÉTÉOBITES. W

m bout de qnélqne§ minutes, de fines bulles de gaz parfaitameat perceptibles i la loape. On i ea soin de faire l'eipérience nussî loin que ponible des veinules de snlfore et il n'a pas pam que te gai dégagé noirût le papier d'acétate de plomb.

- Calarinite découverte «d 1ST6 à SiinlG-Cilherine (Bréiil). (2* toua-t^pe.) Section polie. Dcmi-grtndeur.

La matière qui relie les fragments métalliques de cette seconde bi-ëche est beaucoup plus compliquée que dans le premier cas. Od n'y voit plus que des traces plus oumoinsdouteusesdnsulfurebronEé, mais, au contraire, la substance jaune de laiton, signalée plus haut comme accidentelle dans le premier tous-type, est ici extrêmement abondante. Je me suis naturellement préoccupé d'en déterminer la nature et, quoique les estais n'aient pu être faits que sur des trace» de cette substance, il paraît légitime de dire qu'elle n'est pas autre chose que de la pyrrliotine teinte par une faible proportion de millérite ou sulfure de nickel. Celui-ci, beaucoup plus soluble que la pyrrhotine, est enlevé par une goutte d'acide et le sulfure reprend sa teinte de bronie; le liquide est très chargé de nickel. La millérite' n'avait point encore été signalée, que je saclie, chez les météorites, et l'on ne peut citer comme substance analogue que le sulTurc double de fer et de nickel, signalé par Woehlcr et Harris dans les météorites charbonneuses de Cold Bokkevreldt.

Dans le ciment de la brèche qui nous occupe, le mélange des sulfures n'est pas seul ; il est accompagné d'une quantité très considérable d'une substance noire, très riche en graphite, et dont les rapports de situation avec les sulfures sont très intéretsants. Certains interstices, laissés entre les blocs de fer, sont exclusivement

IK BtCCTCLOPÉDIB 0010008.

remplis par les snlfares, certains antres par le graphite, et il y en bewH deux matièrei se partagent b place, de fa(on 1 offrir, siÙTaot les point |M>rti«is relatiTes les plos Tarîëes. Ainsi, dans plusieura endnûts, oo « Traie brèche de sulfure dmentée par la matiire noire ; ailleurs on Toit occnper l'axe de l'interstice et être bordé de graphite avec sdirdbersite,

L^ craquelures sont tris abcodanles dans le second soos-tTpe. Il se puisse en distinguer de deux espèces et lani doute de deux âges. Les pin sont de très grosses crevasses qui traTersent les échantillons et sont poi l'acquixitioD par la roche cosmique de son état. Quelquea-unes sont vides, être par accident survenu pendant l'opëratioa du sciage; les autres soi de la substance noire. Elles sont remarquables par leurs anastomoses par les ûnuosités très complexes qu'elles présentent quelquefois.

Les fissures de la seconde sorte sont localisées dans une région moin que les autres ; elles sont beaucoup plus fines et peut-être leraient-ellf ment visibles si sur leurs deux parois le fer ne présentait une modificati nuance, qui fait nue sorte d'encadrement interne à chacun des Jragma ques. Jamais nous n'avons remarqué ce phénomène dans aucun fer; il pngné ici de la présence de petits grains presque microscopiques qui pa métal et lui donnent un aspect pointillé, qu'on a signalé, par exemple, météorique de Tuczon (Hciique). Ces partîcularitéa sont exclusivement certains fragments de la brèche, ce qui nous confirme dans l'idée que le est bien loin d'être partout identique I lui-même, et ce qai retire tou l'analyse quantitative d'une substance anssi variable.

3' TïïB.

TAZEWELLITE. (Siu. Hsdh.)

Roche métallique, sobcrislalline, prenant bien le poli, mais paraissan i cause de très petits grains pierreux disséminés. — Demite: 7,88 à 7,1

HËTÉORITES. lOV

- Componlùm mmérahgùpie: Formëe surtont de l'alliage de fer et de nickel, Hàçii soDs le oam de teaite et rëpondaDt à la formule de Pe*Ni. On distingue jm h masse de la Bchreibersite. de la troïUte, et plus dilficilement de très petits pùa de pAridot. Les acides donnent la figora de Widmanstietten (fig. 24).

Oaite prùieipaie :

tfôS. Taiewell, Claiborne C>, Tennessee, États-Unis.

Tamorfi.— Dans le fer trouTé à Taiewell (Claiborne G", Tennessee) en 1854, la jnporlioQ de matière silîcati^ est notable, ainsi que le prouve l'analyse suivante, iatiH. Lanrence Smith (1) :

Fer 85,02

Nickel 14,62

Cuivre 0,06

Phosphore . . . 0,19

Chlore 0,02

Soufre 0,08

Silice 0,84

Magnésie. . . . 0,24 99,57

4< npB.

NELSONITE. (Stan. Medm.)

"<Kbe mâallique, très cristalline, prenant très bien le poli. — Densité: 7,Ii *■ SUSma't AmtncaH Journal ofêôtncc. S* lérie, t. XQ, p. 153.

m ENCYCLOPtoK CHIMIQUE.

à 7,71. — ComposUion minéralogique : Formée surtout par un alliage d do nickel, désigné sous le nom de kamacite et répondant à la formule Fe^^I distingue dans la masse des rognons cylindriques de troïlite» des amas plus en. irrëgulit»^ de scfareibersite. Les acides donnent des figures de Widmans très remarquables (fig. 25).

Chutes principaUê :

1818. Lockport» Cambria, New-Tork, États-Unis.

1833. Rasgata, Santa Rosa, Tocanta, Nouvelle-Grenade» Amérique méridi

1847. Seelasgen, Prusse.

1854. Union County, GÀ)rgie, États-Unis.

1856. Nelson C% Kentucky, ÉUU-Dnis.

1866. Franklyn Cs Kentucky, États-Unis.

Lockport. — Remarquable par la netteté et la beauté des figures quil doi les acides, le fer de Lockport a donné à Silliman et Hunt ^ les résultats su

Fer .... : 92,585

Nickel 5,708

Cuivre, arsenic traces

Résidu insoluble 1 ,400

Ra$gata. — On doit à Wœhler l'analyse suivante du fer d^ Rasgata' :

Fer 92,35

Nickel 6,71

Cobalt 0,25

Schreibersite 0,37

Phosphore 0,35

Péridot et autres minéraux. . . . 0,08 Cuivre . . )

Étain. . . > traces

Soufre. .) 100,21

La présence du péridot dans de pareilles conditions est digne d*être si^ nous reviendrons sur des faits de ce genre. Les minéniux qui lui sont associ sentent des nuances rouges et bleues rappelant celles du rubis et du saphir.

Seelasgen. — D'après Rammelsberg', le fer contient :

Fer 92,937

Nickel 6,228

Cobalt 0,667

Cuivre avec traces d*étain. . . . 0,049

Silicium 0,026

Carbone 0,520

Résidu 0,183

i. Silliman*i Journal, 2* série, t. Il, p. 376.

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