‹ Les météoritesChapitre 52 sur 208 · JJJ · texte numérisé non relu

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100 ENCYCLOPÉDIE CHMIQUE.

tieliement composée de protosulfure de fer, mais, comme oa Ta vu plus haut, voilà plus de dix ans que nous avons reconnu qu*il faut la rapprocher de la pyrite magnétique terrestre. Cette opinion appuyée, par des analyses exécutées sur le minâ^ préalablement puriûé et par des expériences variées, a été contestée. Mais on peut la regarder maintenant comme déûnitivement acquise, et H. Daubrée en a reconnu Tcxactitudeà propos du fer de Sainte-Catherine. « Cette substance, dit-il, se dissout dans les acides avec dégagement d*hydrogène sulfuré et dépôt de soufre; c*est donc, non un protosulfure, mais bien un sesquisulfure de fer on pyrrliotine '. •

En examinant de très près la pyirliotine des fers de Sainte-Catlierine, premier type, on y reconnaît plusieurs minéraux étrangers. D*abord, dans certains points d'ailleurs très peu nombreux, une fine kmclle de graphite interposée en elle et le fer ; quelquefois même un peu de phosphurc de fer et de nickel, dit schreibersite, en contact avec le graphite, enfin des mouchetures d'un jauno de laiton, sur la composition desquelles nous aurons à revenir à propos du second type.

Les rapports (te situation du fer et du sulfure sont très intéressants. Contrairement à ce que paraissent montrer, entre beaucoup d'autres, les masses de Caille et de Charcas, le fer est ici enveloppé de pyrrhotine et l'écliantillon apparaît comme une brèche dont ce sulfure est le ciment. En quelques points, le sulfure constitue, sur la section polie, des noyaux au milieu du fer, mais on doit supposer qu'ils se relient dans la profondeur aux masses circon voisines

On ne peut qu'être frappé de Tétat arrondi des fragments de fer, car cette forme contraste complètement avec celle que le fer prend ordinairement par la rupture et elle offre à Tcsprit l'idée d'une corrosion que le métal aurait subie à sa surface : peut-être par le fait même des agents auxquels est due la formation de la pyrrhotine, ainsi que nous le verrons ailleurs.

Il est vrai que les blocs de fer tiennent, dans les échantillons, plus de place que le sulfure qui les empùte, mais raltc^rabilité de celui-ci |>crmet de croire que la plus grande partie en a disparu et a contribué à produire, en s' oxydant, celte épaisse croûte ocracée dont les échantillons étaient enveloppés. La même instabilité à laquelle est (lue, comme on sait, la production de ces cavités cylindroides si régulières qu'on les a crues un moment artinciellcs sur le fer de Caille, rend compte aussi de l'état de grenailles sous lequel s'est oITcrle la météorite brésilienne. C'est tout à fait par exception que certaines parties ont conservé leur nature coni])lexe jusqu'à l'époque de leur découverte.

On doit signaler la disposition des fissures que présentent les fers de Sainte- Catherine. Ce n'est pas dans ce premier type qu'elles sont le plus abondantes; cependant elles y sont très multipliées et leur examen confirme pleinement l'opinion d'après laquelle elles sont postérieures à la constitution complète de la masse, car elles recoupent indistinctement et sans déviation le fer nickelé et le sulfure.

Le second sous-type des fers de Sainte-Catherine (fig. 25) est incomparablement plus compliqué et son examen est bien plus instructif. C'est aussi une brèche de fer, mais les éléments en sont beaucoup plus petits et beaucoup plus craquelés. Le métal, quoique peu attaquable encore, est cependant lentement soluble dans l'acide azoti^jue. Tandis que cet acide rend le premier fer passif, il dégage de l'autre,

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