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Pofjgendorffs Aunalen, t. XXXIIL p

HËTËORITES. 141

Le résida inattaquable dont il s'agit est^ forme de

Fer 48,67

Nickel.- 18,33

Magnésium 9,66

Phosphore 18,47

Carbone traces

Perte au feu 4,87

C'est dire qu'il possède la composition de la schreibersitc. fienâius a aussi analysé la matière pierreuse renfermée dans le fer de Pallas et ^ j a troufé :

SiUce 40,86

Magnésie 47,35

Proloxyde de fer 11,72

Protoxyde de manganèse 0,43

finmler y a reconnu, en outre, des traces d'arsenic, et Waleustedt y indique des 'i^ces de potasse et de soude.

J'ai repris avec beaucoup de soin l'étude de cette roche très intéressante, sur la* luelle j'aurai encore à revenir plus loin. Voici celles de mes observations qui se ■apportent à Thistoire purement lithologique de la pallasite.

a. Squdetie métallique. — \a matière constituant le réseau métallique offre des caractères physiques et chimiques qui la rapprochent complètement de certaines holosidères ou fers météoriques dépourvus de substances lithoïdes.

Les alliages dont il est formé, kamacite et taenite, auxquels s'ajoute le métal très râkélifère contenu dans le fer de Sainte-Catherine, loin d'être distribués au hasard, encadrent les grains péridotiques, ou plutôt leurs intervalles, de couches concen- ^ques. Il en résulte que la structure générale de la roche, étudiée sur une surface polie, reproduit exactement celle des filons métallifères terrestres appelés vulgairenient fUon» en cocardes.

Hais les fers nickelés ne sont pas les seuls éléments du réseau métallique du fer de Knisnojarsk. Avec eux on a signalé depuis longtemps le graphite, la schreiber- ^te, le chlorure de fer, qui, en certains points, exsude en gouttelettes brunâtres, cofin la pyrrhotine.

Toutefois, ces minéraux ne sont cités dans les analyses que sur un rang très secondaire et comme ne jouant dans la constitution de la masse qu'un rôle tout à bitefiacé.

Pour la pyrrhotine en particulier, l'opinion reçue est formulée comme il suit dans ^ classique ouvrage de H. Buchner' : < La pyrite magnétique se présente en

!• Jfeffon'fen in Samndungm^ article Kratnojarskt p. 122

I4S ENCYCLOPEDIE GHIMIQUE.

qnanlité infiniment moindre que le fer de la carcasse métalliqne. Elle est irréguliè renient disséminée et en grains qui brillent çà et là. Souvent elle manque ton I tsdt. »

Or, en étudiant les échantillons de la collection du Muséum, j*ai r^contré m spécimen qui parait de nature L faire accorder à la pyrrhotine du fer de Pallas un importance tout à fait imprévue.

Dans certaines riions de cet échantillon qui est heureusement celui que repré sente la figure 55, le sulfure de fer joue en effet un rôle tout aussi considà^I que le fer nickelé lui-même : de nombreux grains de péridot wai agglutina entr eux |iar un réseau épais enlièremcnt formé de pyrrhotine sans mélange aucoii d fer nickelé.

Il n*y a maintenant aucune témérité à penser qu*on pourra renoontrer onjou une météorite constituée ainsi dans toute sa substance, et certes, sans- Tolisenratio de Técliantillon que je signale, on n'aurait aucunement songé à le rapprocher d fer de Pallas.

11 est bien remarquable d'ailleurs de voir que l'allure générale du sulfure es rigoureusement la môme que celle des alliages métalliques ; comme eux elle rem plit exactement tous les intervalles des grains silicates ; comme eux aussi ell s'est insinuée en filaments parfois tout à fait capillaires dans les fissures de péridots.

En présence de ce fait, il importait de préciser les relations mutuelles de I pyrrhotine et des alliages métalliques ; ces relations pouvant, comme on le terr plus loin, permettre d*éclaircr l'origine de la pyrrhotine elle-même.

Or, bien qu'en divers points, le fer nickelé et la pyrrhotine s'affrontent directi ment, nulle part ces composés ne sont absolument en contact. Toujours, il se troir entre eux une très mince couche de graphite qui paraît identique à celle <| enveloppe les rognons sulfurés dont sont lardés certaines holosidères, telles <l celles de Caille et de Charcas.

b. Fragments lithaides. — Les grains de péridot contenus dans le fer de P^ ne sont pas des cristaux, comme on le dit quelquefois, mais des fragments^ cristaux dont la détermination géométrique a d'ailleurs fourni à Gustave Ro9< matière d'un mémoire classique.

BRAHINITE (Stan. Meuk.).

Hoche formée d'un réseau métallique empâtant des fragments pierreux. Ce roclio prend très bien le poli. — Densité : 7,58 (Rumler). — Composition mi rnioijique : L'analyse minéralogique de la partie métallique n'a pas été faite, m d'après l'examen des figures en même temps que des chiffres fournis par l'anal chiini(|uo, on peut croire que la kamacite et la taenite y dominent. On y troi aussi une (quantité notable de schreibersite La pierre paraît essentiellement fi

■ËTBORITES. US

■fa de p&idot et de pfroxène. Les figures données par les acides sont très

Qade prineip(Ue:

1833. Brahin, Minsk, Russie.

Br^in. — Certains Ters, ajvnt la structure du Ter de Pallas, conliennent des âicilea plus ncides que )e p^ridot, comme du pjroiène. Tel esi le cas, par ciempic, d'une masse intéressante de fer, trouvée vers 1822 à Braliin, gouvernement de Viiuk, en Russie, dont le péridot est mâle d'un peu de pyroièue.

La composition de cette masse, dont la densité est, d'après Rumler, égale à 7,58, ssl assez mal connue.

Les seules analyses que l'ou en possède sont dues à Laugier'.

Voici ses résultats ;

Fer 87,S5 91,50

Silice 6,50 3,00

Nickel 2,50 1,50

Magnésie 2,10 2,00

Soufre 1,85 1,00

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