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AmaUt d0 ekimie et d» phyi^ut, t* ifrie, U UV, p. 2i

144 ENCraOPËDIE CHIMIQUE.

la masse des fragments essentiellement anguleux. On est en droit d*ailSrmer que & formation est contemporaine de colle du fer ou même antérieure; en effet* dan certaines parties, où les grains silicatds sont fendilles, on voit dans les Gssures qa les traversent le fer se prolonger en filaments déliés.

Traitée par un acide, uno lame polie du fer de Brahin donne les figures d< Widmanstxllcn avec une très grande netteté. Leur dessin suit avec précision le: contours des grains pierreux, exactement comme on lobserve dans le fer de Pallas

En examinant avec soin les figures données par les acides, on y trouve en général ;

i^ Autour des grains pierieux une bande de largeur variable d'un fer qui donni un moiré grenu;

2® Une lamelle de tsnite qui n'existe pas absolameni partout, mads qui se prc sente dans le plus grand nombre des points et qui est bien remarquable par ses in flexions grossièrement parallèles, aux contours, des intervalles existant entre les grains pierreux :

3<» Un fer ù lamelles de tsnite, parallèles entre elles et ressemblant tout k bit 3 Talliage qui occupe la même situation dans ratacamaîte;

A^ Quand la zone métallique entre les grains est relativement large, les Uols pa< raissent de nature très voisine à celles du fer précédent, mais très nett^nent limité: par une lamelle de ta^nite ;

5<* Enfin, dans les endroits où cette zone est au contraire ëtraite, une lamell de tsnite occupe sa région moyenne.

Les minéralogistes qui se sont les premiers occupés de la masse de. BfnUAt oe admis que la pierre s'y trouve en cristaux; mais il suflit d'un, examen. pu. apprc fondi pour reconnaître que, si cette pierre est incontestabieinent cri^taTUiiç, ell est en même temps essentiellement fragmentaire et, comme j'y reviendrai pk loin, on est amené à supposer qu*ellc provient du concasscment de- gros rjistau préexistants. Ces fragments litboides olTrent des contours arrondis- ti'&s remai quables d'autant plus instructifs qu^on né peut pas les attribuer à ime cristall sation rapide et gênée : en effet, la matière j)ierrcusc montre des séries de grami clivages parallèles entre eux et, d'un autre côté, comme on Ta vu, le fer en épous toutes les formes.

La composition de la inutière pierreuse est loin de concorder, comme on le sup posait, avec colle du péridot; elle est notablement plus riche eu silice, mais il es fticile de reconnaître sa nature complexe. Sous Tuction des acides elle s*attaqu inégiilemcnt, suivant les points, comme il serait naturel pour un mélange de pé ridot et de silicat'.^s, plus acides sans doute de pyroxène.

iy ni'E LODRAMTE (Stan. MEun.).

Roche d'apparence pierreuse très cristalline, dans laquelle se ramifie un fii réseau métallique qui sort de ciment à toute la masse. — Densité: 5,8. — Composition minéralogiqne : Péridotet bronzite réunis par un réseau de fer nickelé

CkuU unique :

1868. Lodran, HulUn, (Indes).

Ledran. — La mëtéorîte de Lodnui orTre des >»ractères tout i lait apëciaut. 1 première vue, et par suite de la prédoinioancc de ses éléments lithoîdes, on mil disposé à lui attribuer la structure ordiufiire des sporadosiilères ; on y voit bilkr trois éléments constituants nellement diflerenls les uns dea autres : deux

Hg. SI. — Lolruiite lombée

S pierreuses, l'une incolore (broniite), l'anti-e d'un bleu /if tout à fait eiceptitiDDel parmi les minéraux météoriliques (péridot) ; — une matière métallique couslihianleen fernickelé. A la loupe un aperçoit, eu outre, de très petits grains coastitoét les uns par la pyrrhotine, les autres par le fer chromé.

Partie métaUique. — Quelques expériences Tort simples conduisent cependant i nctHinaltre que la partie métallique n'en est point comme dans les sporadosidères i l'état de granules disséminés. En chauffant au rouge un petit fragment que l'on plonge brusquement dans le mercure, on étonne les silicates qui tombent en pODsùère et il reste un très fin réseau métallique, analogue, pour la forme et ■migré son extrême ténuité, au squelette du fer de Pallas. Lodran est donc une ■juidère.

Cette coDclusion est confirmée par l'obserration microscopique d'une lame mince

146 ENCYCLOPÉDIE CHIMIQUR.

H. Tschennak a publié Tanalyse suivante du réseau métallique :

Fer : . 85.44

Nickel 12,79

^Magnésie 0,25

Résidu 0,81

Diverses observations et avant tout Texamen microscopique, permettent d*affi qu*il ne s*agit cependant pas là d'un alliage défini, mais du mélange de plui alliages comme dans le fer Pallas et les autres syssidères précédemment étudié

Partie lUhcïde, — L'observation d'une lame mince permet de reconnaît» les minéraux lithoïdes consistent, comme je lai déjà dit, en péridot et en bn intimement mélangés. C'est d'ailleurs ce que H. Tschennak a constaté depuis temps *.

H. Tschermak a publié les chifTres suivants comme exprimant la compoi du péridot de la météorite de Liodran :

Silice 40,14

Magnésie 46,01

Protoxyde de fer 13,55

Oxyde de chrome 0,60

100,30 Voici, d'après H. de Lang, les éléments goniométriques de ceite substance :

Mesurés Calculés.

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