À HISTORIQUE
Bien que son application au diagnostic bactériologique de la tuberculose soit de date récente, lé problème de la culture du bacille de Koch s’est posé dès la découverte du germe par Robert Koch, en 1882. Les premières tentatives furent vouées à l’échec, mais très rapidement (deux ans après, en 1884) les premières colonies étaient obtenues sur sérum de mouton ou de bœuf stérilisé ou coagulé. Robert Koch avait ensemencé des tubercules ramollis et écrasés. Les colonies avaient mis près de quinze jours à apparaître, les repiquages sur les milieux usuels n’avaient pas donné de résultats.
Pourtant, peu après, en 1887, Nocard et Roux faisaient faire des progrès décisifs à la question, en introduisant dans les milieux de culture (bouillon gélosé ou sérum) de la glycérine en proportions convenables, 5 à 8 %.
En 1888, Pawlowsky introduit la pomme de terre glycérinée.
En 1889, Bezançon et Griffon préparent un milieu hHquide composé d’eau peptonée glycérinée à 5 %, gélosé à 3 % et additionné de sang de lapin.
L’œuf fait son apparition dans les milieux en 1696, il y est introduit par Copaldi.
I] faut cependant attendre 1902 pour que Dorset prépare le milieu à l’œuf d'utilisation pratique.
L'utilisation de ces milieux n’a été pr atiquement réali sable que le jour où l’on s’est attaché à éliminer les microbes d'association secondaire.
Spengler, en 1900, s'adresse aux vapeurs de formol qu'il faisait dégager dans une boîte de Pétri où des cra-.
chats avaient 6t6 étalés en couche mince, le contact était prolongé pendant deux heures.
En 1904, Piatkovsky obtient les mêmes résultats en émulsionnant quelques gouttes de formol, le produit pathologique et du bouillon.
Avec Uhlenhuth (1908-1909), on abandonne le formol pour faire appel à l’antiformine à raison de trois parties de erachats pour une d’antiformine à 35 % et contact une heure. Malgré bien des modifications successives, c’est encore cette méthode qui est le plus employée dans les pays anglo-saxons.
Une méthode toute autre fait son apparition en 1915. Pétrof isole le bacille de Koch des produits infectés secondairement par l’action de la soude à + % ; il démontre que le contact prolongé un temps suffisant détruit les germes banaux sans altérer la vitalité du bacille de Koch. De plus, il perfectionne le milieu de Lubenau en ajoutant à ce milieu de culture, un colorant antiseptique, le violet de gentiane, dans le but de détruire les germes d'association secondaire et de permettre l’ensemencemnt direct des produits légèrement contaminés.
Dès ce moment, on a vu apparaître les premières cultures positives à partir de produits tuberculeux qui ne présentaient pas de bacilles à l’examen direct. Limousin, en France, contribue à répandre la méthode.
Deux Américains, Corper et Uyei, en remplaçant le violet de gentiane par le cristal violet, rendent élective la pomme de terre elle-même. D’autres violets sont également essayvés et leurs résultats semblent à peu de chose près, équivalents.
Pétragnani, de 1923 à 1926, met au point son miheu composé d'œufs, de lait de peptone et de vert malachite qui, après divers essais destinés à comparer entre elles diverses substances colorantes, lui paraît, sans nuire an développement du bacille de Kocli, avoir l’action la plus marquée sur les moisissures et les germes de la flore