‹ Les Méthodes de Culture du Bacille de Koch appliquées au Diagnostic de la TuberculoseChapitre 18 sur 41 · PEU) DRE · texte numérisé non relu

PEU) DRE

secondaire. De plus, il utilise le contact de la soude à 4 % pendant une demi-heure avec les produits à ensemencer; là encore, il apporte un nouveau perfectionnement : la neutralisation par l’acide chlorhydrique à 10 %

en présence de tournesol du produit ainsi traité. La

supériorité de ce milieu sur celui de Pétroff est confirmé par de nombreux auteurs.

Malheureusement, ces recherches demeuraient limitées au domaine des laboratoires spécialisés. Jusqu’en 1924, la culture du bacille de Koch à partir de produits secondairement infectés paraissait trop difficile pour pouvoir entrer dans la pratique courante.

Après un premier essai d'emploi de l’acide sulfurique à 10 %, en 1922. Loewenstein, et son élève, Sumyjoski, apportent une impulsion nouvelle au problème de la culture. L’élimination des microbes d’association ou des saprophytes banaux se trouvaient rapidement réalisables. À un volume de crachat, on ajoutait 20 °c d’une solution d’acide sulfurique à 40 %. Le culot de centrifugation lavé à l’eau distillée était ensemencé sur pomme

.de terre glycérinée et plus tard, sur le milieu créé par

l’auteur, à base d'œufs, d’asparagine et de rouge congo où de vert malachite.

Cette méthode reprise, systématiquement étudiée et mise au poiut grâce aux travaux de Pulcher, de Hohn surtout, qui a apporté dans la concentration d’acide et au temps de contact nécessaire toute la précision voulue, est devenu aujourd’hui un procédé pratique et sûr.

Saenz et Costil, dans une dernière étape, améliorent le milieu de Pétragnani; ils établissent très exactement les bases expérimentales de l’action de l’acide sulfurique, suivie de neutralisation à la soude en présence d’un indicateur coloré; ils obtiennent alors des résultats d’une précision remarquable et dans un minimum-de temps. Nous allons exposer. cette méthode avec tous les détails nécessaires, nous attachant à montrer ses avan: tages et les raisons pour lesquelles Son emploi doit se généraliser dans les laboratoires de diagnostic au même titre que la culture des autres germes.

PRINCIPAUX MILIEUX DE CULTURE Milieu de Dorset

Des œufs de poules soigneusement lavés et brossés dans l’eau bouillie sont immergés pendant 15 minutes dans une solution phéniquée à 5 %. On les saisit entre deux feuillets de papier buvard stérile, on flambe leurs deux pôles et avec une pince pointue flambée, on pratt: que une ouverture sur chacun de ces pôles (au-dessus de la flamme veilleuse d’un bec Bunsen). Au moyen d’un tube de caoutchouc stérile portant un filtre à coton stérilisé, on souffle par l’ouverture supérieure correspondant à la chambre à air, de telle sorte que le contenu de l’œuf tombe de l'ouverture inférieure dans un matras d’'Erlenmeyer stérile et préalablement taré. On introduit ensuite, dans le matras, une quantité d’eau stérile correspondant à 10 % du poids d’œuf, et on agite pour assurer le mélange homogène du jaune, du blanc, et de l’eau, sans faire de bulles d’air. On jette le tout dans un entonnoir stérile portant une tarlatane stérile (sous uu couvercle en papier buvard stérile) et on répartit aseptiquement la masse filtrée dans des tubes à essar jusqu'à une hauteur de 5 à 6 centimètres cubes. On coagule à 70 degrés pendant deux heures en position inclinée à 15 degrés, puis on porte les tubes à l’étuve à 37° pendant trois jours, afin de rejetér ceux qui seraient contaminés. On les obture enfin avec des capuchons de caoutchouc.

À | Milieu de Lubenau

Même préparation que pour le milieu de Dorset, en additionnant le contenu de chaque œuf de 20 % de son poids de bouillon alcalin glycériné à 5 %.

Milieu de Besredka

Mélanger vingt jaunes d'œufs battus avec nn litre

Page 1