VALEUR COMPARÉE DE LA CULTURE ET DE L'INOCULATION
Parmi les avantages de la culture, nous avons insisté sur sa grande sensibilité. En se plaçant à ce point de vue, peut- on considérer que la culture est supérieure à l’inoeulation ou non? Un de ces procédés doit-il supplan-
ter l’autre ou sont-ils appelés à se compléter? Cette
question a fait l’objet de nombreuses recherches et l’on ent considérer que puisque tour les auteurs qui se sont attachés à ce problème dans la culture des produits pathologiques suspects de bacillose se sont appuyés, dans la recherche, sur les résu'tats CHPRORTMER ES de l’inoculation au cobaye.
Loewenstein rer dans l’étude de bacillurie, les résultats suivants: la culture est quelquefois positive sans infection concomittante du cobaye; le cobaye est très rarement tubereuleux quand le milieu reste stérile. Dans la majorité des cas, les résultats obtenus sont concordants, mais les résultats de la culture sont beaucoun plus précoces.
Norton, Thomas et Broom, sur 400 échantillons, ne présentant pas de bacilles à l’examen direct obtiennent 151 cultures et inoculations à résultats positifs concordants. Trois cobayes sont tuberculisés, sans qu'il soit apparu des colonies sur des milieux ; par contre, dans seize autres cas, le cobaye est demeuré indemne, tandis que les milieux ensemencés donnaient des cultures.
Mozer trouve des résultats équivalents en partant d’exsudats tuberculeux ortéo-articulaires et ganglionnaires. |
Bezançon et Braun trouvent quelques résultats plus favorables à partir de la culture.
Farjot, à partir de 300 crachats homogénéisés à Ia soude, ta et neutralise tubereuleux 14 cobayes sans avoir de colonie ; par contre, dans trois autres cas, les colonies apparaissent maïs le cobave est indemme.
Ananiades et Papanangyron ne trouvent pas la eulture en défaut dans plus de 1 % des cas. Elle est plus sensible dans 5 %. Balteanu, Toma et Bocrin, tout en trouvant les résultats positifs par une méthode et négatifs par l’autre, ont moins d'échecs avec le cobaye,
Daddi et Lotta, à par tr de 365 cas négatifs à l’examen direct, obtiennent 17 résultats positifs concordants,
30 avec le cobaye seulement, 2? avec la culture seulement. ;
Nasta, Blechmann, Katz-Galati et Gaspa, chez 20 malades atteints de tuberculose rénale confirmée après opération, obtiennent à partir de l’urine et sans qu’il v ait de bacilles de Koch à l’examen direct: 10 cultures positives avec résultat concordant par le cobaye. Deux cobaves ont été tuberculisés et la culture négative; dans un ças, par contre, il y a eu des colonies et le cobaye est resté indemne.
Saenz et Costil eu partant de dilution de baciïlles allant de 1/200.000° et mg. de bacilles par centimètre cube, jusqu'à 1/20.000.000°, concluent à la sensibilité plus grande de cobaye.
Ces divers résultats demeurent cependant difficilement comparables entre eux, les milieux et les techniques employés par les divers auteurs ne sont pas les mêmes, il est facile de comprendre que leurs résultats présentent d’assez notables différences.
Néanmoins, on peut conclure que ces deux procédés sont d’une grande sensibilité et si expérimentalement le cobaye se montre un peu plus sensible, il semble que dans certains cas, la culture, à partir des produits pathologiques, peut donner des résultats positifs alors que le cobaye n’est pas tuberculisé; la réciproque est également vraie. Ù
Ce n’est done, à partir de ce seul point de vue, que la valeur comparée des deux méthodes doit être établie.
Des considérations pratiques entrent en jeu. La charge et le risque d’un élevage de cobayes ne trouvent pas de contrepartie dans la préparation des milieux. Ceuxci, d’autre part, permettent de différencier les souches bovines des souches humaines, ils mettent en évidence les souches aviaires qui ne tuberculisent pas le cobaye. Les résultats dans la culture sont enfin sensiblement plus précoces. La culture, par contre, ne nous permet pas d’apprécier la virulence des bacilles, renseignement qui demeure l’apanage de l’inoculation,
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