INTRODUCTION
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Le problème de la culture du bacille de Koch n’est pas récent, nnus serions presque tentés de dire qu’il est résolu depuis bien longtemps puisque deux ans à peinc après la découverte du germe, Robert Koch obtenait les premières colonies et dans un délai de temps aui, comparé aux résultats obtenus de nos jours, parait 3emarquabiement rapide. Cependant, il ne pouvait être ques: tion d’en tirer une méthode pratique pour le diagnostic de la maladie.
La culture du bacille de Koch, à partir des produits pathologiques, surtout s’ils sont secondairement infectés, est en effet hérissée de difficultés. Lies bacilles ne se développent pas sur les milieux usuels; ils se pr ésentent rarement seuls, presque toujours les produits pathologiques qui les contiennent sont souillés par des germes, d'infection secondaire dont le développement plus rapide envahit les milieux. Aussi pendant longtemps, le diagnostic bactériologique de la tuberculose a fait appel aux caractères morphologiques, assez particuliers, du bacille de Koch; et lorsque cet examen ne suffisait pas à mettre ce germe en évidence, le cobaye jouant le rôle
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de véritable milieu vivant aussi bien électif que sélectif apportait son concours précieux. Plus tard, ies méthodes sérologiques sont venues compléter nos moyens d’investigations, mais sans apporter dans le domaine de la tuberculose les renseignements sensibles et spécifiques que la clinique demande au laboratoire.
La lacune laissée par la culture des bacilles de Koch à partir des produits pathologiques secondairement Imfectés est aujourd’hui comblée. Les milieux à l’œuf, l’isolement du bacille de Koch à l’acide sulfurique suivi de neutralisation à la soude, ont rendu la culture du germe de la tuberculose facile et sûre. Ce procédé élégant présente de nombreux avantages, la sensibilité et la rapidité des résultats ne sont pas les moindres, sa précision permet de distinguer entre elles les souches humaines, bovines et aviaires. La possibilité de posséder le germe vivant en colonies isolées nous donne ce signe scientifique de certitude qui permet d'apporter un diagnostie à l’abri de toute critique et de toute cause d'erreur.
Nous nous sommes efforcés dans ce travail de situer la méthode de ealture parmi les autres méthodes da diagnostic bactériologique de la tuberculose. Après en avoir exposé la technique et précisé ses bases expéri.: mentales, nous apportons parmi les résultats personnels que nous avons obtenus, ceux qui nous paraissent constiguer une intéressante illustration de la méthode.
Puissions-nous, dans notre très modeste sphère, contribuer à la vulgarisation de la culture du bacille de Koch qui sorti aujourd’hui du domaine des laboratoires de recherches, mérite de s'imposer dans la pratique courante.