CHOIX DU CHEF
Principes généraux.
L'expérience de toutes les guerres et les documents qu'on va lire montrent que l'exercice du commandement exige la réunion, chez le chef, des deux qualités suivantes : fermeté du caractère et instruction étendue, basée sur la connaissance des campagnes antérieures et des progrès militaires réalisés à l'étranger.
On rencontre un assez grand nombre d'hommes dont l'énergie ne se dément pas quand ils peuvent embrasser des yeux la position des troupes et voir le danger physique , mais dont l'irrésolution est continuelle lorsqu'ils doivent combiner des mouvements en dehors de la vue de l'ennemi, faute d'avoir étudié à temps et compris les quelques règles simples qui donnent de la sécurité aux combinaisons. Ainsi, l'instruction est la meilleure garantie que la fermeté du caractère sera égale dans le cabinet et sur le champ de bataille. On en sent vivement le besoin dès qu'on est parvenu au commandement, mais il est trop tard : le moment d'agir n'est plus celui d'étudier.
Sans contester que les aptitudes naturelles soient différentes chez les individus, on est en droit d'affirmer qu'elles ne sauraient dispenser de l'étude et qu'on ne nait point général. Ces aptitudes innées peuvent être comparées à l'effet de la pluie, par exemple, dans la nature : elle tombe, elle aussi, capricieusement sur les champs en
friche comme sur les autres, mais elle ne féconde que ceux qui ont été labourés, fumés, travaillés.
Si donc il y a lieu de faire un choix entre plusieurs chefs ayant déjà l'expérience de la guerre (et le choix ne peut porter que sur ceux-là), les deux questions à se poser sont celles-ci : Cet homme a-t-il le caractère résolu ? Sa fermeté est-elle basée sur la connaissance des campagnes antérieures, des règles tracées par les grands maîtres, des progrès réalisés à l'étranger?
Mais, quel que soit le degré de capacité d'un chef, il a contracté envers le pays, du moment où il a accepté le commandement d'une troupe , l'obligation de ne point la livrer à l'ennemi par une capitulation en rase campagne. Sa ligne de conduite a été nettement tracée par Napoléon Ier dans son décret du 1er mai 1812, ainsi qu'il suit :
Article premier.
« Il est défendu à tout général, à tout commandant d'une troupe armée, quel que soit son grade, de traiter en rase campagne d'aucune capitulation, par écrit ou verbale.
Art. 2.
« Toute capitulation de ce genre, dont le résultat aurait été de faire poser les armes, est déclarée déshonorante et criminelle, et sera punie de mort. Il en sera de même de toute autre capitulation, si le général ou commandant n'a pas fait tout ce que lui prescrivaient le devoir et l'honneur.
Art. 3.
c Une capitulation dans une place de guerre assiégée et bloquée est permise dans les cas prévus par l'article suivant.
Art. 4.
« La capitulation dans une place de guerre assiégée et Moquée peut avoir lieu : si les vivres et munitions sont épuisés, après avoir été ménagés convenablement ; si la garnison a soutenu un assaut à l'enceinte sans pouvoir en soutenir un second, et si le gouverneur ou commandant a satisfait à toutes les obligations qui lui sont imposées par notre décret du 24 décembre 1811. Dans tous les cas, le gouverneur ou commandant, ainsi que les officiers, ne sépareront pas leur sort de eelui de leurs soldats et le partageront.
« Lorsque les conditions exigées dans l'article précédent n'auront pas été remplies, toute capitulation ou perte de la place qui s'ensuivra est déclarée déshonorante et criminelle, et sera punie de mort.
Art. 6.
« Tout commandant militaire prévenu des délits mentionnés aux art. 2 et 5 sera traduit devant un conseil de guerre extraordinaire, en conséquence du rapport que nous fera notre ministre de la guerre à la suite d'une enquête. »
Le décret du 24 décembre 1811, auquel se réfère le précédent, portepes dispositions ci-après :
Art. 110.
« Tout gouverneur ou tout commandant à qui nous avons confié Tune de nos places de guérite, doit se ressouvenir qull tient dans ses mains un des boulevards de notre empire ou Pun des points d'appui de nos armées, et que sa reddition , avancée ou retardée d'un seul jour, peut être de la plus grande conséquence pour la défense de l'Etat et le salut de l'armée. En conséquence, il sera sourd à tous les bruits répandus par l'ennemi ou aux nouvelles directes ou indirectes qu'il lui ferait parvenir, lors même qu'il voudrait lui persuader que les armées sont battues et la France envahie ; il résistera à ses insinuations comme à ses attaques ; il ne laissera point ébranler son courage ni celui de la garnison.
Art. 118.
• Tout gouverneur tué sur la brèche ou mort de ses blessures après une défense honorable sera inhumé avec les mêmes honneurs que les grands officiers de la Légion d'honneur; son traitement de retraite sera réversible sur sa famille, et ses enfants obtiendront les premières places vacantes dans les institutions publiques. Nous nous réservons de pensionner et placer dans les mêmes institutions les enfants des militaires tués ou morts de leurs blessures dans la défense des places. •
Documents A méditer.
Les premiers que nous allons citer démontrent la nécessité de l'instruction.
Extrait des observations de T empereur Napoléon sur le projet d'établissement d'une Ecole spéciale*
Finkenstein, 49 avril 4807.
Pour l'histoire de l'art militaire français , le professeur ferait connaître les différents plans de campagne adoptés dans les différentes époques de notre histoire, soit pour envahir,. soit pour se défendre; l'origine des succès, la cause des défaites, les auteurs, les Mémoires dans lesquels on pourrait trouver les détails des faits et les preuves des résultats. Cette partie de l'histoire, curieuse pour tout le monde et si importante pour les militaires, serait de la plus grande utilité pour les hommes d'Etat. On montre, à l'Ecole spéciale au génie, l'art d'attaquer et de défendre les places ; on ne peut montrer l'art de la gnerre en grand, parce qu'il n'est pas encore créé, si toutefois il peut l'être; mais une chaire d'histoire, où l'on ferait connaître comment
nos frontières ont été défendues dans les différentes guerres par les grands capitaines, ne saurait produire que de très-grands avantages.
J'ai beaucoup étudié l'histoire, et souvent, faute de guide, j'ai été induit à perdre un temps considérable dans des lectures inutiles.
Sans cet établissement, les militaires, par exemple, n'auront de longtemps le moyen d'apprendre à profiter des fautes qui ont causé les revers et à apprécier les dispositions qui les auraient prévenus. Toute la guerre de la Révolution pourrait être fertile en leçons, et, pour les recueillir, il faut souvent employer en vain une longue application et de longues recherches. Cela ne vient point de ce que les faits en détail n'ont pas été écrits, puisqu'ils l'ont été de toute manière et partout, mais de ce que personne ne s'occupe à en rendre la recherche facile et à donner la direction nécessaire pour la faire avec discernement.
Lorsque l'acquisition des principes généraux , des idées générales est aisée et précoce, l'esprit court le risque de devenir paresseux; c'est le cas du Français. Souvent, au sortir du collège, presque*toujours avant vingt-cinq ans, il possède ces principes généraux, et,
^ ignement spécial et concluant ; il ne sent pas <ju'
manque, il ne va pas le chercher, il' répète des idées de vieux journal. Il oublie qu'il faut toujours se tenir au courant, toujours grossir son bagage pour ne pas être pris au dépourvu et parer aux événements. Non-seulement les médiocres esprits sont chez nous entachés de ce défaut, mais les plus belles intelligences n'en sont point exemptes. Je n'en connais que deux qui, ayant passé quarante ans, aient continué à s'enquérir et soient parvenues à se renouveler.
Au contraire, la culture de l'Anglais est presque indéfinie; même dans l'âge mur, il voyage, il s'informe, il complète et rectifie ses informations; il tâche, surtout en matière économique et politique, de maintenir son instruction au niveau du changement des choses. Par eux-mêmes, le.s faits lui plaisent; il est content de les noter et attentif à les retenir. Accumulés de la sorte, ils font un dépôt continu au fond de son esprit et comme une solide couche de bon sens.
M. Taine.
Quand on regarde ce qui se passe dans la vie d'un homme, on s'aperçoit qu'elle se divise ordinairement en deux parties. Pendant la première, dans la jeunesse et la maturité de son talent, il regarde les choses elles-mêmes, il les étudie minutieusement et anxieusement ; il les maintient sous ses yeux; il se travaille et se tourmente pour les exprimer, et il les exprime avec une fidélité scrupuleuse, même outrée. Arrivé à un certain moment de la vie, il croit les connaître assez, il n'y découvre plus rien de nouveau; il laisse de côté le modèle vivant
et, avec les recettes qu'il a ramassées dans le courant de son expérience, il produit ou émet ses jugements. La première époque est celle du sentiment vrai ; la seconde, celle des opinions hasardées.
M. Tàiwb.
Nous sommes arrivés (en 1867) à l'une de ces périodes de transition dans l'existence et dans la fonction des armées, qui marquent la fin de certains procédés employés dans les guerres passées, pour en inaugurer d'autres à employer dans les guerres présentes. C'est le mérite et la fortune de la Prusse en 1866, comme autrefois au temps du grand Frédéric, d'avoir prévu cette évolution des voies et moyens de la guerre, d'en avoir étudié très-attentivement les conditions pendant une longue paix, de les avoir trouvées pour la plupart, d'en avoir fait opportunément et résolument l'application.
M. le général de dirision Trocbu.
Frédéric II au marquis d'Argent.
Peterswaldaa, 44 octobre 4762.
Vous avez bien raison de déplorer l'ignorance de beaucoup de nos officiers et leur peu d'application aux études essentiellement nécessaires à leur métier. Je me souviens, du temps de mon père, qu'on déprimait l'étude, et qu'il y avait une certaine flétrissure attachée aux connaissances; ce qui en détournait la jeunesse et faisait regarder comme une action criminelle celle d'étendre les bornes de ses connaissances et d'acquérir de nouvelles lumières. J'en, ressens tous les mauvais effets; mais ce ne sont pas des choses qui dépendent de moi de changer sur-le-champ ; il faut que le génie de la nation prenne un nouveau pli. Vous savez que j'ai fait ce que j'ai pu pour encourager la jeunesse à l'étude et à une application solide.
Frédéric II au duc Ferdinand de Brunswick.
Breslau, le 27 décembre 1768.
Qu'importe de vivre, si l'on ne fait que végéter ? Qu'importe de voir, si ce n'est qne pour entasser des faits dans sa mémoire 7 Qu'importe, en un mot, l'expérience, si elle n'est digérée par la réflexion ?
Végèce dit que la guerre doit être une étude et la paix un exercice; et il a raison.
L'expérience mérite d'être approfondie ; ce n'est qu'après l'examen réitéré qu'on en fait que les artistes parviennent aux connaissances des principes, et c'est aux moments de loisir, au temps de repos de préparer de nouvelles matières à l'expérience. Ces recherches sont les productions d'un esprit appliqué ; mais que cette application est rare, et qu'il est, au contraire, commun de voir des hommes qui ont usé de tous leurs membres, sans avoir jamais de leur vie fait usage de l'esprit ! La pensée, la faculté de combiner des idées est ce qui distingue
Thomme d'une bête de somme. Un mulet, après avoir porté dix campagnes le bât sous le prince Eugène, n'en sera pas meilleur tacticien ; et il faut confesser, à la honte de l'humanité, que beaucoup d'hommes vieillissent dans un métier, respectable d'ailleurs, sans y faire d'autres progrès que ce mulet.
Suivre la routine du service, s'occuper du soin de sa nature et de son couvert, marcher quand on marche, se camper quand on campe, se battre quand tout le monde se bat, voilà, pour le grand nombre d'officiers, ce qui s'appelle avoir servi , avoir fait campagne, être blanchi sous le harnais.
Dans le commencement de son règne, Louis XTV prenait les avis, sur les projets des places importantes, de Turenne, du maréchal de Villeroi, et surtout du prince de Condé, qui avait une certaine réputation de science en fortification. A la nn de son adolescence, en 1639, Ce prince avait fait de sa main un petit atlas des places du duché de Bourgogne, accompagné de remarques sur chaque place, et qu'il avait dédié à son père.
Le colonel du génie Augoyat, qui a eu sous les yeux cet atlas dressé par Condé.
Cette citation prouve péremptoirement que, chez lo grand Condé lui-môme, les aptitudes naturelles avaient été fécondées par l'étude.
Ce ne fut qu'après sa sortie de l'Ecole militaire que Napoléon se livra avec une ardeur soutenue à l'étude. Il m'a répété souvent que, depuis ce temps, il avait constamment travaillé pendant seize heures par jour.
Le baron Mené val, secrétaire de Napoléon Ier.
Bonaparte, étant allé un jour visiter une école, dit en sortant aux élèves, dont quelques-uns avaient été interrogés par lui : « Jeunes gens, chaque neuve de tempe perdue est une chance de malheur pour l'avenir! » Cette sentence remarquable était en quelque sorte la règle de sa conduite, car jamais aucun homme peut-être n'a mieux compris la valeur du temps; aussi peut-on dire que ses loisirs mêmes étaient encore un travail. J'en eus la preuve surtout pendant noire traversée (de France en Egypte). Si l'activité de son esprit ne trouvait pas suffisamment à s'exercer sur des choses positives, il y suppléait, soit en donnant un libre essor à son imagination, soit en écoutant la conversation des hommes instruits attachés à l'expédition; car Bonaparte savait écouter, et c'est peut-être le seul homme que l'ennui n'ait jamais atteint un seul instant.
Bourrienne, alors secrétaire de Bonaparte.
En arrivant à Potsdam (1806), Napoléon examina l'appartement du grand Frédéric, qui est religieusement respecté. Il ouvrit plusieurs
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des ouvrages qu'il savait que ce grand roi lisait de préférence, et il remarquait les notes qu'il avait mises de sa propre main à la marge lorsqu'il avait fait quelques réflexions.
Le général Sarary, alors aide de camp de Napoléon,
Les deux extraits ci-après de la Correspondance de Napoléon Ier montrent jusque dans quels détails il était entré en étudiant les guerres antérieures.
L'empereur Napoléon au général Songis, commandant Vartitterie de f armée d'Allemagne, à Ebersdorf.
Ebersdorf, 25 mai 4809.
Je suis d'autant plus fondé à penser que les ponts de radeaux réussiront parfaitement ici, que je me rappelle que, dans les campagnes de 1740, le comte de Saxe, depuis maréchal, tit construire deux ponts de bateaux à Linz.
Vempereur Napoléon au maréchal Marmont, commandant le 6* corps de la Grande armée (opposé à l'armée prussienne), à Breitenfeld.
Reudnitz, 44 octobre 4843.
Je vous envoie une relation de la bataille de Gustave-Adolphe, qui traite des positions que vous occupez.
« Dans un de ses nombreux passages à Calais, quand il se rendait de France en Angleterre, à l'époque où il commandait l'armée d'occupation (1815-4818), j'eus occasion d'accompagner un jour le duc de Wellington depuis l'hôtel Dessin jusqu'au quai d'embarquement. Il me dit qu'il s'était fait une règle constante d'étudier chaque jour pendant quelques heures, et il me donna à entendre qu'ayant déjà pris cette habitude avant d'aller aux Indes, il ne l'avait pas quittée depuis. C'est là un fait que je crois peu connu à l'égard de Wellington, et il est cependant fort important. Il prouve que Wellington , comme César et Napoléon, comme probablement tous les grands hommes, avait compris la nécessité d'études systématiques et persévérantes. Il est évident qu'avant l'âge de vingt- six ans, Napoléon avait déjà lu les ouvrages des maîtres dans l'art de la guerre, qu'il avait analysé leurs campagnes, leurs opérations, leurs plans; qu'il avait rejeté les idées fausses et casé dans son esprit les idées saines, les principes utiles à tirer de ses devanciers; son intelligence était donc meublée de connaissances bien digérées, et elle était en mesure de lui fournir une solution pour n'importe le cas qui pouvait se présenter. La rapidité, la justesse de ses résolutions dans les situations les plus compliquées, paraissaient mystérieuses à ceux cjui l'entouraient ; mais cette rapidité, cette justesse dans les décisions provenaient de la richesse des solutions emmagasinées d'avance dans son esprit. » Le général anglais Sir J. Shaw Kennedy.
Le Comité de salut public aux généraux en chef des armées.
Paris, 2 brumaire an m.
« La Convention nationale s'est réservé la disposition d'une partie des places vacantes dans les armées, afin de pouvoir récompenser, par de l'avancement, les belles actions des défenseurs de la patrie ; mais son intention n'est pas que les traits de valeur reçoivent seuls ce prix. Elle veut aussi donner des marques de sa bienveillance au mérite obscur, au zèle, aux connaissances, aux talents qui n'ont point encore eu occasion de paraître avec éclat. La valeur est la vertu générale des soldats de la République. C'est la valeur , accompagnée des connaissances et des mœurs, qui doit être portée au commandement.
« Le Comité de salut public désire que vous vous pénétriez bien de cette vérité et, qu'indépendamment du compte que vous lui rendez des exploits des défenseurs de la patrie, vous lui fassiez connaître avec une grande exactitude les militaires estimables qui s'occupent de leur état en silence et avec fruit ; car, nous vous le répétons, le service de la République exige que l'officier joigne au courage, à l'intrépidité, des talents qui promettent des succès et des moeurs qui inspirent la considération.
« Le Comité de salut public vous invite à lui faire passer incessamment les renseignements qu'il vous demande. »
Le général Jourdan au Directoire exécutif.
Cologne, le 4 vendémiaire an v (25 sept. 4796).
« J'ai l'honneur de vous prévenir que j'ai remis hier au général Beurnonville le commandement en chef de l'armée de Sambre-et- Meuse, et que je me suis retiré à Cologne.
• Je vais m'occuper dans ma retraite de l'étude de l'art de la guerre. Je vais chercher à acquérir les connaissances qui sont nécessaires à un général qui veut dignement remplir ses fonctions ; et si, lorsque j'aurai joint l'instruction soignée de la théorie à l'expérience d'une pratique de cinq campagnes des plus actives, je peux être employé utilement à servir la République, j'accepterai pour lors de l'emploi avec plaisir. •
ARMÉE D'ITALIE
Turin, le 46 floréal an vu.
Le général en chef Moreau au Directoire exécutif de la République française.
« À cette armée, on n'est que brave et, en général, assez peu instruit; en sorte qu'il a été fait une énorme quantité de fautes dans le mouvement rétrograde. »
Au ministre de la guerre.
io messidor an vu.
« Je vous prie d'ordonner au chef de bataillon Sénarmont et à plusieurs officiers de cette trempe de se rendre à cette armée; car il n'est Elus possible d'employer, même aux travaux les moins essentiels, les ommes ordinaires. Puisque l'ennemi ne nous oppose plus que les sciences, la tactique et l'instruction la plus déterminée , ce ne sera qu'en lui opposant de semblables armes que nous pourrons le battre. » Le général commandant en chef l'artillerie de l'armée d'Italie, Debelle.