RELATIONS BO GIHB*1L EH CHEF AVEC SES UBUTBHAKT
Modèle de rapport à fournir par les chefs de troupes, de colonne
ou de détachement.
(Lien, jour, heure).
La colonne (division, brigade, détachement.,., etc.) est partie à heures du de (tel endroit), pour se rendre à (tel endroit)
sur Tordre de
Elle était formée dans l'ordre suivant : Avant-garde (telles troupes), Gros (telles troupes), Arrière-garde (telles troupes), Flanqueurs (telles troupes).
Elle a passé par (tels villages, fermes...) en traversant (tels cours d'eau, ravins, bois...)
La pièce annexée marquée (A) fait connaître la topographie du terrain parcouru, la nature des chemins, les différences entre la carte et la réalité, les ressources en vivres, les positions militaires avantageuses..., etc.
L'ennemi a été rencontré à (telle heure) à (tel endroit).
L'engagement dont le rapport est donné par la pièce annexe marquée (fi) s'est terminé par la retraite (de l'ennemi ou la nôtre) sur (tel endroit).
(Les rapports sur les engagements avec l'ennemi seront toujours rédiçés à part. On y indiquera : le motif qu'on avait pour combattre, la situation des deux partis au début et les positions qu'ils occupaient, leurs forces respectives autant qu'on a pu les constater, les mouvements exécutés, les points perdus ou conquis, les pertes on trophées, le résultat de l'affaire.)
La colonne est arrivée à (telle heure) à (tel endroit) et s'est établie (au bivouac ou dans les cantonnements) de la manière suivante : la droite appuyée à , le centre à , la gauche appuyée
Elle se relie par sa (droite) à
En cas d'alarme, les troupes cantonnées se concentreront à
Les avant-postes ont été poussés jusqu'à (tel endroit) (au delà de portée de canon, ou au delà des défilés à traverser le lendemain pour déboucher).
Les rapports de reconnaissances sont ci-joints dans les pièces annexes marquées (C, D, E..., etc.).
La colonne est alignée en vivres, savoir :
Pour le pain, jusqu'à (tel jour) inclus ;
— la viande, —
— les légumes, —
— les fourrages, — L'infanterie a encore (tant de) coups par fusil; L'artillerie (tant de) coups par bouche à feu. En résumé, la colonne présente sous les armes : (tant de) fantassins, (tant de) cavaliers, (tant de) bouches à feu en état de combattre.
§ 2. Pitou a leur comnmiQun. 513
Nombre de malades et blessés.
Demandes (en moyens de transport, munitions, vivres, souliers, vêtements, etc.).
Punitions graves et cas de conseil de guerre.
ARMÉE D'ITALIE
Roverbella, le 49 messidor an iv.
Ordre du jour.
• Les conseils d'administration des demi-brigades sont prévenus que Ton ne peut viser l'état de leurs demandes si Ton ne sépare pas les objets, comme l'habillement et l'équipement, de l'armement ; enfin, ils feront une demande particulière pour les objets sortant des différents magasins. >
Par ordre do général en chef Bonaparte, Le général de dirision, chef de l'état-major général, Berthier.
Pièces d'ordre purement administratif à adresser directement
an Ministère de la guerre.
ARMÉB D'ORIENT.
Quartier généra], Gallipoli, le 26 avril 4854. Ordre général.
Le général commandant provisoirement les troupes françaises de l'armée d'Orient rappelle aux conseils d'administration, officiers et fonctionnaires, qui doivent les appliquer et en surveiller l'exécution, les dispositions les plus essentielles de l'instruction ministérielle du 8 mars 1823 sur l'exécution des dispositions du Gode civil applicables aux militaires de toutes armes aux armées.
« (Code civil). Art. 89. — L'officier payeur, dans chaque corps d'un ou plusieurs bataillons ou escadrons, et le capitaine commandant dans les autres corps, rempliront les fonctions d'officier de l'état civil. Ces mêmes fonctions seront remplies, pour les officiers sans troupe et pour les employés de l'armée, par l'intendant militaire attaché à l'armée ou au corps d'armée.
« Art. 90. — Il sera tenu dans chaque corps de troupe un registre pour les actes de l'état civil relatifs aux individus de ce corps, et un autre à l'état-major de l'armée ou du corps d'armée pour les actes civils relatifs aux officiers sans troupe et aux employés. Ces registres seront conservés de la même manière que les autres registres des corps et d'état-major, et déposés aux archives de la guerre à la rentrée des corps ou armées sur le territoire français.
514 RELATIONS DU GftfttftAL SU CHEF AHEC SES LIEUTENÀWTS.
« Art. 91. — Les registres seront cotés et paraphés, dans chaque corps, par l'officier qui le commande, et, à l'état-major, par le chef de l'état-major général. »
Ces registres devront être établis sur papier libre de grandeur ordinaire, de manière à ne pas se détériorer, écrits très-lisiblement et composés d'un assez grand nombre de feuilles pour qu'il ne soit pas besoin de les renouveler pendant la campagne.
Ils seront fournis par les corps et états-majors, et, aussitôt la rentrée sur le territoire français, envoyés au ministre de la guerre.
L'intendant ou sous-intendant militaire chargé par l'état -major de la tenue de ces registres, pour les officiers sans troupes et employés militaires, en enverra tous les mois au ministre un extrait collationné.
Il sera également adressé tous les mois au ministre de la guerre extrait collationné des registres de l'état civil pour les divers corps on détachements, par les officiers chargés de leur tenue. Les officiers payeurs, commandants ou autres, chargés de la rédaction de ces actes, seront surveillés dans leurs fonctions (f officiers de l'état civil par les conseils d'administration , les sous-intendants militaires des divisions et l'intendant de l'armée ou du corps d'armée.
Lorsqu'il y aura lieu d'avoir un registre particulier pour les officiers sans troupe et les employés d'une division détachée, la tenue en sera confiée au sous-intenaant militaire de la division, qui recevra à cet effet l'autorisation nécessaire <}u chef d'état-major général. L'intendant militaire de l'armée en sera prévenu.
Les registres tenus à l'état-major seront sous la garde et la surveillance du chef de l'état-major et devront rester en dépôt dans ses bureaux. Cependant, s'il arrive que les circonstances exigent qu'ils soient momentanément confiés à l'intendant ou sous-intendant pour faciliter la prompte inscription de quelques actes, le chef d'état-major pourra en autoriser le déplacement.
Les registres de l'état civil, dans chaque corps de troupes, devront également rester, autant que possible, entre les mains du conseil d'administration et dans la caisse. Dans le cas contraire, le président du conseil en aura la garde et la surveillance. Il pourra, si les circonstances l'exigent, le confier momentanément à l'officier chargé de leur confection.
Les procurations, les certificats de vie et les testaments que les officiers et sous-officiers militaires sont autorisés à recevoir devront être enregistrés sur un mémorial, sans entrer dans aucun détail, en énonçant seulement que tel jour il aura été fait une procuration ou certificat de vie pour un tel ou qu'on aura reçu le testament d'un tel.
Ces registres d'ordre devront être envoyés au ministre de la guerre lors de la rentrée sur le territoire français.
Le général de division, aide de camp de l'empereur, commandant provisoire des troupes françaises en Orient, Ganrobert.
, . I 2. FlfcCSS À LEUR COHMUKIQUER. 318
P,}i. Le major général de V armée d'Italie aux commandants des corps
d'armée.
* P Alexandrie, le 47 mai 4 859.
Ha*
s'il «ï « Dans le but de diminuer, autant que possible, les écritures, il importe que les commandants de corps d'armée correspondent avec
isi/U te ministre de la guerre pour toutes les affairés courantes qui n'inté-
fi» ressent pas d'une manière essentielle la composition et l'organisation
êijj.1 de l'armée.
i g a « Il m'est impossible de vous préciser, dès à présent, toutes ces
teû questions, vous devez le comprendre vous-même. Vous agirez donc,
j^, sous ce rapport, jusqu'à nouvel ordre, comme vous le jugerez à pro-
m Pos-
[si « Je vous citerai seulement, pour exemple, quelques-unes de ces
^ affaires :
i^,' < 1° Les envois de situations et les demandes d'imprimés ;
fi|L « 2e Les affaires de recrutement;
« 3° Toutes les affaires de justice militaire excepté pour ce qui
j • concerne les condamnations à mort. Dans ce dernier cas, vous me transmettrez la procédure, et je prendrai les ordres de l'empereur pour savoir si la justice doit suivre son cours ou s'il y a lieu d'accorder une commutation de peine ;
« 4° Vous prononcerez, au nom du ministre, la cassation des adjudants et celle des sous-officiers, des caporaux ou brigadiers décorés de la Légion d'honneur ou de la médaille militaire ;
,f « 5° Enfin, vous ordonnerez pour les sous-officiers, caporaux, bri-
? gadiers et soldats les changements d'arme pour lesquels une décision
* ministérielle est nécessaire à l'intérieur de l'empire. »
Le major général de Varmée d'Italie aux commandante des corps
i d'armée, de rartiUerie et du génie.
2 juin 4859.
« Je vous recommande de nouveau, et d'une manière impérative, de donner des ordres pour que tout corps ou portion de corps adresse directement au ministre de la guerre, après chaque combat, l'état nominatif des tués et blessés (officiers, sous-officiers, et soldats). »
Le major général de V armée du Rhin aux commandants
des corps d'armée.
Metz, le 29 juillet 4870*
« Vous continuerez à correspondre directement avec le ministre de la guerre en ce quji concerne les situations, les affaires de recrutement et de justice. »
516 RELATIONS DU GÉNÉRAL EN CHEF ÀtlC SES LIEUTENANTS.
g 3. PRESCRIPTIONS A METTRE A L'ORDRE DE L'ARMÉE.
Principes généraux.
Le général en chef fait connaître et met à Tordre : 1° Les mesures à prendre pour conserver les armes et éviter le gaspillage des munitions ;
2° La défense d'immobiliser le matériel roulant des chemins de fer, et d'altérer les dispositions prises par l'autorité supérieure pour l'ensemble de la marche des trains. Tout train doit être déchargé dès son arrivée, ou garé en dehors de la voie principale. Si on immobilise le matériel roulant, on encombre les voies, et le chemin de fer est promptement paralysé. Il importe donc de ne point expédier, si on ne peut prendre livraison au point de destination.
aux évacuer
3* La défense de toucher aux approvisionnements des places fortes ;
^ 4° La défense de communiquer avec l'ennemi, de recevoir dans nos lignes aucun parlementaire, môme aucun médecin ennemi ou de la Société internationale, de conclure aucune trêve ou suspension d'armés, de délivrer aucun passe-port pour passer nos lignes, sans l'autorisation du général en cnef ;
5° L'ordre de remettre au général en chef toute communication venant de l'ennemi ; tout plan, carte, journal, document, etc., de la même provenance ;
6° L'ordre de retenir tout parlementaire qui se présenterait pendant un engagement, ou qui aurait vu le mouvement de nos troupes r
7° La défense de laisser passer sur le territoire occupé par notre armée aucun courrier d'une puissance étrangère, même muni d'un passe-port diplomatique, sans l'agrément préalable du général en chef;
8° La défense de correspondre avec les agents diplomatiques ou les cours étrangères, même au sujet des troupes alliées, sans passer par le canal du général en chef, ou par celui de notre ambassadeur près de cette cour;
9° La défense de publier aucune proclamation sans une autorisation particulière ;
10° I/exercice du droit de réquisition. Les généraux seuls pourront requérir d'autres matières que des vivres et des moyens de transport. Pour tout objet requis, un reçu sera délivré. Ce reçu portera l'indieation du corps de troupe, et non-seulement le nombre de rations reçues, mais encore leur poids ou volume, le temps pendant lequel les moyens de transport ont été gardés, le nombre de voitures et de chevaux d'attelage.
S 3. PRESCRIPTIONS A METTRE À i/ORDRE. 517
Le nom du chef de la partie prenante sera écrit en tète du reçu, outre sa signature au bas. Ce chef sera tenu de rendre compte à son supérieur de la réquisition et d'en informer l'intendance.
Le nombre de rations sera comparé à l'effectif du corps pour contrôler et punir les abus.
S'il est possible, les corps de troupes seront obligés d'établir des carnets à souche, où toutes les indications ci -dessus seront imprimées d'avance, et d'où ils détacheront le coupon à remettre aux habitants.
11* La valeur officielle (c'est-à-dire réelle et intrinsèque) pour laquelle les monnaies du pays étranger seront reçues ; leur conversion en monnaies françaises, d'après Y Annuaire du Bureau des longitudes ;
12° La juridiction (conseils de guerre, de révision) dont relèveront les isolés et les troupes ou individus non encadrés dans les divisions (réserves centrales, grand parc, personnel des états-majors, compagnies de télégraphiers ou de chemins de fer, etc.).
L'ordre de n'envoyer à la prévôté que des hommes déjà interrogés, avec leur interrogatoire et les pièces à conviction ;
13° L'ordre de régler dans chaque corps d'armée ou division quels seront les vétérinaires qui donneront des soins aux animaux des corps d'infanterie et du génie; quels seront les médecins qui passeront la visite journalière des malades dans les batteries ou corps dépourvus de médecins ; près de quels corps les officiers et les troupes dépourvus de forges de campagne feront ferrer leurs animaux, et autres services réciproques ;
14° L'ordre de commander le service par escouades constituées, de manière à ne pas séparer les hommes mangeant à la même marmite. 11 est donc bien entendu que toutes les fois qu'on commandera, 10, 20, 50, 100 hommes, etc., le chiffre indiqué ne sera qu'approximatif ;
15° Les règles particulières à suivre pour les propositions concernant l'avancement, les décorations, les citations.
11 serait à désirer qu'une coupure fût établie : 1* entre les droits, et 2° une distinction admise entre l'ancienneté des officiers appartenant à l'armée active et celle de ceux qui font le service de paix ; sinon il est presque impossible de faire concorder sans erreurs les nominations au titre de l'ancienneté, tant à l'armée d'opérations qu'à l'intérieur ;
16° L'ordre de mettre les scellés sur les papiers de tout officier général supérieur, d'état-major ou fonctionnaire de l'intendance, qui décède à l'armée, afin de réserver à l'Etat les documents intéressant son service ou le secret des opérations ;
17° t'ordre aux régiments de cavalerie de laisser leurs étendards à l'intérieur, puisque le service de guerre oblige à séparer le plus souvent les escadrons.
18* L'ordre à chaque compagnie, escadron et batterie de tenir, jour
ar jour, un registre de marches et combats, avec des remarques sur es perfectionnements désirables.
le
M8 RBLÀTIOHB DU GENERAL EN CBF ATTC SIB LIBUTENAKTS.
Documents à consulter.
Mesures à prendre pour conserver les armes et éviter le gaspillage des munitions.