PIÈCES A LEUR COMMUNIQUES
vance des fonds nécessaires à l'acquittement des traitements des légionnaires.
« J'adopte cette mesure qui, même au cas où elle ne serait pas régularisée avant la fin de septembre, n'aurait d'autres inconvénients que de mettre à la charge des corps des plus- perçus qui seraient retenus dès que la Légion d'honneur auraient remboursé les sommes avancées pour elle.
< Je vous prie de vouloir bien donner les ordres nécessaires pour assurer, en ce qui vous concerne, l'exécution de cette disposition. »
Au commissaire ordonnateur en chef.
Cberasco, 8 floréal an iv (27 avril 4796).
c II est un abus qui produit en partie le retard du transport des subsistances dans les divisions : c'est que les convois, dpnt la direction n'est pas confiée à des conducteurs zélés, ne sont pas assez surveillés. On n'a pas l'attention de faire donner la subsistance aux paysans qui marchent avec leurs bœufs ou mulets; on ne distribue point de fourrages; et il arrive que les bœufs et les mulets disparaissent, ou par excès de fatigue ne sont plus en état de marcher. Faites cesser, je vous prie, cet inconvénient majeur. C'est le seul moyen de nous conserver les ressources si précieuses à l'armée : celles des transports. >
Par ordre du général en chef Bonaparte,
Le général Berthier, chef de l'état-major.
Le maréchal Davout au major général Berthier.
Manheim, le 7 Tendémiaire an xit (29 septembre 4805).
< J'ai chargé le commissaire ordonnateur en chef d'organiser, en
^__ empereur et à les taire jouir
d'une ration de viande, indépendamment des deux rations de pain auxquelles ils ont droit. >
Le lieutenant général Arthur WeUesley {depuis duc de Wellington), commandant les troupes anglaises débarquées en Portugal, à Vxntendant général.
Layaos, le 3 août 4808.
« Les sous-intendants devront chaque jour distribuer une ration de pain et de viande aux muletiers du pays employés au convoi, et une ration de fourrage à leurs animaux. >
500 RELATIONS PU GtiNftlUi. «N CHIF AVBC **S MBUTBHAKTS.
Oviedo, le 45 novembre 4844 .
Arrêté.
« Nous, général de division, gouverneur de la province des Amturiej,
« Sur les représentations qui nous ont été faites, prenant en considération les Desoins des paysans employés au service d'ordonnances,
c L'intendant de la province entendu,
c Avons arrêté ce qui suit :
< H sera accordé des rations de pain et viande à MM. les colonels, chefs de bataillon et chefs de cantonnement pour la subsistance des ordonnances (paysans) employés pour la correspondance journalière de leur poste et la transmission des rapports. »
Bonet.
CORPS SXPtolTIONlfAWB SB SYBI& •
Deïr-eUKtmar, le 87 septembre 48CO,
Ordre générai.
< Les commandants des postes militaires établis ou à établir en Syrie, ainsi que les commandants des colonnes, sont autorisés à faire distribuer aux indigènes qu'ils emploient comme guides ou courriers des rations de vivres et de fourrage, à raison d'une ration par homme et par journée de présence,
c Vu la difficulté de tenir un contrôle nominatif de ces indigènes, dont les mouvements sont très-fréquents, la justification des allocations de cette nature seront faites au moyen d états numériques dressés chaque jour et approuvés par les commandants des postes et des colonnes. »
Le général commandant le corps expéditionnaire, Beaufott d'Hautpotal.
Le maréchal commandant le III9 corps, au commandant en chef
de V armée du Rhin.
Metz, le 9& août 4870.
c L'article 182 du règlement sur le service en campagne porte que les chevaux enlevés à l'ennemi sont payés par les officiers qui les achètent, ou par les régiments qui les reçoivent, d'après le tarif arrêté par le général en chef.
« J'ai l'honneur de prier Votre Excellence de vouloir bien me faire connaître le tarif qu'elle aura arrêté à cet égard. »
v { 2. PlfcW A WU* ÇOJUTOWlQIISll* 504
La maréchal de Saint- Arnaud, commandant en chef VarmH iïûrmt,
au ministre de la guerre.
Varna, le S 2 juillet 4854.
f Le payeur général de l'armée m'a rendu compte, à la date du 11 juillet, que deux forcements de caisse avaient eu heu h la division de cavalerie, pendant le trajet qu'elle a eu à faire d'Andrinople a Varna.
« Ces deux forcements qui ont été effectués en vue d'assurer la solde de la troupe, ont été opérés, le premier, par ordre du général <f AHonville, le 30 juin, pour la somme de 18,128 francs 21 centimes; le second, sur injonction du général Cassaignolles, le 8 juillet, et pour la somme de 32,162 francs 02 centimes.
• Le payeur ajoutait que ces forcements avaient été accomplis dans des circonstances ou il eût été facile de n'y pas recourir. En effet» si le général d' AHonville avait agi avec moins de précipitation, il eût appris que le règlement a prévu les cas d'urgence dans lesquels le sous-intendant titulaire des crédits se trouve absent. Ce règlement dispose qu'il suffit alors d'accréditer pris du payeur, par un acte spécial, la signature du fonctionnaire de r intendance qui se trouvé momentanément présent. L'exécution de cette disposition réglementaire eût évité la mesure violente et toujoursigrave d'un forcement, alors que les fonds nécessaires pouvaient et devaient être obtenus par la production de mandats réguliers. Le forcement ordonné par le général Cassaignolles a été fait dans les mêmes conditions.
« En conséquence, et comme il résulte des explications mêmes fournies par ces deux officiers généraux que le commandement a agi dans cette affaire avec une légèreté excessive, et que des actes de cette nature ne peuvent être légimités que par des circonstances exceptionnelles entraînant nécessité absolue, je leur ai fait infliger par le général Morris le blâme le plus sévère, en les rappelant à Tordre et à la règle. Il n'a fallu rien moins que la considération du grade que ces deux officiers occupent dans l'armée pour qu'une puni* tion rigoureuse ne leur fût pas appliquée,
c Quoi qu'il en soit, j'espère que les dispositions que j'ai prises éviteront tout retour de. faits analogues ai ceux dont je viens d avoir l'honneur de vous entretenir. »
m^*mr-*mmmmm-mm
Fonds à allouer pour remplacer les chevaux perdus, • entretenir le matériel et la ferrure, permettre les installations
d'hôpitaux provisoires, eto.
Le lieutenant général Gouvion Saint-Cyr au général en chef Moreau.
Sanct-BIasioo, Je \\ floréal au viij.
« Lors de notre entrée à Fribourg, les habitants ont fait feu de leurs maisons sur nos troupes ; plusieurs soldats de la 16e demi-bri»
gade de ligne ont été blessés de cette manière, et un grenadier a été assommé par ces mêmes habitants.
c Les officiers en ont rendu compte au général Beauregard. Le général Tharreau me les a adressés en me priant de punir cette ville d'une manière exemplaire, d'autant plus que ce n'est pas la première fois que cela leur arrive.
< Je lui ai donné l'ordre de faire paver à cette ville, dans les 24 heures, une contribution de cinquante mille (50,000) écus.
« Le général Tharreau a exécuté Tordre. Je vous prie, mon général, de me faire part de vos intentions sur l'emploi de cette sommé. Nous désirons qu'elle reste à la disposition de l'armée pour les objets ci-dessous désignés.
« Une somme à la disposition de chaque régiment de cavalerie pour payer des chevaux de prise, à un taux modéré, afin de pouvoir les garder dans les corps, au profit de la République.
« Une partie serait destinée à payer, dans les 24 heures qui suivent une affaire, les chevaux d'officiers qui seraient tués. Vous savez combien leur solde est arriérée et les difficultés qu'ils éprouvent pour se faire payer les chevaux qu'ils ont perdus ; la plupart sont obliges de se rendre aux dépôts, et le service en souffre.
c II serait nécessaire aussi de donner, de temps en temps, quelques gratifications à des officiers d'état-major qui sont obligés de faire de grandes courses qui les entraînent à des dépenses au delà de leurs moyens.
« Les officiers généraux de tout grade réclament aussi des tonds pour la partie de l'espionnage, qui ne peut se faire qu'à prix d'or dans un pays où les trois quarts des habitants sont insurgés ; ce qui redouble la nécessité d'être bien instruit, même des plus petits mouvements de l'ennemi.
« Je vous prie, mon général, de me faire savoir quelles sont vos intentions sur ces objets. »
Le général Songie, commandant en chef V artillerie de la Grande armée,
au major général Berthier.
Rosenberg, le 4" mai 4807.
« Votre Altesse, par sa lettre du 29 avril, me demande de lui faire connaître quelles sont, par aperçu» les sommes nécessaires pour les dépenses de l'artillerie pendant un mois.
J'ai l'honneur de lui répondre qu'elles peuvent être évaluées à 200,000 francs, savoir :
Pour loyer des chevaux de réquisition et solde des charretiers. 56,000 fr.
Pour les parcs des huit corps d'armée 46,000
Pour les réserves des divisions italienne et Zayoncbek 2,000
Pour les dix places principales 8,000
Pour le parc général ^ 50,000
Pour les transports'par relais 48,000
Pour les transports par eau 20,000
Total. . . . 200,000 fr.
S 2. PIÈCES a lbur communiquer. 303
< J'observe à Votre Altesse qu'il est dû, en outre, des sommes considérables pour l'arriéré du loyer des chevaux de réquisition, la solde des charretiers et les évacuations sur France. >
Le général Lariboisière, commandant r artillerie de la Grande armée,
a V empereur Napoléon.
Vienne, le 2 juin 4809.
« Nous sommes bien pourvus en bois et fers de toute espèce propres aux constructions et aux radoubs de l'artillerie. Les ateliers de l'arsenal de Vienne, ceux pour la réparation des armes, sont bien garnis d'outils et de pièces de rechange.
< Gomme les réquisitions rentrent très-difficilement, j'ai dit qu'il fallait acheter les menus objets de détail dont on peut avoir besoin. »
GRANDS AIMÉE
Au quartier impérial de Thorn, le 3 juin 4812. Ordre du jour.
Article premier»
< Les généraux commandant l'artillerie des corps d'armée sont autorisés à faire acheter les chevaux nécessaires pour remplacer ceux qu'on a perdus en route, et au fur à mesure ceux qu'on viendrait à perdre en marche.
Art. 2.
« Le général commandant en chef l'artillerie de la Grande armée tiendra toujours une somme de 20,000 francs à la disposition du commandant de l'artillerie de chacun des corps d'armée pour l'exécution des dispositions ci-dessus. »
Art. 3.
« Tous les chevaux qui manquent au train des transports militaires, morts en route ou manquant de toute autre manière, seront de suite remplacés. A cet effet, l'intendant général de l'armée tiendra constamment à la disposition de chaque ordonnateur des corps d'armée, une somme de 20,000 francs pour remplacer les chevaux manquants ou qui viendraient à manquer.
€ A mesure que les fonds seront employés, l'intendant général les fera remplacer, de manière qu'il y ait toujours 20,000 francs disponibles. »
Napoléon.
Le major général Berthiêr à V empereur Napoléon.
Varsovie, le 49 janvier 4807.
J'ai l'honneur de demander à Votre Majesté l'autorisation de mettre chaque mois, à la disposition du parc du génie, une somme de 2,000 fr. pour les objets détaillés dans l'état ci-joint :
504 RELATIONS PO ÔBtf&ttAL IN CHEF AVEC SB8 LIEUTENANTS.
* (Pare de 15 voitures et dé 408 chevaux. Haute paye dès conducteur*) ferfftffé dès chevaux, entretien des harnais, réparation dès vô tures, frais de bureau, réparation des otltilë). •
Approuvé: Napoléon.
Le général Chasseloup, commandant en chef le génie de la Grande
armé, au major général Berthier.
Mayéncé, lé i mars 48421.
c Pour faire face au* dépensée que nécessiteront les remplâcemurits de chevaux perdus pendant la campagne et aux besoins indispensables d'une arme qui à tin petit matériel à entretenir, des mission» à donner, et des travaux imprévus à faire, je crois qu'il Serait Utile qtte Votre Altesse Sérénissime m'ouvrît un crédit déterminé chez le payeur général, et d'où je tirerais au fur et à mesure dès besoins» Quand il serait épuisé, je vous en ferais connaître l'emploi, en vous en demandant un nouveau. »
Le général Douay, commandant la 2* division d'infanterie du corps expéditionnaire du Mexique, au général en chef.
San Âltfstifi dèl PàlnUf, la 45 décembre 4861.
< Lés commandants du génie des divisions n'ont pas avec eux lest fonds nécessaires pour pourvoir à des travaux de quelque importance. En raison de l'éloignement où peut se trouver le commandant supérieur du génie de l'armée et de la difficulté des communications, on est conduit à faire des réquisitions au Trésor pour subvenir aux besoins de ce service, tl conviendrait donc de mettre des sommes plus considérables, en numéraire ou en mandats, à la disposition dtt commandant du génie de chaque division. »
Le ministre de h guerre au général commandant en chef fartUkrû
de formée du Rhin.
Paris, la É4 juillet 4870.
« L'entretien et là réparation du matériel d'artillerie des divers
, corps de l'armée dtt Rhin devront donner lieu à des dépenses dont
l'acquittement ne peut être effectué que par des fonctionnaires dûment
revêtus des pouvoirs spéciaux prévus par les règlements sur la comp»
tâbilité publique.
< J'ai donc l'honneur de vous prévenir que, par décision du 30 juillet Courant, j'ai conféré à cet effet à MM. les généraux commandant l*artillerie des divers Corps d'armée le titre d'Ordonnateur secondaire pour l'acquittement dea dépenses a faire pour l'entretien du matériel de leurs corps respectifs,
c Je vous pne de vouloir bien, en exécution de l'article 111 du rè-
i î. PIÈCES À L1U1 COHMUNIQUIt. 505
glement du 3 avril 1869 sur la comptabilité du ministère de la guerre, accréditer la signature de ces officiers généraux auprès des payeurs des divers corps de l'armée du Rhin.
• Un crédit de, vingt mille (20,000) francs est mis dès à présent à la disposition des ordonnateurs précités, et avis est donné à chacun d'eux de l'envoi très-prochain de l'extrait d'ordonnance de cette délégation.
Les dépenses seront justifiées, conformément aux règlements en vigueur, dont un exemplaire, avec instructions spéciales, a'été transmis à cet effet aux commandants de l'artillerie de chaque corps d'armée.
Le général commandant ïartiUerie de V armée du Rhin au commandant
en chef de V armée.
Ban Saint-Martin, le 6 septembre 4870.
« Le matériel des batteries attachées aux divisions de la réserve de cavalerie donne lieu à certaines dépenses d'entretien, assez peu importantes pour que le ministre de la guerre n'ait pas jugé nécessaire de donner les pouvoirs d'ordonnateur secondaire aux chefs d'escadron commandant l'artillerie de ces divisions. Il est néanmoins indispensable que ces dépenses soient ordonnancées régulièrement. A cet effet, j'ai l'honneur de proposer à Votre Excellence d'autoriser M. le général de division Ganu, commandant la réserve générale d'artillerie, ordonnateur secondaire pour le matériel de cette réserve, à ordonnancer également les dépenses relatives au matériel d'artillerie des divisions de la réserve de cavalerie.
Au colonel dû 6* régiment de cuirassiers.
Rosenberg, le 6 avril 4807.
« Le grand-duc de Berg (Murât) me charge de vous mander, conformément à votre lettre du t*r avril, que vous avez le droit, comme tous les autres chefs de corps de cavalerie, d'acheter, partout où vous en trouverez, des chevaux pour le régiment. >
Le général de division, chef de l'état-major de la cavalerie, Belliard.
Le major Champagnac, commandant le 2e régiment de dragon$y
au maréchal Soult.
Madrid, le 47 décembre 4844.
< Le pire de tous nos maux, c'est le manque absolu d'argent pour subvèpir à l'entretien de la ferrure des chevaux, aux réparations de la sellerie et de la chaussure des hommes. Le peu de moyens qu'avaient les chefs de détachement, en portant des dépôts de France, auraient pu suffire à la rigueur pour les dépenses de la route si nous n'eussions pas été retenus; mais nos courses dans la Yieille-Castille et dans le
MS RELATIONS M tiftWlftili JEU CBBI AYBC fB8 UBUTERAflTS.
royaume de Léon ont tout eonsoamé, et aujourd'hui il ne nous reste aucone ressource. La plupart des officiers ont fait des avances de leur propre argent, et se sont épuisés pour ne pas laisser manquer le service; de sorte qu'il ne leur reste plus rien que le désagrément de voir tout k l'heure leurs chevaux nu-pieds. »
Napoléon au comte Daru, directeur de l 'administration
de la Grande Armée*
Dresde, 44 juin 4843.
c La faute du désordre (qui règne dans les hôpitaux} est entièrement à l'administration de l'armée. Elle demande à l'administration
circonstances.
L'empereur Napoléon à son frère Joseph.
Paris, • férrier 4886.
« Que M. César Berthier (votre chef d'état-major) se donne la peine de faire des états en règle, avee l'artillerie, les chevaux, etc», et ne m'envoie pas des résumés qui ne disent rien.
t Les états de situation des armées sont pour moi les livres de littérature les plus agréables de ma bibliothèque, et ceux que je lis avec le plus de plaisir dans mes moments de délassement. »
V empereur Napoléon à son frère Joseph, roi de Naples.
Rambouillet, 20 août 4806.
* Je vous Recommande de vous plaire à lire vos états de situation. La bonne situation de mes armées vient de ce que je m'en occupe tous les jours une heure ou deux. » .
Napoléon m général Dejean, ministre directeur de ? administration
de la guerre.
Saint-Cloud, le 2& septembre 4806.
« Dans vos états de situation pour la cavalerie, les chevaux d'officiers sont compris. Vous savez qu'un lieutenant a deux chevaux, un capitaine trois, un chef d'escadron et un colonel davantage, ce qui augmente de beaucoup le nombre des non-combattants. IL faut donc, pour distinguer cela avec plus de clarté, mettre dans une colonne les chevaux d'officiers et, dans une autre, les chevaux de troupe. ?
MM
S 2. piio» à ueur connanQunu 017
£tats de situation et rapporte à fournir.
Circulaire aux maréchaux commandant les corps d'armée.
Osterode, te 48 mars 4807»
< L'empereur désirerait, monsieur le maréchal, confidentiellement entre lui, vous et moi, la situation véritable de votre corps d'armée.
t Votre chef d'état-major est-il présent ? A-t-il auprès de lui deux adjudants-commandants et six adjoints à l'état-major 7
« Avez -vous six ou huit aides de camp ?
« Avez-vous un adjudant-commandant qui vous soit attaché personnellement?
c Chaque division a-t-elle son général de division présent?
« Chaque général de division a-t-il ses trois aides de camp?
< Chaque brigade a-t-elle son général de brigade?
« Chaque général de brigade a-t-il ses deux aides de camp? c Chaque division a-t-elle son adjudant-commandant et ses trois adjoints à l'état -major?
< L'administration est-elle complète?
« Quel est le présent sous les armes ?
c J)ans le présent sous les armes, y a-t-il des hommes non armés ? Combien?
t Ce qui rentre au corps compense-t-il ce que le corps perd par maladie ou autrement ? Ainsi, augmentons- nous, perdons-nous, ou nous maintenons-nous dans la même situation ?
« Comment les vivres sont-ils assurés chaque jour?
« Chaque soldat reçoit-il sa distribution de pain et de viande? D'où la tire-t-on, et d'où la tirererat-on d'ici un mois?
< L'officier et le soldat souffrent-ils dans leurs cantonnements ? c Est-on fatigué?
• Comme tous ces détails sont confidentiels, faites connaître la véritable situation des choses : cela importe à l'empereur. « L'officier que je vous adresse attendra votre réponse. »
Le major général Berthier.
L'empereur Napoléon à Murai, son lieutenant en Espagne.
Bayonne, 43 mai 4808.
« Je désirerais que les états de situation des troupes espagnoles fussent faites à ma manière, c'est-à-dire qu'il y eût : « Une colonne pour le complet selon l'ordonnance;
< Une — des présents ;
< Une — des hommes détachés et dans quel lieu; c Une — - des hommes aux hôpitaux ;
« fit une dernière colonne d'effectif. »
508 relations du général en chef atec ses lieutenants.
Instruction pour les généraux de Vannée autrichienne.
8 avril 4809.
• Le rapport du matin doit toujours indiquer pour .combien de jours les troupes ont encore de vivres.
« Une colonne spéciale contiendra les demandes en voitures, munitions et autres objets dont les corps auraient besoin et pour lesquels il serait nécessaire d'obtenir l'autorisation du commandant en chef.
« On aura soin de marquer si le soldat a toujours une paire de souliers en réserve. »
L'archidnc Charles.
Quartier général, Neu Pœlla, 44 mai 4809.
c Si un corps d'armée a des troupes détachées, il doit en faire mention sur son rapport du matin, indiquer l'effectif de la portion détachée et le lieu où elle se trouve. >
L'archidnc Charles.
ARMÉS D'ITALIE
~ Saint-Daniel, le 42 mai 4809. .
« Le chef de l'état- major général prévient messieurs les chefs d'état-major des divisions qu'il suspendra le paiement des indemnités de frais de bureau à ceux qui négligeront d'envoyer leurs états de situation aux époques ordonnées. »
Le général de division Charpentier.
GRANDE ARMÉE
Koenigsberg, le 44 juin 4842.
Circulaire aux chefs d'état-major.
« La campagne va commencer : l'armée est en mouvement ; c'est le moment où u y a le plus de difficultés à donner des états de situation : c'est cependant celui où il est le plus important de les fournir exactement. L'empereur désire qu'on y porte un soin particulier, surtout pour les états des 5 jours, sur lesquels il faut indiquer exactement :
« Les présents sous les armes,
c Xes malades,
« Les blessés,
« Les tués,
< Les prisonniers de guerre,
« Les déserteurs.
< Il faut bien faire sentir aux corps qu'ils doivent regarder comme un devoir envers l'empereur de faire connaître scrupuleusement la
g 2. Pfikxs a leur GOMMCifiQun. 50&
vérité; lés états de situation sont pour Sa Majesté seule. La situation de ses armées influe essentiellement sur les opérations : je vous recommande donc de mettre le plus grand soin à faire suivre les dispositions de cette lettre.
< Il ne faut point avoir la fausse honte de laisser ignorer le nombre des déserteurs, prisonniers..., etc. ; il est important de savoir de quelle manière manquent les hommes. »
Le major général Berthier.
ARMÉE D*0RIE1<T
Ordre générai.
A partir du 4" avril, les généraux commandant les divisions, les commandants d'arme et chefs de service de l'armée fourniront au commandant en chef les situations et états indiqués ci-après :
1° Les situations numériques aux 5, 10, 15, 20, 25 et 30 de chaque mois, indiquant aux mêmes dates les disponibles et indisponibles, conformément au modèle adopté.
2° Le rapport des cinq jours, aux mêmes dates que ci-dessus.
3° L'intendant de l'armée et les commandants de l'artillerie et du génie fourniront, aux mêmes dates, un état sommaire des approvisionnements et du matériel; les vivres, liquides, fourrages et combustible seront toujours exprimés en quantités métriques et en nombre de rations.
4° L'état du mouvement journalier des hôpitaux sera fourni chaque jour par l'intendant de l'armée.
5ê La situation mensuelle au 1" de chaque mois, suivant le modèle ministériel ; elle est fournie par les généraux de division, les commandants d'arme et chefs de service.
6* L'état mensuel détaillé des approvisionnements et du matériel sera fourni par les conseils d'administration, commandants d'arme et chefs de service.
A bord du Christophe-Colomb, le 31 mars 1854, rade de Gallipoli.
Le général do dmsion, aide de camp de l'empereur, commandant prorisoirc des troupes françaises en Orient, Ganrobert.
ARMÉE D'ORIENT
Dorant Sébastopol, le 6 décembre 4854.
Au général commandant VartiUerie de Varmée.
< Depuis quelque temps, les situations des cinq jours de l'artillerie, réserve et parc, ne font plus de distinction entre les chevaux de troupe, de selle et ceux de trait. »
< Afin que cet oubli ne se représente plus, je joins à ma lettre un
310 RELATIONS DB GtlftlAL IN COF ATBC SES LIEUTENANTS.
modèle pour ces situations, en vous priant de donner des ordres pour
qu'on s'y conforme désormais. »
Par ordre da général en chef, Le général chef de l'état-major, De Hartimprey.
états à fournir au ministre de la guerre jjar le grand Hatmajor général de V armée du Rhin, conformément a V arrêté ministé-
Liste des
major ■
riel du 27 juillet 1870.
iJ^U4AeS^in<?^ de présence indiquant les dispo-
1° Les états nominatifs des militaires tombés ou présumés tombés au pouvoir de l'ennemi (modèles n" 7 et 8, indiqués par l'art. 56 du règle- Les !•' et 16 J ment ** 3u^et *85*» sur *es prisonniers de e c que mois. J^. ^g ^tatg nomi1ia^f8 des ^ués et blessés dans la
quinzaine précédente.
Ces états seront envoyés également après un engagement sérieux aussitôt après la constatation*
1° Situation générale du corps d'année (modèle ministériel).
2° Etats nominatifs des officiers généraux, d'étatmajor, d'ordonnance, des aumôniers, indiquant les mutations de chacun d'eux, le nombre de chevaux et mulets qu'ils possèdent, et, pour les officiers subalternes, le nombre de chevaux de l'Etat lo 4« y dont ils sont détenteurs. a* oh*™* mnic \ 3* Etats numériques et par corps des déserteurs, oe cnaque mois.w Etatg wmimtifs des déserteurs en faveur des-
! -quels il y a eu refus d'informer.
[5° Etats nominatifs des légionnaires et médaillés qui ont cessé de faire partie de l'ordre par décès ou par toute autre cause.
6° Une expédition des ordres de l'armée.
7° Une expédition du journal des marches de l'armée.
Àrchiyes da dépôt de la guerre.
Le maréchal commandant en chef V armée du Rhin aux commandants
de corps d'armée.
Ban Saint-Martin, le 23 août 4870.
< Sauf quelques exceptions, je n'ai reçu, jusqu'à présent, que des états numériques pour les sous-officiers et soldats tués, blessés ou disparus dans les diverses journées de la campagne.
g 2. m» À fiBIJl COMRKKIQUHU 514
< Ce sont des étais nominatifs que je dois envoyer au ministre, aussi bien pour la troupe que pour les officiers.
c J'ai en conséquence l'honneur de vous prier de me faire parvenir le plus tôt possible tous ces états nominatifs, pour tous les corps placés sous votre commandement qui ne les ont pas encore envoyés. >
Le général commandant la garde impériale au général commandant la réserve générale (T artillerie de V armée du Rhin.
Au camp de la Ronde, sous Meti, le 30 août 4870.
< J'ai Fhonneur de vous faire connaître que Son Excellence le maréchal commandant en chef a décidé, à la d$te du 29 août, que la réserve générale d'artillerie de l'armée sera désormais attachée à la garde impériale et placée sous mon commandement.
« En conséquence, je vous prie de m'envoyer tous les jours une situation sommaire de votre effectif, complétée par un rapport inséré au dos de la situation, et relatant :
« Les punitions.
« Les événements,
« Les mutations d'officiers,
« Les demandes,
« Les approvisionnements,
« Les mouvements de troupes
« Et l'état sanitaire.
« Gomme il est indiqué dans la situation ci-contre. •
Le major général de formée du Rhin aux commandante des oorps
d'armée et des armes spéciales.
Metz, le 3 août 4870.
« J'ai l'honneur de vous inviter à vouloir bien faire ajouter, à l'avenir, à la situation d'effectif qui doit être envoyée chaque jour au major général, une colonne indiquant remplacement de chaque eorps. •
Le général Mitrécé, directeur général des parcs de V armée du Rhin^ au commandant en chef de l'artillerie de V armée.
Toul, le6 août 4870.
« J'ai l'honneur de vous prier de me faire connaître si vous ne jugeriez pas utile que je fisse joindre à la situation des cinq jours, en la comprenant dans la colonne des observations, une analyse des dépêches ministérielles reçues pendant cet intervalle de temps. »