ARMÉE ANGLAISE
-— Viseu, le 4 2 janvier 4842.
Ordre du jour.
« Lorsque des hommes de troupe sont envoyés à l'hôpital ou à l'ambulance, leurs munitions doivent être versées à l'artillerie de la brigade, qui en délivrera un reçu. »
Wellington.
Ordre du jour.
Castroieriz, le 44 juin 4843.
< Le commandant de tonte tronpe qui a été engagée avec l'ennemi doit, aussitôt après l'engagement, s'il est possible, envoyer un officier et vingt hommes sur le lieu de l'action, pour ramasser les armes, équipements et autres objets utiles appartenant au régiment. >
Wellington.
Le major général Berthier à V empereur Napoléon.
Dresde, le 26 mai 4842.
« M. le général Lariboisière (commandant en chef l'artillerie de la Grande Armée) expose qu'une des principales causes de la grande consommation de fusils provient des nommes qui entrent aux hôpitaux ou qui en sortent. Si on les envoie aux hôpitaux avec leurs armes, la maladie, l'épuisement de leurs forces les obligent souvent à les abandonner en route. Un convalescent qui sort de l'hôpital n'a pas toujours aussi la force nécessaire pour porter son fusil.
c II propose, en conséquence, de retirer les fusils et les sabres aux hommes qu'on envoie aux hôpitaux.
« Dans le cas où Votre Majesté adopterait cette mesure, on donnerait des ordres pour que les fusils des hommes entrés aux hôpitaux fussent transportés dans deux caisses d'armes qui seraient à la suite des régiments. Lorsque le nombre des fusils excéderait quarante ou cinquante, ils seraient remis, à la première station que ferait le corps, au parc d'artillerie de la division. Le commandant de l'artillerie en donnerait un reçu qui ferait mention de l'état dans lequel se trouveraient les armes, et il ferait expédier toutes les armes remises par les différents corps de la division sur la place ou le dépôt du parc général le plus voisin, en prenant des précautions pour la sûreté des armes ; il aurait soin de rendre compte, au directeur général du parc, du nombre de fusils et sabres appartenant à tel régiment qu'il aurait dirigés sur tel point, et de l'état dans lequel se trouveraient les armes.
c En cas d'éloignement du parc général ou des places de dépôt, les armes dont il s'agit seraient déposées chez un commandant de place, qui en demeurerait responsable jusqu'à ce qu'il trouvât des moyens de les faire transporter dans une place où l'artillerie eût des établissements. •
Approuvé : Napoléon.
Le maréchal de Saint-Arnaud, commandant en chef V armée tfOrient, aux généraux commandant les 5 divisions, la cavalerie, l'artillerie et le génie.
Varna, 22 août 4854.
« Les armes des hommes morts à l'armée d'Orient seront versées et reçues d'une manière régulière dans les magasins de l'artillerie.
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« Le commandant de la place a reçu l'ordre de faire remettre à l'artillerie toutes les armes encore abandonnées. Les corps devront , de concert avec l'artillerie, faire faire la reconnaissance de ces armes : celles-là seules qui auront appartenu à des hommes morts seront définitivement versées. •
ARMÉE D91T1LIE
Au grand quartier général, 28 juin 4859. Circulaire.
« Afin qu'il n'existe aucune hésitation sur la destination que doivent recevoir les armes et les sacs relevés du lieu du combat où il» ont été abandonnés par des hommes tués ou blessés, j'ai l'honneur de vous faire connaître qu'après l'établissement d'états sommaires, les armes et les fourniments doivent être versés à l'artillerie, et les sacs remis en charge à l'intendant du corps d'armée, qui fera les diligences nécessaires pour les restituer, autant que possible, aux blessés» et fera transporter le surplus dans les magasins du campement. » .
Le major général Vaillant.
Le colonel René au général SoleiUe, commandant V artillerie
de F armée du Rhin.
Paris, le 24 juillet 4870.
« Permettez-moi d'appeler votre attention sur une des questions les plus graves qui puissent se produire pendant la campagne cjui va s'ouvrir. Etant au ministère pendant la guerre de Grimée, j'ai tenu note, avec le plus grand soin, des armes sorties de France, des armes rentrées, du produit des ateliers de réparation à l'armée, etc. ; et en voici le résultat sommaire :
« Pour entretenir 150,000 hommes 'en Grimée, nous avons eu 300,000 armes indisponibles pendant la durée de la guerre, c'est-àdire 2 fusils par homme. Gela tenait à ce que tous les renforts envoyés à l'armée partaient armés, tandis que les hommes malades rentraient en France sans armes, et que les armes des hommes morts restaient, soit dans les hôpitaux, soit dans les petits magasins des corps, de sorte qu'à un certain moment cent mille armes traînaient ainsi de tous côtés, se détériorant tous les jours, jusqu'à ce que le général (alors colonel) Auger, s'en étant aperçu, fit renvoyer le tout en France, où en deux mois nos manufactures remirent en état 1» plus grande partie de ce matériel. Je crois me rappeler que le colonel Auger avait organisé un service spécial de quelques capitaines, qui allaient déterrer partout les armes sans emploi pour les faire verser au parc. Si l'on attend que les corps ou les hôpitaux versent d'initiative, on n'a rien.
• La perte totale des armes en Grimée n'a pas dépassé vingt mille (20,000), mais la France a été privée par le fait de 150,000 arme»
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pendant la guerre, et si l'on avait eu d'antres chocs à soutenir d'an autre côté, on eût été embarrassé.
« Aujourd'hui, le nombre d'armes engagées va être bien phms considérable, et l'approvisionnement est beaucoup plus restreint, puisqu'il n'est que de 1,400,000.
< Je crois donc qu'il y aura un intérêt immense à dégager, pour ainsi dire chaque jour, l'armée des armes à réparer ou sans emploi, et à les renvoyer en France. J'ai prévenu la manufacture de Saint- Etienne de se tenir prête, et on pourra, si le ministre l'ordonne, y monter un atelier de réparation de 20,000 armes par mois quand le moment sera venu.
< Etablir des ateliers de réparations d'armes dans les parcs est, à mes yeux, une grande faute. C'est s'encombrer de matériel et employer des hommes pour arriver à un résultat nul. En évacuant rapidement sur la France tout ce qui est à réparer, on peut sans danger demander des armes neuves, puisque les manufactures reforment l'approvisionnement à mesure. La proximité du théâtre de la guerre rendra cette mesure très-praticable.
« Les observations qui précèdent étant le résultat, non pas d'opinions privées, mais de l'observation de faits peu éloignés de nous, j'ai pensé, mon général, qu'il pourrait ne pas être inutile de vous les présenter.
< P.-S. — Il ne faut pas perdre de vue que, dans le courant d'une guerre, ce n'est pas à l'armée, mais bien aux dépôts des corps* qu'il y a lieu de délivrer des fusils. Il n'y a donc pas d'intérêt à établir des ateliers de réparation sur la frontière, comme on le croit généralement. C'est au contraire au centre du pays qu'il faut les mettre. >
Le général commandant en chef V artillerie de V armée du Bhin généraux commandant Vartiuerie des corps alarmée et delà réserve générale.
Metz, le 7 août K 870.
< L'article 137 de l'ordonnance du 3 mai 1832 sur le service des armées en campagne dispose que les officiers d'artillerie doivent, après le combat, envoyer recueillir l'artillerie et les armes restées sur le champ de bataille.
< Cette prescription doit toujours être exécutée; mais, en outre, je vous prie de recommander aux officiers d'artillerie de faire Pencher et recueillir avec le plus grand soin :
« 1° Les cartouches renfermées dans les gibernes ou dans les restés sur le champ de bataille. Eu égard au grand nombre de cartouches portées par chaque soldat, cette recherche peut fournir de précieux suppléments d'approvisionnements ;
« 2° Les aiguilles, obturateurs et autres pièces d'armes de rechange dont les hommes sont porteurs, et qui constituent également une ressource utile pour l'armée.
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« Les cartouches et les pièces d'armes ainsi recueillies pourront servir à reconstituer immédiatement celles manquant aux troupes ou aux réserves divisionnaires. Celles qui ne recevraient pas cet emploi, ou qui ne pourraient être remises en service sans réparations, seront dirigées sur le parc du corps d'armée, ainsi que les armes et le matériel, pour être de là, s'il y a lieu, expédiées sur le grand parc.
« L'article 29 du même règlement prescrit aux capitaines de compagnie de faire remettre les cartouches des hommes allant aux hôpitaux à ceux qui en manquent. Cette mesure doit , d'une part, être étendue aux aiguilles et obturateurs de rechange ; d'autre part , être appliquée, non-seulement aux hommes allant aux hôpitaux, mais à tous ceux qui, pour un motif quelconque, seraient mis hors de combat. Ainsi étendue et régulièrement appliquée, elle facilitera sans doute, dans une assez large proportion, le ravitaillement des troupes en munitions, surtout dans les circonstances faciles à prévoir où le corps d'armée se trouverait momentanément à une certaine distance de son parc. •
t Je vous engage à vous entendre avec le commandant de votre corps d'armée pour que toutes les armes dont les ambulances deviendraient dépositaires soient versées le plus promptement possible au parc du corps d'armée, d'où elles devront être dirigées sur le grand parc. »
Le général commandant en chef r artillerie de formée du Rhin aux généraux commandant VartiUerie des divers vorps d'armée et de* la réserve générale.
An camp sous Metz, le 48 août 4870, au matin.
« Après l'expérience de nos derniers engagements, et surtout de la bataille du 16, il ne vous a pas échappé qu'il y avait aujourd'hui, dans les deux armées, une tendance très-prononcée à engager et à soutenir de loin des combats d'artillerie.
t Cette manière de combattre, qui n'est pas suivie en général d'effets décisifs, peut se prolonger longtemps et a pour résultat le plus certain l'épuisement des munitions des deux côtés. Nous éprouvons péniblement aujourd'hui la difficulté de satisfaire à ces consommations énormes et souvent peu efficaces, surtout lorsque le grand parc de campagne, n'ayant jamais pu être organisé, fait complètement défaut.
« Dans cet état de choses, j'appelle très-sérieusement votre attention sur la nécessité de faire de la réglementation du tir un des soins et même un des devoirs les plus sérieux de l'officier d'artillerie.
c Vous avez été sans doute frappé comme moi du grand nombre de projectiles, qui n'atteignent pas le but sur lequel ils sont dirigés. Certaines batteries de mitrailleuses surtout ont fait de leurs munitions un emploi insensé et ont, par suite , privé l'armée du secours qu'elle doit attendre d'une arme aussi redoutable lorsqu'elle est bien employée.
324 relàtiohs du géhékal m chct atxc ses lieutenants.
c Faites observer aux commandants de ces batteries qu'an petit nombre de coups atteignant le but, qu'il soit infanterie, cavalerie et surtout artillerie, suffit pour produire un effet considérable, et cet effet est instantanément révélé par le désordre facilement apparent qu'on peut remarquer dans les rangs de l'ennemi : l'infanterie se couche ou se disperse ; la cavalerie s'éloigne ; l'artillerie ralentit sou feu. C'est à ces signes, et non pas sur une appréciation toujours incertaine de la distance, que l'on doit régler les hausses ; et ce n'est que par quelques coups progressifs, observés avec soin, que l'on arrive à ce résultat.
« Ce que je dis ici, particulièrement, de la réglementation du tir des mitrailleuses, je le dis aussi du tir des autres bouches à feu. Je rappelle que sur certains terrains, par exemple sur une portion du champ de bataille du 16, le tir sous de très-petits angles, donnant un grand nombre de ricochets bas, aurait pu produire des effets utiles. Dans la bataille du 16, en particulier, il s'est produit sur certains pointe du champ de bataille, après des marches vives en avant, des entassements de batteries ; et ces entassements ont sans doute été cause du grand effet produit par le feu de l'ennemi dans ces groupes compacts.
c Vous devez recommander qu'en se formant en batterie on prenne de grands intervalles entre les batteries et entre les pièces. Ce n'est qu'en présentant beaucoup de vides au tir si précis de l'artillerie prussienne que l'on parviendra à diminuer les pertes en hommes et en chevaux et la destruction du matériel.
« Pour diminuer le nombre des explosions prématurées, si fréquentes (avec les fusées fusantes) à ces grandes distances de combat, recommandez que Ton débouche le moins possible l'évent de 1,500 mètres, et que l'on s'assure, dans l'examen ordinaire des munitions, que les tampons des évents n'ont pas été ébranlés dans les transports. Dans ce dernier cas, et lorsque vous le pourrez et en aurez le temps, faites renouveler le mastiquage des évents. Ces explosions prématurées sont évidemment un des points faibles de notre système actuel
< Sur certaines parties du champ de bataille du 16, des paniqueset des charges de cavalerie ont entraîné dans un désordre regrettable des caissons et des avant-trains de pièces. J'ai saisi cette occasion de renouveler la recommandation que j'ai déjà faite d'user de la prolonge, ou de deux prolonges, dans certaines circonstances où des batteries insuffisamment appuyées peuvent être surprises par la cavalerie.
« Je vous invite à généraliser la mesure, qui a été prescrite, de compléter, après tout engagement, les pièces à un nombre moyen de coups, ainsi que cela a été prescrit après la journée du 16. Ces échanges de munitions doivent avoir lieu entre 1 artillerie des différentes divisions du corps d'armée, lesquelles sont habituellement inégalement engagées. ♦
c Je demande au maréchal commandant en chef l'armée qu'il veuille bien appeler l'attention des commandants de corps sur la nécessité de réglementer le feu de l'infanterie, de manière à combattre la tendance qu a le jeune soldat à faire un bruit inutile qui l'étourdit et à con-
8 3, PRI8CIUPTI0HS A KETTftB ▲ i/OEDU. 525
tftommer ses munitions intempestivement. Vous ne pouvez, il est vrai, «concourir auprès des commandants de corps au résultat qu'il serait %\ï désirable d'atteindre que par voie d'insinuations et d'observations, mais je vous invite à saisir toutes les occasions de le faire. Cette quest ion n'intéresse pas seulement le service de l'artillerie, mais encore, et au plus haut degré, la conduite des opérations, et peut même, d ans certains cas, devenir une question de salut pour l'armée. »
La consommation de muriitions dans les combats livrés les 14, 1 6 oSt 48 août par la partie de l'armée du Rhin réunie à Metz (2«, 3e, 4e, 6 • corps Garde et 2 divisions de réserve de cavalerie), avait été énorme ; 4)lle s'élevait à :
70,000 coups de canon de 4; 7,500 — de 12;.
11,500 — à balles (mitrailleuses) ;
3,000,000 de cartouches.
La garde impériale avait consommé :
Les 14 et 16 août, 2,495 coups de 4; 1,344 coups de mitrailleuses,
et 121,709 cartouches ; Le 18 août, 997 coups de 4.
Le 2e corps consomma :
Le 2 août, 471 coups de 4; 140 de 12; 69 de mitraitleuses ; Les 6, 16 et 18 août, 5,600 coups de 4; 1,768 de 12; 3,009 de mitrailleuses, et 640,832 cartouches.
Le 3e corps :
Le 14 août, 2,230 coups de 4 ; 195 de 12, et 738 de mitrailleuses ; Le 16 août, 4,072 — de 4; 405 de 12, et 1,344 —
Le 18 août, 5,1 50 — de 4: 405 de 12, et 2,400 —
Et, en ces trois jours, 315,220 cartouches.
Le 4" corps :
Les 14 et 16 août, 12,960 coups de 4; 972 de 12 ; 1,152 de mitrailleuses, et 199,584 cartouches;
Le 18 août (manque).
Le 6* corps :
Les 16 et 18 août, 22,273 coups de 4; 2,645 de 12; 2,304 de
mitrailleuses, et 1,821,188 cartouches.
La réserve générale d'artillerie de l'armée :
Le 16 août, 2,363 coups de 4 ; 525 de 12 ; Le 18 août, 816 — de 12.
La 1" division de la réserve de cavalerie, les 16 et 18 août, 1,276 coups de 4.
La 3e division de la réserve de cavalerie, les 15 et 16 août, 4 ,160 coups de 4.
Extrait des papiers du général Soleille, commanlant en chef l'artillerie 4e l'armée du Rhin.
596 REL1TIÛHS WJ GiNtmiL Kl CffiW ÀT1C SIS U1UTE1UJSTS. JJtKtl DO BJH*.
""" 23 août 4 870.
< Le maréchal commandant en chef Farinée du Rhin arrête : qu*a~vant de conduire des hommes à l'ambulance ou à l'infirmerie, on devra leur retirer leurs cartouches. Les régiments compléteront ainsi les munitions des hommes qui en manquent.
< Si, malgré cette prescription, on constate à f l'ambulance ou à l'hôpital que des hommes ont encore des cartouches, oa les leur reti rera pour les verser à l'artillerie du corps d'armée. »
Extrait du récit des opérations de la II9 armée allemande sur ta Loir\e7 par M. le capitaine prussien von Goltz, qui a eu les documents or* iginaux sous les yeux (i).
« Pendant les combats du commencement de décembre 1870 cont) re l'armée française de l'Ouest, la canonnade, souvent entamée à cle grandes distances, avait joué un grand rôle. L'impression que c le telles canonnades font sur la troupe, quand elles sont prolongées, n 'a jamais été bonne. L'infanterie ne s'habitue dès lors que trop facil ement à attendre que l'artillerie fasse toute la besogne en accabla: nt l'ennemi de projectiles. Cette méthode donne aux combats un cara ctère d'indécision, de mollesse, qui, même en cas de succès, finit j> ar enlever à la troupe de sa valeur morale et de son esprit militaire. G es impressions sont d'autant plus à craindre quand, comme c'était le c as ici, la guerre dure déjà, depuis longtemps, et que les efforts sont an rivés à leur dernière tension.
< Un autre inconvénient résultait de cette méthode : c'est que le ravitaillement en munitions devenait de plus en plus difficile. ]> 42 décembre, la IIe armée allemande, de nouveau réunie sous la ma in de son commandant en chef, le prince Frédéric-Charles, ne possédï lit plus en tout que deux sections trois quarts de munitions d'artillei ie (moins de 70 voitures) chargées. Il fallait donc que ces eanonnad es sans résultat prissent fin ; 1 infanterie devait de nouveau marcher à l'infanterie ennemie en s'en rapprochant successivement; sans qu oi l'armée était menacée de ne pouvoir plus>finalement combattre, fau te de munitions d'artillerie.
< Depuis le commencement des combats autour d'Orléans, Tenue] ni s'était efforcé constamment d'arrêter les progrès des troupes ail e-
(4) Dans la première .partie de la guem de 4870-74, l'artillerie aHemanc te, possédant une grande supériorité de portée et de justesse sur l' artillerie françai se avait facilité à son infanterie la tâche au point que cette dernière n'eût à paraît re qu'à la fin de la bataille, comme à Sedan, pour recueillir les trophées. — Datis la deuxième partie, les armées françaises étant pourvues des pièces Reffve, de 7, parant mieux contra- balancer l'effet de l'artillerie allemande, et il fallut que l'êafanterie ennemie donnât du collier. P.
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mandes en leur opposant de longues et fortes lignes d'artillerie. Ainsi
3*(0 tétait créée peu à peu cette nouvelle méthtde, dont la contimutura
* pour l'avenir offrait de si graves embarras. Le feld-maréchal com-
mandant en chef crut donc devoir expliquer ses vues, à regard de la tactique à suivre dorénavant, dans Tordre ci-après, adressé aux comtmfa mandants des corps d'armée et des divisions indépendantes, de cavalerie :
Ttf*
Orléans, le 40 décembre 4870.
,' « Les combats de ces derniers jours, la tendance constante de l'en-
nemi a nous opposer en rase campagne une artillerie de plus en plus forte, m'obligent à rappeler à MM. les généraux cra'il faut absolument ■fctfc interdire à nos batteries d'ouvrir leur feu à des distances supérieures 'km à 2,000 pas, puisqu'alors il est sans effet sérieux. Sans cette précaution, il deviendra impossible d'assurer le ravitaillement en munitions, , malgré tous les efforts.
fcft « Si l'ennemi, comme c'est arrivé quelquefois, se porte à des retours • flti offensifs contre nous, il faudra que nos troupes mettent d'abord con- '■■» venablement à profit le terrain pour se couvrir, puis tirent tout le rif parti de leur feu ; et, [dans sa coopération, l'artillerie n'aura à faire M1 usage du tir rapide qu'au moment de la crise. ai t Mais si l'ennemi, suivant sa pratique la plus habituelle, reste passif sivement devant notre front, en se contentant de faire jouer son artilfi&fc lerie, et attend de pied ferme notre attaque, la méthode à suivre oon- ■fe siâte pour l'artillerie sur notre front à entretenir un feu très-modéré, !efe pendant que nos autres troupes décriront un mouvement enveloppant «s* autour d'une des ailes de l'ennemi, à une distance d'au plus un quart de mille (1,800 mètres). C'est alors qu'il conviendra d'entamer un feu cal» vif d'artillerie, afin d'écraser l'ennemi s'il veut entreprendre un retour &à offensif contre notre mouvement enveloppant, asfe « Notre nombreuse cavalerie et son artillerie à cheval peuvent corntp pléter ce mouvement enveloppant en le prolongeant jusque sur les (à derrières de l'aile ennemie et en y semant le désordre. ai « Quand on aura ainsi repoussé victorieusement les attaques de
m l'ennemi, notre infanterie prendra l'offensive pour forcer l'adversaire sgi à la retraite.
ty t On évitera de cette manière ces combats sans résultats qui fati-
guent nos troupes, leur causent des pertes sans compensation et épuifi sent nos précieuses munitions d'artillerie. »
01 Le feld-maréchtl, prince Frédéric-Charles.
SS8 IBLATI01S DO GftHtBJX BC CXU ÀYIC g» UBUTBRÀRTS.
Défense d'immobiliser le matériel roulant des chemins de fei et d'altérer l'ensemble de la marche des trains.
Extrait du rapport du général Mac Callum, directeur militaire des chemins de fer des Etats-Unis, de 1862 à 1865, pendant la guerre de Sécession, au général Meigs, intendant en chef désarmées.
Washington, 4866.
'organisation
vice militaire des chemins vis-à-vis des autres services, mais dont l'importance et la signification ne paraissent pas avoir été très-bien comprises et par les intéressés et par les autorités en dehors de ce service :