PRESCRIPTIONS A METTRE À L'ORDRE
répéter de pareils ordres, si naturellement indiqués par les usages de la guerre et si intimement liés à la sûreté de l'armée. >
Défense de correspondre directement avec les gouvernements
alliés.
Le premier consul Bonaparte au général Berthier,
ministre de la guerre.
Anvers, 4" thermidor an xi.
« Je vous prie de faire connaître au général Mortier (commandant le corps français en Hanovre) que mon intention est qu'il ne corresponde d'aucune manière avec les ambassadeurs (étrangers). Toutes les rois qu'on lui demande des explications, il doit dire qu'on s'adresse au gouvernement. Je vois avec peine qu'il ait répondu au ministre russe à Berlin. Il aurait dû accuser réception de la lettre, en. renvoyant au ministre des relations extérieures, qui doit donner les explications diplomatiques convenables. »
Napoléon au général Clarke, ministre de la guerre»
Schœnbnmn, 6 octobre 4809.
« Je vois dans les journaux une lettre du général -Sénarmontà la cour de Calsruhe, dans laquelle il lui rend compte de la bravoure qu'ont montrée les troupes de Bade, etc. Je trouve ces rapports extrè* mement déplacés. Faites une circulaire aux généraux qui ont des troupes alliées sous leurs ordres pour leur interdire toute correspondance avec les cours étrangères, et faites-leur connaître que j'ai témoigné mon mécontentement au général Sénarmont pour avoir récrit cette lettre.
« Un autre général a écrit au roi de Hollande. Tout cela est ridicule. »
Wellington au major général W. Stewart.
Lisbonne, 9 féirier 48^0.
« Je vous envoie une copie des instructions que notre gouvernement m'a données pour régler ma conduite et mes relations avec les gouvernements espagnol et portugais.
c Ces instructions- prescrivent de n'envoyer de communications à ces gouvernements et de n'en recevoir que par l'intermédiaire de l'ambassadeur anglais accrédité près chacun d'eux.
t Je voub engage à vous y conformer strictement. »
Napoléon au major général Berthier.
Dresde, 40 mai 4813.
c Ecrivez au général Reynier (commandant le corps des Saxons alliés de la France) que je désapprouve qu'il ait écrit au roi de Saxe; que, désormais, il ait à s'abstenir de toute correspondance avec le roi de Saxe et ses ministres; qu'il doit s'adresser à vous pour tous ces objets, et que, dans le cas où votre état-major serait trop éloigné, il doit du moins s'adresser à mon ministre près la cour de Saxe, mais ne jamais écrire directement ni au roi ni à ses ministres. »
Défense de publier des proclamations.
ARMÉE D'iTALIB.
28 messidor an vin.
Ordre du jour.
« Le droit de publier des proclamations dans l'armée et de prendre des arrêtés n'appartenant qu'au général en chef» il est défendu à tout militaire faisant partie de l'armée, ou employé à sa suite, d'en publier sous aucun prétexte. »
Le général de division, chef de l'état-major général, Oodinot.
Le général Jourdan, commandant en chefVarméede Sambre-et-Meuse,
au général de division Hatry.
5 nivôse an iv.
« Ce n'est pas sans étonnement et sans le plus vif déplaisir que j'ai vu, citoyen général, dans la Gazette de Cologne du 2 nivôse, ce qui suit :
« Gayla, adjudant général, chef de l'état-major, à MM. les bourgmestres et officiers municipaux de la ville libre de Cologne. « J'aurais cru manquer à mon devoir, Messieurs, si je ne vous faic sais pas part de la nonne nouvelle que je viens de recevoir tout « à l'heure du général de division Lefenvre, qui se trouve en ce mo- « ment à Bonn , par laquelle il m'apprend qu'il y a cessation d'armes « entre la République française et 1 Empereur, en attendant, je l'es- « père, un arrangement définitif. Dès ce moment , toutes hostilités < ont cessé. Sàlut et amitié 1
< Gayla» »
Je ne parlerai pas du style de cette lettre et des absurdités qu'elle
g 3. PRESCRIPTIONS A METTRE A i/ORDRE. 549
demande de quel droit le citoyen Gayla annonce pompeusement, comme bonne nouvelle , un arrangement qui n'a rien que de trèsnaturel et pour lequel il est de notre devoir de ne pas montrer un vif empressement. Je demanderai de quel droit le citoyen Cayla fait part, aux autorités civiles d'un pays conquis, de mes dispositions purement militaires.
« Cette conduite est répréhensible, et vous voudrez bien , au reçu de la présente, vous assurer si le citoyen Cayla a écrit cette lettre de son chef, et, dans ce cas, le mettre aux arrêts de rigueur et lui ordonner de cesser toutes fonctions militaires jusqu'à nouvel ordre.
< Dans le cas où il aurait fait cette démarche en vertu d'un ordre supérieur, vous me ferez connaître la personne qui a donné cet ordre, afin que j'en rende compte au ministre.
Quoi qu'il en soit, vous ferez insérer dans la Gazette de Cologne que l'adjudant général Cayla a eu tort d'écrire la lettre dont il est question, et qu'il ne s'agit nullement d'une cessation d'armes entre la République française et l'Empereur : il y a eu des pourparlers entre les généraux des deux armées, afin de procurer aux troupes des quartiers dans une saison où il est impossible de faire la guerre. >
Au brigadier général Grant, à Cairo (Minois).
Saint-Louis, le 6 septembre 4864.
t Le major général Frémont m'ordonne de vous informer que les généraux de brigade, et autres en sous-ordre, ne sont pas autorisés à correspondre directement avec des autorités politiques sur des ma* tières ne concernant aucune branche du service militaire, soit en prenant l'initiative de cette correspondance, soit en y répondant.
« Tous ces sujets doivent être soumis au major général ' commandant le département de l'Ouest pour son information et décision. >
L'adjudant général.
Exercice du droit de réquisition, et mesures à édicter
pour prévenir les abus*