‹ Les méthodes de guerre actuelles et vers la fin du XIXe siècleChapitre 54 sur 85 · ARMÉE DE SAMBRE-ETMEUSE · texte numérisé non relu

ARMÉE DE SAMBRE-ETMEUSE

Marchiennes«an-Pont, le 44 messidor an n. Ordre général,

€ On ne fait pas parvenir assez promptement au quartier général les déserteurs venant de l'ennemi, et desquels le général en chef pourrait retirer des renseignements d'une très-grande importance et qui deviennent nuls dès qu'on les a trop tard.

« Les généraux de division ou les chefs de leurs états-majors voudront bien, à l'avenir, faire conduire au quartier général, aussitôt leur arrivée, tous les déserteurs venant de l'ennemi, sans permettre qu'ils communiquent avec d'autres personnes que celles destinées à les interroger. Ils donneront des ordres aux commandants de leurs avant-postes pour qu'ils apportent le plus grand soin à l'exécution du présent ordre. »

Par ordre do général en clef Jourdan, le général de division, chef de V état-major, Ernoof.

L'empereur Napoléon au major général Berthier.

Wolkersdorf, 8 juillet \ 809.

c Faites connaître au duc de Rivoli (Masséna) qu'il est nécessaire qu'il m'envoie la copie des rapports des avant- postes de cavalerie légère et les interrogatoires des prisonniers et déserteurs, et tous les indices qui peuvent Taire connaître la situation et les mouvements de l'ennemi. »

ARMÉE D'ORIENT

An grand quartier général devant Sébastopol, le 23 déc. 4854.

Circulaire.

« Il arrive fréquemment que des. émissaires envoyés par l'ennemi, et qui se présentent comme déserteurs, ne sont dirigés sur le grand quar-

tier général, où on a souvent le moyen de constater leur véritable situation, que trop tardivement.

« Il arrive encore que des lettres venant de l'ennemi, soit par des parlementaires, soit par toute autre voie, pénètrent dans l'armée ; et il est démontré que beaucoup d'entre elles ont été dictées à des prisonniers de guerre en vue de produire un effet déterminé.

« En principe, toute correspondance venant de l'ennemi, par quelque voie que ce soit, doit être portée au grand quartier général, où elle est préalablement examinée avant d'être transmise au destinataire.

< J'invite MM. les généraux commandant les divisions, l'artillerie et le génie, à donner des ordres pour que les règles qui sont tracées par le présent avis soient rigoureusement observées. »

Le' général en chef de l'armée d'Orient, Canrobert.

Obligation de retenir tont parlementaire qui se présenterait pendant un engagement on mouvement de troupes.

ARMÉE D'ITALIE

Quartier général, Sacile, 24 ventôse an v (44 mars 4797).

Circulaire aux généraux divisionnaires.

« Le général en chef Bonaparte ordonne aux généraux divisionnaires de défendre expressément que l'on reçoive aucun parlementaire lorsque les troupes sont engagées : ruse dont les Autrichiens se sont servis plus d'une fois pour gagner le temps d'exécuter leur retraite. »

c Le 4 juillet (1809), Napoléon fit rejeter à la même place qu'au 20 mai le pont (sur le petit bras de l'île Lobau) qui avait servi au premier passage, et le maréchal Masséna fit de suite occuper les bois lourrés qui bordent le coude du bras du Danube dans cette partie, mais rien de plus.

« Vraisemblablement cela donna un grand éveil aux ennemis, puisque le même jour ils envoyèrent un officier général en parlemen- , taire, sous un prétexte dont je ne me souviens plus, mais au fait pour tâcher de savoir ce que nous faisions dans cette fie. On amena ce parlementaire à l'empereur, qui ordonna de lui débander les yeux et lui dit : < Monsieur, je me doute pourquoi l'on vous a envoyé ici : tant pis pour votre général s'il ne sait pas que demain je passe le Danube avec tout ce que vous voyez* Il y a 180,000 hommes; les jours sont longs; malheur aux vaincus! Je ne puis vous laisser retourner à votre armée ; on va vous conduire à Vienne dans votre famille, où VOUS resterez jusqu'à l'issue de l'événement. »

Le général Savary, alors aide de camp de Napoléon.

§ 3. PRESCRIPTIONS À METTRE k L'ORDRE. $45

Le lieutenant général Wellington) commandant en chef V armée anglaise, au maréchal Masséna, commandant en chef V armée française.

Au quartier général, ce 44 mai 4844.

< Le capitaine Salles, du 66* régiment , a été envoyé en parlementaire aux avant-postes de l'armée alliée, dans la nuit du 3 de ce mois, par le colonel de son régiment d'une manière très'-irrégulière et à «ne heure très-indue. J'ai cru de mon devoir de le retenir pendant la durée de l'état des affaires qui existait dans ce moment-là. Mais étant persuadé qu'il a vraiment été envoyé en parlementaire, quoique dans des circonstances très-irrégulières, je le renvoie à l'armée française. »

Wellington au général français comte Gazan. Au quartier général de l'armée anglaise, ce 40 novembre 4843.

t Au moment de l'arrivée de M. le lieutenant *" à mon quartier général, l'armée commençait son mouvement, et je n'ai pas cru convenable de lui permettre de passer mes postes dans de pareilles circonstances.

« Je profite donc de la première occasion qui s'est présentée pour le renvoyer à l'armée française. »

Défense de laisser passer des courriers étrangers sur le territoire occupé par l'armée.

Le général Berthier, chef de V état-major de V armée d'Italie, au commandant de la place de Bologne.

Castiglione, le 4 thermidor an iv.

< Le commandant de la place de Bologne requerra le directeur de la poste aux lettres de cette ville de lui remettre les paquets et lettres à l'adresse des ministres et officiers civils ou militaires des puissances en guerre avec la République française, et les fera parvenir au général chef de l'état-major. »

ARMEE DU RHIÏÏ.

Angsboarg, 27 messidor an vin.

Ordre du jour.

« Le général en chef (Moreau) renouvelle la défense qu'il a déjà faite aux généraux et militaires de tout grade de donner des passeports au delà des avant- postes ; ces sortes de permissions ne devant être données que dans l'étendue de l'armée. »

Pour le chef de l'état-major général, l'adjudant, général, Bertrand.

546 RELATIONS M) GftlftftAL «N CHW AYtC SRS IrtOTH* AOTTS .

L'empereur Napoléon au major générai Bertkierm

Schœnbroiro, le 31 août 4809.

« La gendarmerie ne fait aucune espèce de service. Il arrive jour nettement des courriers de Comorn, de sorte qne l'empereur d'An triche gouverne l'Autriche comme s'il y était maître. Donnez^ Tordre formel au commandant de la gendarmerie gue tous les courriers venant par la route de Raab et sur toute la ligne de nos ppstes soient dirigés sur Pétat-major général, hormis les courriers que M. de Mettermch, qui est à Altenburg, enverrait à Comorn et en recevrait ceux-là seuls ayant une spéciale liberté. Les dépêches de tout autre courrier ne doivent être remises que par mon ordre. Tenez la Tnam â l'exécution de cet ordre, que le commandant de la gendarmerie fera exécuter sur toutes les routes, et avant peu nous aurons cinq ou sii courriers autrichiens porteurs de dépêches. J'avais doané l'ordre qu'aucune signature que la vôtre ne devait autoriser le passage d'an courrier ou individu quelconque sur la ligne occupée par rarmée. Rendez-moi compte si vous avez donné cette autorisation pour quelques courriers. »

L'empereur Napoléon au' major général Berihier.

Vitebsk, 7 août 4842.

« Ecrivez au duc de Reggio (Oudinot) que l'aide de camp (russe) Philipoff, se trouvant déjà en route pof r Vilaa, ne peut plus être échangé, puisqu'il se trouve sur les derrières de nos années et a va nos mouvements ; que la réponse qu'il a faite relativement au prisonnier Vadbousky est convenable : qu'on n'a pas le droit d'envoyer des parlementaires lorsqu'on se bat. »

L'empereur Napoléon au major général Berthier.

Gbjatsk, 3 septembre 4842.

< Témoignez mon mécontentement au général Dutaillis, commandant à Varsovie, de ce qu'il a laissé passer un courrier russe dans le duché. La signature d'un agent diplomatique, celle même du ministre des relations extérieures, du ministre de la police ou du ministre de la guerre de France, ne pouvait autoriser le général Dutaillis a laisser passer un courrier russe. Il devait le retenir jusqu'à ce qu'il en eût rendu compte au major général. Je ne puis concevoir qu'il puisse ouvrir ainsi les frontières à mes ennemis : c'est un véritable crime.

« Donnez des ordres précis sur les derrières pour qu'on ne laisse passer aucun porteur de passe ports du duc de Bassano (ministre des relations extérieures), ni du ministre de la police, si un ordre spécial de vous n'y est joint. Les porteurs de «es passe-ports doivent être retenus, et leurs dépêches envoyées au quartier général. Je suis surpris que, depuis le temps que je fais la guerre, je sois toujours obligé de

Page 1