‹ Les méthodes de guerre actuelles et vers la fin du XIXe siècleChapitre 78 sur 85 · bis · texte numérisé non relu

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66 bit APP. — RELATIONS DU GÉNÉRAL Kl CHEP

de votre caractère , et que vous ne pouviez vous la permettre, si toutefois quelque fait que j'ignore était parvenu à votre connaissance, sans au préalable m'en avoir rendu compte et m'avoir mis à même de faire punir les coupables auteurs de ces délits.

« Enfin on m'a instruit des scènes scandaleuses que vous avez suscitées au chef de l'état-major général, à l'ordonnateur en chef, et parfois môme aux autres généraux de division du corps d'armée.

« Si leur témoignage n'était pas irrécusable, j'aurais refusé de le croire, car, je le répète, ces moyens me paraissent si fbrt au-dessous du caractère dont vous êtes revêtu, que j'aurais cru être injuste à votre égard si je vous les avais prêtés.

« Lorsque vous avez des besoins à faire connaître, et qu'ils sont relatifs à vos troupes, lorsque des abus ou des délits vous sont dévoilés, lorsque enfin des événements quelconques dans le service surviennent et que le concours de mon autorité doit intervenir , par donneur et par devoir, Monsieur le général, vous devez m'en rendre compte, pour que je puisse y remédier, faire cesser le désordre et resserrer les liens de la discipline.

< L'oubli que vous avez fait de ces devoirs m'oblige à vous écrire cette lettre, mais je ne le fais qu'à regret. Elle me donne cependant lieu de vous sommer, sur votre honneur, de me faire connaître tous les délits , fraudes ou exactions qui peuvent avoir été commis et qui seraient restés impunis, pour que je livre les coupables, quel que soit leur caractère, à toute la rigueur des lois; car, en tout temps, je veux pouvoir répondre à Sa Majesté que les troupes dont elle a daigné me confier le commandement sont dignes de sa confiance et ne cessent de mériter ses grâces. »

L'adjudant général de Varmèe anglaise au commissaire général

Dalrymple.

9 janfier 4844.

« J'ai eu l'honneur de recevoir et de mettre sous les yeux du commandant en chef (Wellington) votre lettre du 4, transmettant des plaintes d'une nature frivole émanées de fonctionnaires sous vos ordres et basées évidemment sur les idées erronées et antimilitaires des plaignants au sujet des attentions réciproques que doivent avoir entre eux des officiers dans leurs relations de service.

« La véritable indépendance dans les diverses branches de l'armée consiste à exécuter en entier tout ce que le service exige ; et les règles de la subordination ont fait ressortir avec raison la convenance qu'il y a à montrer une déférence spéciale aux officiers commandant un poste isolé, quel que soit leur grade, car on doit mesurer le respect dû en cette circonstance plutôt d'après la responsabilité du commandement exercé que d'après la personnalité de l'individu.

« D'après ces principes, je vous prie d'expliquer en détail au sonsintendant*** que le lieutenant*** avait, comme commandant de place.

AVEC SBS LIEUTENANTS. 67 bis

le droit plein et absolu de punir son ordonnance pour désobéissance aux ordres.

« J'observe aussi que c'était le devoir de M/**, employé de vos bureaux , de se présenter en arrivant à Castello Branco au commandant de place; et tant qu'il ne s'était pas conformé à ce devoir, il n'avait droit ni à un billet de logement, ni à des rations de vivres, bref à aucune allocation militaire.

< Le feld-maréchal (Wellington) a remarqué avec regret que le sous- intendant***, se méprenant sur ce qu'il se devait à lui-même et aux autres , avait causé des embarras et provoqué l'insubordination dans le service qu'il dirige. Bien que les relations entre officiers concourant à un même but devraient n avoir d'autre|règle que la bonne intelligence, cependant, s'il devient nécessaire de trancher officiellement cette question : « M.*** doit-il saluer le commandant de la «, place? » il faut, pour résoudre ce doute, se rappeler qu'on ne saurait attacher trop d'importance à la responsabilité.

« Le sous-intendant*** sera informé qute tout fonctionnaire de son service doit s'incliner, et s'incliner jusqu'à terre, quand il a occasion de rencontrer ou de s'adresser à l'officier qui commande un poste détaché. \

< J'ai cité, dans le dernier paragraphe, les propres paroles du feld- maréchal, parce qu'elles sont calculées de manière à enlever au sousintendant*** toute appréhension sur ce que l'observation des formes de civilités depuis longtemps établies dans le service militaire pourrait en quelque manière discréditer les services administratifs. »

Règles de la hiérarchie, et exceptions motivées par des circonstances

anormales.

Le lieutenant général WeUesley (depuis duc de Wellington)

au général Beresford.

Âbrantës, 27 juin 4809.

« Vous publierez un ordre défendant à tout officier d'adresser un rapport à toute autorité supérieure autrement que par l'intermédiaire de son commandant immédiat; et vous signalerez les variations, les incohérences et les faussetés du rapport fait par * * * comme étant la cause dudit ordre. Je pense que, par ce moyen, vous mettrez un frein à l'envie qu'ont ces messieurs de chercher à acquérir de la popularité à vos dépens par des inventions et des faussetés. »

Le général Ducrot, commandant en chef la 2e armée de Paris, aux généraux commandant la cavalerie, VartiUerie et le génie.

46 décembre 4870.

c Le ministre de la guerre m'écrit ce qui suit, à la date du 15 décembre 1870:

6S bis ÀPP. — MLÀTI0WS DO GÉHfctÀL EU CHEF

« Général, je reçois journellement des demandes pour renvoi de vétérinaires, tantôt sur un corps, tantôt sur une portion de corps, batterie ou compagnie. L'envoi direct de ces demandes à l'administration centrale a l'inconvénient très-grave de laisser en souffrance le service jusqu'au moment où les instructions ministérielles peuvent recevoir leur exécution. Il importe donc, pour remédier à cet état de choses, que les demandes dont il s'agit vous soient adressées, et que M. le vétérinaire principal attaché au quartier général de la 2« armée, et qui a pour mission de centraliser tout le service vétérinaire des corps qui en font partie, répartisse lui-même le personnel qui y est attaché suivant les besoins du service, et prescrive, avec votre autorisation, les mutations reconnues nécessaires, sauf à rendre compte de ces mutations à l'administration centrale par l'envoi mensuel d'états nominatifs pour chaque régiment ou portion détachée, indiquant les mutations survenues pendant le mois précédent.

c J'ai l'honneur de vous prier de donner des instructions en conséquence aux conseils d'administration centraux ou éventuels des différents corps de troupes placés sous votre commandement.

< Il reste bien entendu que, lorsqu'il y aura insuffisance de personnel, M. le vétérinaire principal devra m'adresser aussitôt une demande par votre intermédiaire. »

Le général Chanzy, commandant en chef la 2* armée de la Loire, au général de Colomb, commandant le XVII* Corps.

U Mans, le 27 décembre 4870.

• J'ai (l'honneur de vous envoyer ci-joint deux lettres pour M. le général * * * (commandant un détachement en avant de l'armée).

< À part les mouvements de sa colonne et les renseignements sur l'ennemi, que ie désire qu'il m'envoie en môme temps qu'à vous, je vous prie de 1 inviter à vous adresser sa correspondance officielle. £1 n'est pas admissible qu'un commandant de division passe outre à l'intermédiaire du commandant de son corps d'armée. »

Le général d'Exea, commandant la !*• division du XIII9 corps, au général commandant les XIII9 et XIV9 corps.

44 septembre 4870.

« Hier au soir, vers neuf heures, deux personnes en bourgeois, se disant «employés des ponts et chaussées» sont venues me présenter un télégramme du colonel du génie Gras, leur donnant l'ordre d'incendier immédiatement le pont d'Asnières.

t Cette mesure m'a paru si exorbitante que j'en ai suspendu l'exécution, et j'ai essayé de vous en référer en vous envoyant an officier d'état-major, mais qui n'a pu traverser les portes de Paris. (Il serait urgent, mon général, qu'on pût désigner <r avance une porte pour pouvoir être, de nuit et de jour, en communication avec vous).

AVEC SES LIB0TETUKT8. 69 bis

• Pendant la nuit, j'ai télégraphié à M. le colonel Gras, qui m'a répondu qu'il n'avait donné ni reçu aucun ordre pour brûler le- pont d'Asnières, et que les ordres à ce sujet ne concernaient que les ponts en avald'Argenteuil.

« Pour aller au devant de nouvelles fausses interprétations de cette nature, et qui pourraient avoir de graves conséquences, j'ai l'honneur de vous demander au'à l'avenir les ordres concernant la défense ne puissent me parvenir que par le commandement. »

Le général Trochu, président du Gouvernement, au ministre de

la guerre.

Paris, le 2 octobre 4870.

« Les propositions que vous m'avez fait l'honneur de m'adresser pour éviter la confusion résultant de l'incertitude qui existe actuellement entre les attributions du ministère de la guerre (direction de l'artillerie) et celles du commandant supérieur de l'armée de Paris, sont assurément conformes à la règle ; mais je doute qu'elles puissent servir efficacement les intérêts du service dans les conditions où il s'opère; et à ce sujet, je soumets à votre examen quelques observations.

« Au point de vue militaire et des nécessités de la défense, Paris est aujourd'hui dans une situation telle que Vurgent et Vimprèvu dominent tout; urgent et imprévu qui naissent plus particulièrement de questions afférentes au personnel et au matériel d'artillerie employés, ou à employer, pour la défense. C'est ce qui m'a conduit déjà à souhaiter, dès que l'investissement a été un fait acquis, que l'autorité des généraux Guiod et de Chabaud-Latour s'étendit respectivement à l'artillerie et au génie des XIIIe et XIVe corps d'armée, bien qu'il en dût résulter d'inévitables tiraillements et quelque confusion.

« En fait, sous l'empire de circonstances assez pressantes pour qu'il soit impossible de faire autrement, il arrive que le général Guiod rencontre l'obligation de puiser directement dans les dépôts des régiments d'artillerie, dans les compagnies d'ouvriers (en tant qu'emploi du personnel, et abstraction faite du travail d'arsenal, auquel il reste naturellement étranger), et dans les divers détachements du train d'artillerie qui ne sont pas rattachés au parc de l'armée de Paris.

< Il arrive encore, et presque tous les jours dans les mêmes circonstances, qu'il ait à s'entenare directement avec la direction d'artillerie.

« Je reconnais, je le répète, que cette situation du commandant supérieur de l'artillerie de l'armée de Paris n'est pas régulière, et n'est pas non plus sans inconvénient ; mais elle est née de la force des choses, et je crois qu'au point de vue des intérêts en cause, il faut l'accepter tant que durera la crise où nous sommes.

« Dans cet ordre d'idées, je vous prie d'examiner les contre-propositions suivantes :

70 bis APP. — RELATIONS DO GÉNÉRAL SN CHEF

« Le commandant supérieur de l'artillerie de l'armée de Paris serait autorisé à donner des ordres :

a). Aux dépôts des régiments d'artillerie ;

b). Aux compagnies d'ouvriers (abstraction faite du travail d'arsenal);

c). Aux divers détachements du train d'artillerie ;

d). A la direction d'artillerie ; à la condition de rendre immédiatement compte au ministre.

« Resteraient en dehors du commandement de l'artillerie de l'armée de Paris :

1° Les détachements des compagnies d'artificiers, affectés à la préparation des munitions et à la confection des cartouches.

2* La capsulerie.

3" Les établissements pour la confection des cartouches et la fabrication du matériel.

4° Les ateliers pour la délivrance et la réparation des armes.

« Vous remarquerez, monsieur le ministre, que, dans l'exposé cidessus, j'ai été exclusivement dominé par la pensée de faire que le général Guiod eût la disposition, sous condition de rendre compte, du personnel et du matériel dont l'emploi peut, dans des circonstances données, être réclamé pour la défense. Je n'ai, en aucune façon, entendu poser des règles, encore moins des principes. J'ai voulu vous mettre à même de pourvoir, autant qu'il est possible, aux difficultés d'imprévoyance antérieure qui sont, en toutes choses, le fond de la situation présente. »

Prescriptions à mettre à Tordre.

(Suite des prescriptions ênumérées dans le texte, page 517.)

Faire connaître :

19e Les modifications à introduire dans la rédaction des états de situation, et dans les états de prisonniers, de déserteurs, des tués et des blessés.

20° Les formalités à remplir pour l'inscription : 1° des blessures, 2° des citations, sur les états de services.

21 • L'ordre de constituer une commission de remonte dans chaque division pour : 4° acheter les chevaux provenant des officiers tués ou des prises faites sur l'ennemi ; 2# remonter les officiers y ayant droit, quand ils ont perdu leurs montures.

22e Les dispositions à prendre concernant les régiments de marche ou les renforts envoyés aux corps, les allocations et prestations à allouer aux officiers et aux cadres de conduite, pendant qu'ils resteront à l'armée.

AVEC SES LIEUTEKANtS. H bis

23° L'uniforme et les prestations des agents civils de toute nature attachés à l'armée, et leur rang de préséance, ou d'assimilation. - 24° Les indemnités en argent, ou les substitutions à faire, dans le cas où l'administration ne pourrait délivrer aux ayants droit la ration complète, ou le nombre complet de rations.

25° L'uniforme des officiers des armées alliées, et les marques de respect qui leur sont dues.

Le major général Berthier, au maréchal Bernadotte, commandant un

corps d'armée*

Paris, le 26 mars 4809.

« Lorsqu'une division est détachée loin de son corps d'armée, il faut prescrire au, général qui la commande de m' adresser directement son état de situation des cinq jours, indépendamment de celui qu'il doit adresser à l'état-major du corps d'armée. » / —

Le général Trochu, gouverneur de Paris, au général Soumain, commandant la division territoriale et la place de Paris.

Paris, le 20 août 4 870.

« Je vous prie de vouloir bien me faire envoyer journellement la situation de la garnison, présentée ainsi : i. — Présents.

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