‹ Les méthodes de guerre actuelles et vers la fin du XIXe siècleChapitre 77 sur 85 · ARMÉE DI LA LOIRE · texte numérisé non relu

ARMÉE DI LA LOIRE

49 octobre 4870.

Ordre général.

« Des militaires isolés, sortant des hôpitaux , se présentent journellement au quartier général avec des feuilles de route incomplètes. Ces hommes sont le plus souvent sans vivres, et ne peuvent en toucher faute de trouver le corps auquel ils appartiennent et sur lequel ils n'ont aucune indication.

€ Je décide que ceux de ces militaires qui se présenteront au grand quartier général seront mis en subsistance dans le corps qui en fournit la garde. Ils seront envoyés au commandant de cette garde , qui les installera avec son détachement pour la nuit , leur fera établir des bons, toucher des vivres au titre de leur corps, et les dirigera le lendemain sur leurs régiments respectifs.

€ L'état nominatif de ces hommes, avec l'indication des corps auxquels ils appartiennent et des vivres qu'ils auront reçus, sera envoyé par l'officier de garde à son régiment, pour que l'imputation des vivres perçus puisse être faite aux corps respectifs. »

Le général en chef d'Aurelle de Paladines.

Le maréchal commandant h 3e Corps de F armée du Rhin

aux généraux de division.

29jailleH870.

« Le maréchal rappelle à MM. les généraux divisionnaires qu'aux termes de l'article 48 du Service en campagne, leurs quartiers généraux doivent, autant que possible, être établis au centre de leur corn-

58 bis APP. — QUA.RTIBRS GÉNÉRAUX.

mandement et sur les grandes voies de communication, de préférence à une bifurcation de routes. >

Le général commandant la 3e division du il9 Corps d'armée au général Vuillemot, chef d'état major delaS? armée de la Loire.

Le Tertre, route de Proillé-le-Chétif, le 20 déc. 4870.

t II nous est impossible de trouver sur la carte au 1/40,000 la situation du château de l'Epine, où doit être le quartier général da 17e corps. — Les cavaliers qui sont porteurs de cette lettre doivent se rendre au quartier général de l'armée pour y prendre les renseignements nécessaires et se diriger vers le point qui leur sera indiqué. »

Le général Renault, commandant le 2- Corps de la H* armée de Paris, au général Berthaut, commandant la 2e division du 2* Corps.

Sa blon ville, le 49 norembre 4870.

« L'état-major général de mon Corps d'armée ayant été reconstitué et étant chargé maintenant de la transmission des ordres que s'était réservée pendant longtemps l'état-major du général Ducrot (commandant en chef de la IIe armée), il devient nécessaire que le service des dépêches soit conforme à cette nouvelle organisation.

« En conséquence, je vous prie de vouloir bien donner des ordres pour que, chaque jour, deux cavaliers de votre peloton de gendarmerie soient envoyés, comme plantons, à mon état-major général, rue du Marché, 13, à Sablonville, avenue de Neuilly. Ces hommes partiront de votre quartier général après la soupe du matin, emporteront leurs vivres pour la journée et leur avoine. Des places leur sont assignées dans le cantonnement du peloton de mon quartier général, et les dispositions sont prises pour que leur ordinaire se fasse avec leurs camarades de ce peloton.

c Ce service coïncide avec une diminution de celui que vous avez fourni jusqu'à ce jour au général en chef Ducrot, l'ordre devant vons parvenir de son état- major de ne plus lui fournir qu'un gendarme de planton, au lieu des deux envoyés jusqu'à présent. »

1RMÉB D'ORIENT.

Devant Sébastopol, le 48 octobre 4854. Au général commandant le génie de l'armée.

€ J'ai l'honneur de vous informer qu'à partir de demain matin deux hussards seront mis à votre disposition pour faciliter vos communications avec moi et les chefs de service.

c Ces deux hussards se rendront auprès de vous demain au point du jour. >

Le général chef de l'état-major, de Martimprey.

1PP. — QUARTIERS GÉNÉRAUX. 89 b\S

« La bataille de Sadowa avait déjà commencé lorsque le général von Voigts-Rhetz, chef d'état-major de la i- armée prussienne, reçut sur le champ de bataille un télégramme de Londres confirmant parfaitement ses présomptions à l'égard de la position des corps de l'armée autrichienne. Le général avait chargé quelqu'un à Londres de lui télégraphier ce que dirait le « reporter » ou correspondant du principal i'ournal anglais attaché à l'armée autrichienne : incident qui montre )ien le danger de tolérer des correspondants de journaux étrangers dans une armée. >

W. von Voigts-Rhetz.

D'après les instructions publiées en Autriche en 1861 au sujet de l'organisation d'une armée en campagne, il fut prescrit qu'au quartier

répartition des réquisitions -et torités civiles pour la coopération à prêter à l'armée.

« Ce commissaire fut désigné sur le plan de mobilisation.

« Il doit en outre y avoir au quartier générai du commandant en chef, d'après les instructions actuellement en vigueur (1876), savoir:

« 1 haut fonctionnaire du service diplomatique, avec deux adjoints ;

* 1 haut fonctionnaire de la police, avec trois adjoints ;

c 1 délégué de la société de secours volontaires aux blessés. »

Un officier de l'état-major autrichien.

Il sera utile de comprendre dans les fournitures de bureau, dont le quartier général devra être pourvu :

1° Le dictionnaire des communes indiquant leur population, production, ressources, distance de la capitale. . . etc. ;

2° Les documents sur les routes et ponts publiés par l'administration des ponts et chaussées ;

3e Le livret Chaix présentant le tableau du service des chemins de fer et bateaux à vapeur.

Sur la 1" page de chaque registre devra être collé l'almanach de l'année, ou un calendrier mobile servant pour toutes les années.

Le lieutenant-colonel Pierron.

60 bis ÀPP. — RELATIONS DU GÉNÉRAL K« CHEF

Relations du général en chef avec ses lieutenant»

Exercice du commandement et subordination.

Le maréchal de Turenne d sa sœur.

Au camp de Waldstatt, le 40 juillet 1644.

c M. de la Forcade me mande, et d'autres aussi, que Ton dit que je ne suis pas bien avec M. d'Enghien (le grand Condé), et que je ne serais pas bien aise de me joindre à lui. Je vous prie, si<vous en oyez parler, de témoigner que je ne suis pas si impertinent que cela, et que c'est un honneur que j'ai toujours recherché extrêmement. »

L'empereur Napoléon au ministre de la guerre.

Ghjatsk, le 2 septembre 4842.

« J'ai reçu le rapport du duc de Raguse (Marmont) sur la bataille du 22 juillet (dite des Arapiles ou de Salamanque. Il est impossible de rien lire de plus insignifiant; il y a plus de fatras et plus de rouages que dans une horloge, et pas un mot qui fasse connaître l'état réel des choses.

« Voici ma manière devoir sur cette affaire, et la conduite que vous devez tenir.

« Vous attendrez que le duc de Raguse soit arrivé, qu'il soit remis de sa blessure et à peu près entièrement rétabli. Vous lui demanderez alors de répondre catégoriquement à ces questions :

« Pourquoi a-t-il livré bataille sans les ordres de son général en chef (le roi Joseph)?

était avait pas instruit son général en chef?

« Pourquoi n'a-t-il pas pris ses ordres sur le parti qu'il devait suivre, subordonné au système général de mes armées en Espagne?

« 11 y a là un cas d'insubordination qui est la cause de tous les malheurs de cette affaire. Et quand même il n'eût pas été dans l'obligation de se mettre en communication avec son général en chef pour . exécuter les ordres qu'il en recevrait, comment a-t-il pu sortir de sa défensive sur le Duero, lorsque, sans un grand effort d'imagination, il était facile de concevoir qu'il pouvait être secouru par l'arrivée de la division de dragons, d'une trentaine de pièces de canon et de plus de 15,000 hommes de troupes françaises que le roi avait dans la main ?

• Et comment pouvait- il sortir de la défensive pour prendre l'offen-

AYÉC 8KS LIEUTKIUKTS. 61 lu

sive, sans attendre la réunion et le secours d'un corps de 15,000 à 17,000 hommes ?

« Le roi (Joseph) avait ordonné à l'armée du Nord d'envoyer sa cavalerie à son secours ; elle était en marche : le duc de Raguse ne pouvait l'ignorer, puisque cette cavalerie est arrivée le soir de la bataille.

« De Salamanque à Burgos il y a bien des marches : pourquoi n'a* t-il pas retardé de deux jours pour avoir le secours de cette cavalerie qui lui était si importante?

« Il faudrait avoir une explication sur les raisons qui ont porté le duc de Raguse à ne pas attendre les ordres de son général en chef pour livrer bataille, à livrer bataille sans attendre les renforts que le roi, comme commandant supérieur de mes armées en Espagne, pou-» vait retirer de l'armée du centre, de l'armée de Valence, et de l'Andalousie. Le seul fonds de l'armée du centre fournissait 15,000 hommes et 2,500 chevaux , lesquels pouvaient être rendus dans le même temps que le duc de Raguse faisait battre l'armée française ; et, en prenant dans ces deux armées, le roi pouvait lui amener 40,000 hommes.

< Enfin, le duc de Raguse sachant que 1,500 chevaux étaient partis de Burgos pour le rejoindre, comment ne les a- t-il pas attendus ?

c En faisant coïncider ces deux circonstances : d'avoir pris l'offensive sans les ordres de son général en chef et de n'avoir pas retardé la bataille de deux jours pour recevoir 15,000 hommes d'infanterie que lui menait le roi et i ,500 chevaux de l'armée du Nord, on est fondé à penser que le duc de Raguse a craint que le roi ne participât au succès, et qu'il a sacrifié à la vanité la gloire de la patrie et l'avantage de mon service.

« Donnez ordre aux généraux de division d'envoyer des états de leurs pertes. Il est intolérable qu'on rende des comptes faux et qu'on me dissimule la vérité.

c Donnez cet ordre au général Clausel, qui commande l'armée, d'envoyer la situation (d'effectif) avant et après la bataille.

« Demandez également aux chefs de corps leurs situations exactes.

« Vous ferez connaître au duc de Raguse, en temps opportun, combien je suis indigné de la conduite inexplicable qu'il a tenue en n'attendant pas deux jours que les secours de l'armée du centre et de l'armée du nord le rejoignissent. »

c Après mûre réflexion, Barclay de Tolli (qui commandait l'armée russe opposée à Napoléon, et qui avait à lutter contre les intrigues et l'opposition de plusieurs généraux russes sous ses ordres) résolut d'attaquer l'hydre par la tête et d'éloigner le grand-duc Constantin de l'armée. Je fus chargé (22 août 1812) de la commission pénible de

Î>orter au grand-duc la lettre qui l'informait de cette nécessité. J'avais 'ordre de ne quitter son quartier général qu'après l'avoir vu monler dans sa calèche de voyage, et d'en faire immédiatement mon

rapport.

k bis

62 bis APP. — RELATIONS DU GÉNÉRAL EN CHEF

« Le colonel Olsouvieff fut le seul de la suite du grand-duc qui eut l'honneur de l'accompagner ; toute sa maison et son état-major restèrent à l'armée.

« Le général Yermoloff (chef de l'état-major) ayant perdu, par ce départ inattendu, son principal appui , commença dès lors à faire le chien couchant. Tous ces messieurs sentirent qu'un homme qui avait eu l'énergie de renvoyer de l'armée le frère de l'empereur ne ferait pas beaucoup de façons avec les autres. *

Le général von Lœwenstcrn, alors aide de camp de Barclay de Tolli.

« filûcher n'accordait sa confiance qu'à ceux des officiers de son entourage qu'il savait être entreprenants; mais alors la confiance qu'il mettait en eux, une fois acquise, restait pleine et entière. Il les chargeait de rédiger les projets de marche , de positions et de combat, saisissait tout rapidement, et quand il les avait approuvés, lorsque sa signature était mise au bas, il n'écoutait plus aucun avis contraire, et toutes les objections possibles ne pouvaient ensuite faire impression sur lui. Il exécutait un plan qui lui avait été suggéré, dès qu'il l'avait accepté , comme s'il en eût été lui-même l'auteur. »

Le feld- maréchal prussien ron MUffling, qui était sous-chef d'état-major de Bliicher en 4843 et 4844.

« Dans la plupart des conseils de guerre qu'un général en chef convoque pour savoir si on doit attendre l'ennemi , on trouve toujours des défauts et des inconvénients graves à la position présente , tandis qu'une autre plus éloignée ne paraît avoir , jusqu'au moment où on y arrive , que des avantages, qui disparaissent à leur tour en faveur d'une troisième plus en arrière encore. »

Le maréchal Gouvion Saint-Cyr.

Le général Pélissier, commandant en chef V armée d'Orient , au

ministre de la guerre.

Devant Scbastopol, le 49 juin 4835.

« Les officiers du génie me suppliaient de commander un assaut général. Je m'y suis heureusement refusé.

« Permettez-moi de vous dire que, dans cette circonstance et dans beaucoup d'autres, j'ai reconnu que ce siège, qui est en quelque sorte une grande bataille continue , ne saurait être exclusivement , sans danger, l'affaire de mon directeur du génie, que les contrariétés ou les espérances dominent tour à tour trop puissamment dans cette opération spéciale. Homme d'imagination mobile, il est enclin, et cela se conçoit, à se dégager en faisant tout dépendre du sort d'une bataille à l'extérieur. Il ne réfléchit pas; mais moi, homme moins impressionnable, je le fais en songeant aux intérêts du prince et de la patrie,

AVEC SES LIEUTENANTS. 63 bis

qui, si ce résultat était défavorable, seraient compromis; tandis qu'aucun insuccès devant la place ne peut mettre en péril l'armée et l'avenir de la situation. •

On ne fait de grandes choses qu'autant que l'on sait se concentrer tout entier sur un objet et marcher à travers tous les contre-temps vers un même but.

C'est le propre des grandes résolutions, sérieuses et réfléchies, de calmer les agitations de l'âme et de mettre l'esprit en possession de toutes ses ressources.

le baron de Wessenberg, ancien ambassadeur d'Autriche.

L'empereur Napoléon III à Vempereur Maocimilien.

« Votre Majesté ne doit pas hésiter à prendre une résolution parce qu'elle offre des inconvénients : toute mesure y est sujette; mais une résolution est toujours judicieuse quand la somme des avantages est supérieure à celle des inconvénients. »

L'empereur Napoléon à son frère Joseph.

Paris, 20 mars 4806.

« La perte du temps est irréparable à la guerre; les raisons que Ton allègue sont toujours mauvaises , car les opérations ne manquent que par les retards. »

. Le feld-marêchal Souwarow, commandant en chef V armée austro-russe en Italie, au général autrichien comte BeUegarde.

Turin, 34 mai 4799.

« L'énergie est la plus importante des qualités militaires.

« Hâtez votre mouvement. L'argent est précieux, la vie humaine est plus précieuse encore , mais ce qu'il y a de plus précieux au monde, c'est le temps t »

« Pendant que l'armée française, en marche de Salamanque sur Lisbonne (1807), cumulait des souffrances inouïes par suite de la rigueur de la saison, des chemins affreux et du manque de vivres, le général en chef, Junot, était enproieadenouvellesinquietudes.il s'était rendu à Alcantara avec l'assurance, de la part des autorités espagnoles, nos alliés, d'y trouver des vivres en abondance, du biscuit, des équipages de mulets, les troupes espagnoles qui devaient s'y réunir aux siennes, et des munitions dç guerre, en cartouches surtout.

64 bis ÀPP. — RELATIONS DU GfNBRAL EN CHEF

• A l'exception des troupes, dans le nombre desquelles même plusieurs corps manifestaient les plus mauvaises dispositions, rien de tout cela n'existait; et l'armée, en proie aux plus affreuses privations, n'avait à attendre dans ce pays que l'accroissement des maux auxquels elle succombait.

« Cette position, si imprévue, était terrible. L'armée, qui juscrue-là n'aurait dû éprouver aucune privation, ployait déjà sous le poids de maux accablants : elle avait perdu depuis Bayonne plus du cinquième de son monde ; l'excès des souffrances menaçait de la débander , et cependant que faire : S'arrêter était impossible ; il fallait donc rétrograder, c'est-à-dire manquer une expédition qui, d'après les dispositions arrêtées avec nos alliés à Salamanque , s'exécutait sur les autres points ; ou continuer le mouvement commencé, c'est-à-dire ajouter dans une proportion inconnue à toutes les calamités déjà endurées et s'exposer à tous les désastres dont l'anéantissement d'une armée peut être la conséquence.

« Certes , oien des chefs auraient hésité dans de pareilles circonstances I L'homme incapable de peser de grandes considérations, de juger le résultat d'une détermination forte, de la prendre, de nephu s'en écarter, ne voit que les inconvénients d'un parti sans en évaluer les compensations. Les maximes que des hommes de génie ont consacrées par de grands exemples ou de vastes conceptions, n'existent jamais pour lui que dans une stérile théorie et ne le feront sortir avec honneur d'aucune position critique, eût- elle été prévue par les maîtres de l'art ; tandis qu'une situation inattendue et difficile fait mieux apprécier un chef que des campagnes entières.

« Quant au général Junot, je dois à la vérité de dire que, vraiment supérieur dans cette occasion, il ne fut pas même ébranlé, et qu'invariable dans sa résolution, il persévéra à suivre cet axiome incontestable, qu'il ne faut jamais laisser à son ennemi un temps que Von peut gagner sur lui.

« Il continua donc sa marche sur Lisbonne et n'y arriva qu'avec une poignée de soldats , mais assez à temps pour devenir maître du Portugal sans coup férir. Ses soldats, dispersés, le rejoignirent ensuite, et il put réorganiser son armée avec toutes les ressources du pays.

Le général Thiébault, alors chef d'état-major de Junot»

< Dans une conversation, Wellington me dit qu'il admirait la desription faite par Thiébault de l'invasion de Junot en Portugal. »

Le général anglais Sir William Napier.

Le maréchal Bugeaud, gouverneur général de V Algérie, au lieutenant général de la Morieière, commandant la province d'Or an.

Sous Milianah, le 9 mai 4846.

« Si l'on se laissait dominer par le désir très-naturel, très-bon la

ATSC SBft LIEUT1KAKTS. 05 bis

plupart du temps, de ménager ses troupes, on arriverait rarement à de bons résultats. J'ai toujours pensé que Napoléon avait fait une faute en n'engageant pas la garde impériale à la fin de la bataille de la Moskowa. C'était, disait-on, afin d'avoir une troupe d'élite pour assurer la retraite. Je n'adopterai jamais cette raison. Il faut tout faire pour gagner la bataille d'une manière décisive quand on a tant fait que de la livrer. Si on la gagne, on n'a pas besoin de faire retraité. — Parê analogie , si nous chassons et ruinons Abd-el-Kader, notre infanterie et notre cavalerie auront le temps de se remettre. >

Le général Masséna, commandant m chef r armée cTItahe, au premier

consul Bonaparte,

Au quartier général à Gênes, le 3 floréal an vm.

< Le 20, je me suis trouvé en présence de l'ennemi, qui occupait les hauteurs de Stella. Il m'y a attaqué avec des forces quadruples devant lesquelles je n'aurais pas même eu besoin de me retirer si l'adjudant général Saqueleu, chargé de conduire sur le flanc de l'ennemi une colonne composée de la majeure partie de mes troupes, n'eût resté, malgré les ordres les plus formels et les plus réitérés, spectateur immobile du combat opiniâtre que j'ai soutenu pendant plus de huit heures avec une poignée d'hommes contre toutes les forces de l'ennemi. J'ai destitué cet officier sur le champ de bataille. >

Extrait des « Règlements et articles pour le meilleur gouvernement des forces de Sa Majesté britannique », en date du 24 mai 1817.

€ Section II, art. 5. Tout officier, sous officier ou soldat oui frappera son chef, tirera l'épée contre luij ou le menacera dans 1 exercice de ses fonctions, ou qui refusera aV obéir à ses ordres légaux, sera puni de mort ou de toute autre peine par une cour martiale générale. >

Le maréchal Soûle, commandant le 4* corps d'armée, au général de

division Vandamme.

Gross-Niemetitz, le 29 brumaire an xiv (20 nov. 4805).

t Plusieurs officiers recommandables par leur mérite m'ont rendu eompte, Monsieur le général, que depuis plusieurs jours vous insinuiez publiquement que les subsistances de l'armée étaient vendues. J'ai été d'autant plus étonné qu'un pareil propos avait pu sortir de votre bouche que j'étais persuadé que vous-même étiez convaincu que l'administration avait fait tous les efforts possibles pour donner à la troupe ce qui lui était dû, et que, si parfois les subsistances ont manqué, on ne pouvait l'attribuer qu'à la rapidité de nos marches et à la pénurie dans laquelle nous nous sommes souvent trouvés.

« Je croyais aussi qu'une insinuation de cette nature était indigne

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