‹ Les méthodes de guerre actuelles et vers la fin du XIXe siècleChapitre 85 sur 85 · XV* BT XVI6 CORPS D'ARMÉE · texte numérisé non relu

XV* BT XVI6 CORPS D'ARMÉE

Saibris* le 26 octobre 4870.

Ordre général.

• Différents corps ont envoyé à la gendarmerie* pour être écroués, des hommes punis disciplinairement de prison.

« Les soldats ainsi punis doivent être conservés dans les, corps.

c La gendarmerie ne peut recevoir que les condamnés destinés à être évacués , les malfaiteurs , les suspects et les soldats en position irrégulière qu'il importe de renvoyer à leurs corps sous escorte. »

Le général en chef d'Aurelle de Paladinea.

8&tii6 APP. — BJK*lKIK*iUQ C&ftafcL EN CHEF

U adjudant tyiaértoi de Vatmee anglais au lUutenant-çalonel Hoçke^f

dféùat-major de la 2? division.

•-,,... r 5 mars 4844.

■ « Le «ommandaut en chef, lord Wellington, recommande de, bien feice comprendre aux soldats qu'ils doivent des marques de respect et de déférence» en toute, occasion , aux officiers , de quelque nation que ce soit. •

Le général Hogendorp, gouverneur de Hambourg, au major Brosset,

commandant de la place.

Hambourg, le 4 4 juillet 4 843.

« M. le maréchal (Davout) a été indirectement informé que les soldats français ne rendaient pas aux officiers danois les honneurs qui leur sont dus. „ ./ ■?,•*-...

< Cela ne peut être qu'un malentendu.

« Je Vous invite' h faire un ordre du jour qBÎ'finse connaître aux troupes françaises les uniformes des officiers danois, afin que les soldats en faction les connaissent et leur rendent les honneurs. »

ÂWi&i>'0]liiaiT, -

Çtat?m*jox général, ,.k

,'.>,' -.',..,' Ordre général.

* «Le général eommandant provisoirement les troupes françaises en Orient rappelle à tous les militaires sous ses ordres qu'il doit être rendu, en toutes circonstances, aux officiers et à la troupe de l'araée anglaisé; lès même* Honneurs qu'aux officiers et à la troupe dp l'armée française.

< MM. les chefs de corps et le commandant de la place de Gallipoli prendront les mesures nécessaires pour assurer l'exécution de cette recommandation. » <;•».- ^ ? - > , i >,,

Le général ti« divfefoti,. eèmorandant proiisoire des troupes françaises en Orient, Canrobert.

JtflKÊtf B? ORlfcBK. . . .,- , .

,'VTaI ..!' . ia Caijre, 7 thermidor an yi (26 juillet 4^9$). r i[lK[ . •" J Onfredtt jotirV ■■ : <-

« Il est expressément défendu à tout Français , de quelque .gracie 4û'U ' sok 4>u xjueique fonction qu'jl remplisse > d'entrer dan? une mosquée.» , , ",. l( , ;

Par ordre du général en cfctf.BojMIPfrte,. . * . ,., ïhî. :> ^ j

Le général de division, chef de l'état-major général, Berlhier.

• AVEC Sftt LYEUTBtfAIlTS. 87 6t*

Le général (TAureîle, commandant en chef ? armée de la Loire > au général Pourcet, commandant le 16' corps.

Mer, 34 octobre 4870.

> ,». Toutes les fois que les troupes sont réunies pour un service, on ne doit entendre dans les rangs m cris, ni chants : les troupes doivent être conduites en ordre, et les hommes ne peuvent s'arrêter sur les routes pour marcher ensuite isolés. »

Mesures contre les évacuations abusives.

ARMÉE D'ITALIK.

Quartier général, Milan, 7 messidor an v ($5 juin 4797).

Ordre du jour.

• Le général en chef Bonaparte» instruit qu'un grand nombre de militaires quittent leurs corps pour aller dans les villes de Brescia, Vérone, Crémone, et particulièrement à Milan, voit avec mécontentement la condescendance des chefs de corps ou conseils d'administra* tion à faciliter à ces militaires les moyens de s'absenter de leurs postes, en leur donnant des missions souvent imaginaires ou inutiles, ce qui ne peut que contribuer à la désorganison et au désordre de r*rmee.

« Tout militaire ne pourra recevoir ses appointements, gratifications ou indemnités qu'à son corps. » • .

XV# BT XYI0 CORPS D*ARMÊB. <

mmmm

Salbrûylô 36 octobre 4870.

Ordre général*

« A l'avenir, l'admission dans les ambulances, pour le cas de* maladies ordinaires, devra être soumise à la condition suivante : tout malade devra', à défaut de billet d'hôpital, être porteur d'un bulletin, ou d'une pièce en tenant lieu» donnant les indications indispensables de l'état civil et signé par le médecin et le capitaine, ou, en cas d'urgence, pûf l'un d'eux.

« Chaque compagnie devra avoir un certain nombre de ces bulletins préparés d'avance.

Le général en chef d'Aarelle 4* PaMitie*. '

88 bis APP. — RELATIONS DU GÉNÉRAL EN CHEF

Le général commandant en chef la !'• armêê de la Loite au ûmmandênt

du 18* corps d'armée.

Mehun, le 44 décembre 4870.

* Je Voils prie de donner des ordres pour que les médecins dés ambulances et des corps établissent des bulletins écrits à l'encré indiquant : le corps, les numéros matricules, le nom, et, autant que possible, la maladie des hommes dont ils demandent l'évacuation.

« Des ordres devront être donnés pour qu'on refuse d'évacuer les soldats qui ne seraient pas porteurs de billets établis comme il est dit ci-dessus ; et on préviendra les corps que tout homme qui se glisserait dans un train, sans y être régulièrement autorisé, serait considéré comme déserteur. »

M. Gambetta, ministre de la guerre et de Vintérieur, à M. de Freydnet,

délégué au ministère de la guerre.

Bourges, le 20 décembre 4870.

c II y a deux vices dans l'armée qu'il est nécessaire de réprimer rigoureusement : l'évacuation abusive et l'ivrognerie. Pour y parvenir, voici les mesures à prendre :

« 1* Organiser un service de contrôle et d'inspection médicales visitant les hospices et ambulances civiles, et ayant pleins pouvoirs pour renvoyer à l'armée, par les soins de la gendarmerie, tout soldat dont la maladie n'est pas constatée.

« 2* Obliger tous les officiers à coucher avec leur troupe et à marcher avec elle quand elle est en marche ; les rendre responsables de toute absence de leurs hommes non régulièrement constatée.

c 3° Faire des appels réitérés pour constater les présences.

« 4° Faire les distributions de vivres aussi près que possible des bivouacs , afin d'éviter aux troupes les courses inutiles et les occasions de stationnement.

< 5° Expulser des derrières de l'armée les marchands de vin et de liqueurs.

« 6* Faire ramasser par la gendarmerie les ivrognes, les mettre pendant huit jours consécutifs aux grand'gardes? ou aux avant-postes les jours de combat, et les fusiller s'ils lâchent pied.

• T Les jours de combat, défendre aux soldats de quitter le rang pour secourir leurs camarades blessés sous les peines les plus sévères. Faites un ordre énergique en ce sens k tous les chefs de corps, sans omettre aucune des prescriptions ci-dessus mentionnées.

c Je ne vois pas qu'on exécute mon ordonnance sur le rôle de la gendarmerie dans chaque armée. »

AVEC SES LtEUTENAKTS. 89 bis

1" AftMtB DE LA LÔIRB.

\ o° corps. S*inte<]farie, la 4 4 janvier 4 874 .

Ordre du jour.

« La plupart des militaires qui se présentent comme malades aux ambulances en arrière de l'armée ne sont porteurs d'aucun certificat ûé visite ou attestation prouvant qu'ils ont été autorisés à quitter le corps. Il est, par suite, difficile de distinguer à l'arrivée, les malades <te§ fuyards.

* En conséquence, lé* ordres les plus formels sont donnés par le ministre de la guerre pour que les médecins qui procèdent aux visites donnent toujours aux militaires reconnus malades un certificat ou un billet d'hôpital. >

Défera* toix officiers de divulguer les mouvements et positions dé Vafrnèe, en correspondant avec les journaux.

Celorico, le 40 août 1840.

« Le général en chef met à Tordre de l'armée l'extrait d'une lettre qui lui est adressée par le vice-consul anglais à Oportô et qui reproduit des passages de lettres écrites par des officiers d'un rang élevé, passages qui ont répandu l'alarme dans cette ville.

« Le général en chef ne cherchera pas à connaître les auteurs de oes lettres, qui ont jeté inutilement l'alarme sur un point où il eût été bien désirable de laisser régner la confiance. Il a fréquemment dé* ploré l'ignorance des affaires dont sont entachées les opinions émises dans les lettres écrites de l'armée, et l'indiscrétion avec laquelle ces lettres sont publiées. Il est impossible que beaucoup d'officiers connaissent assez le véritable état des choses pour se former une juste opinion des événements probables de la oampagne ; mais leurs opinions, quoique mal fondées, n'en produisent pas moins, lorsqu'elles sont publiées, de fâcheux effets.

« En communiquant publiquement les choses dont tout officier a connaissance, comme le nombre et l'emplacement des différentes divisions de l'armée, la situation de ses magasins,' on commet un acte encore plus nuisible qu'en communiquant simplement son opinion, puisque notre armée est restée plusieurs mois dans les mêmes positions. C'est un fait, parvenu à la connaissance du général en chef, que les plans de l'ennemi ont été basés sur des communications de ce genre et la description de nos positions reproduites par les journaux anglais, qui les avaient puisées nécessairement dans des lettres privées émanant des officiers de l'armée.

90 bit APP. — RELATIONS DU GfilfiBAL EN CHEF

c Quoique les difficultés inséparables de la situation de toute armée engagée dans des opérations défensives, comme celle-ci, soient singulièrement aggravées si on communique des descriptions de cette nature, le général en chef prie seulement les officiers, dans l'intérêt de leur propre réputation, d'éviter de formuler leur opinion sur un état de choses qu'ils ne connaissent pas assez à fond pour le juger; et, quand ils croient devoir communiquer des faits à leurs correspondants, comme l'emplacement de l'armée, sa forée, la formation de ses magasins,' les préparatifs pour rompre des ponts, etc., de recomman* der expressément à leurs correspondants de ne point publier letrs lettres dans les journaux avant d'être certains que cette publication ne sera plus préjudiciable à l'armée ni au service public > -

Wellington.

Wellington au comte Bathurst, ministre de la guerre.

Villa Toro, 23 septembre 484 2.

< Il me semble qu'un officier de l'armée agit irrégulièrement s'il entretient avec des personnes privées une correspondance concernant les affaires publiques dont il obtient connaissance grâce à sa position officielle. » • ' '

ARMÉE D'ORIENT

EUt-major général. Dennt Sébastopol, le S9 juillet 4855.

Au général commandant le génie de Vannée.

• An nombre des lettres adressées à des journalistes par des militaires de l'armée de Grimée et qui ont dû être saisies à la poste par autorité de justice, conformément au règlement sur le service des postes aux armées, s'en trouve une de M. le capitaine de génie"**, adressée au rédacteur de la Presse rf Orient, "à Constantinople, et qui paraît répondre à une demande de renseignements périodiques. Cette première lettre se borne à des généralités dont la publication n'aurait rien de compromettant ponr les opérations, bien qu'ayant le tort d'accuser une certaine lassitude dans les esprits; mais elle promet le prochain envoi d'un plan topograpbique ; et l'exécution d'une semblable promesse serait de nature à mettre M. M"** dans un cas fort grave.

• Je vous prie donc de vouloir bien engager confidentiellement cet officier à cesser d'entretenir, avec son ami le rédacteur, une correspondance ayant trait aux opérations et dans laquelle il pourrait se laisser entraîner à des communications indiscrètes. Veuillez l'engager surtout à s'abstenir de toute communication de plans, qui aurait un caractère particulier de gravité de la part d'un officier du génie. >

Par ordre du général en chef, Le général cbèf de" f^tat-major général! de Martïmprej. ~~

AVEC SES LIEUTENANTS. 9! bis

Surveillance dans la consommation des munitions.

Le maréchal Lebœuf, commandant le 36 corps d? armée, aux généraux

commandant les divisions.

Au camp sous Metz, le 24 août 4870.

« 11 résulte des rapports qui m'ont été adressés par le commandant de l'artillerie du corps d'armée que la consommation en cartouches d'infanterie, dans les journées des 14, 16, 18 août, a été de :

« 1" division 185,000

« Artillerie, en tout 11,000 coups de 4.

— 4.000 — de canons à balles.

< J'appelle toute votre attention sur cette consommation hors de

proportion avec les efforts soutenus et les résultats obtenus contre l'infanterie ennemie, et je vous prie de faire comprendre à tous les officiers sous vos ordres la sérieuse nécessité où nous sommes de ménager nos cartouches.

Paris. — Imprimerie J. Domaine, rue Christine, 2.

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