I. — AIINÉRALX DES LAVES ACTUELLES
Beaucoup des laves rejetées par TEtna consistent en labrado- 7'iteSj roches où le microscope discerne un mélange de labrador, d'augite et de magnétite, auxquels s'adjoignent plus ou moins constamment Tanorthite, Tilménile, le péridot et la tridymite.
Les laves actuelles du Vésuve sont rangées par les lithologistes dans le type leucotéphrite : elles consistent en leucite ou amphigène, néphéline, pyroxène, augite, fer oxydulé avec mélange très fréquent de péridot. Il est important de citer ici les savantes et précises recherches de M. Samuel Ilaughton sur les laves du Vésuve*. On y remarquera une très belle planche où sont représentés des cristaux observés dans des coulées volcaniques , dont la date d'émission est parfaitement connue et qui, en conséquence, méritent sans contestation de prendre place dans la série des espèces de formation actuelle ; je signalerai comme devant s ajouter à la liste précédente : le quartz en prismes bipyramidés de la coulée de 1830 ; la sodalite avec fer titane (1794) ; le mica avec de nombreuses inclusions (1822, 1839) ; l'amphibole hornblende (1631, 1794, 1839), la méïonite (?), la sanidine, etc.
M. Scacchi a ajouté beaucoup de faits à cette série *. Parmi les minéraux actuels qu*il signale, on peut mentionner ici : Tanalcime, Tanorthite, Tapatite ; Tazoture de fer en petites écailles sur les laves de 1884 et 1883 ; Tazurite (lave de 1631) ; la belonesia ou molybdate de magnésie en petites aiguilles dans les enclaves de la
* Transactions of the royal itnsh Academy, t. XXVI, p. 49, 1876.
• Spettatore di Vesitvio et dei Campi Flegrei, 1887.
lave de 1872 ; la biotite ; la chaux native dans des blocs enclavés dans la lave de 1631 ; la calcite, la cuprite (lave de 1631); la comptonitc, la criphiolite ou phosphate de magnésie avec fluor dans un bloc ancien de la lave de 1872 ; la fluorine dans la lave de 1631; la granuline, variété de silice, dans les laves de 1882 et 1884; la limonite, la linarite (éruption de 1881), la litidionite (éruption de 1873) , la inagnoferrite, la magnélile , la mélilite (la gehlenite, signalée par Monticelli, est en réalité de la mélilite ; le humboldtilite et la zurliten'en sont pas distinctes) ; la microsommite (éruption de 1872) ; la milléite, la mizzonite, la molybdénitc, la molysine, la monticellite, la néphéline (sommité, cavolinile, davyne), la néocianine (éruption de 1880), la néochrisolite (lave de 1631) , le péridot, le pyroxène, la pyrrhotine, Tolîgoclase, la vesbine ou vanadale d alumine (éruption de 1631), la wollastonitc.
î:i II. MINÉRAUX DES FUMEROLLES
Ce n'est pas seulement dans les laves que les volcans nous procurent des générations actuelles de minéraux cristallisés. Les fumerolles incrustent souvent les crevasses d'où elles sortent de substances diverses et on en trouve aussi à leur voisinage où elles se sont deposeesparcondensation.il est certain que les procédés mis en œuvre ici sont des plus complexes et qu'avec des condensations pures et simples de vapeurs chaudes il y a des réactions entre des corps exhalés ensemble du sein de la terre, ou bien entre ces corps et les substances superficielles, eau, gaz atmosphérique et roches. Mais le départ entre ces diverses séries ne pourra être fait d'une manière complète qu'après la constatation des résultats de laboratoire rapprochés des observations du gisement et, pour le moment, il est imprudent de vouloir trop séparer les uns des autres les minéraux qui prennent actuellement naissance dans les cratères des volcans actifs.
Comme exemple de condensation pure et simple, on peut citer le sel ammoniac, le sel marin et sans doute divers chlorures métalliques comme ceux de fer et de cuivre, qui donnent aux roches