‹ Les méthodes de synthèse en minéralogie: cours professé au MuséumChapitre 26 sur 85 · DÉPOTS DES CHAUDIÈRES A VAPEUR · texte numérisé non relu

DÉPOTS DES CHAUDIÈRES A VAPEUR

si l'auteur a vraiment produit de l'oligiste et s*il n'a pas confondu avec des rhomboèdres de cet oxyde de simples octaèdres plus ou moins déformés de magnétite. Il ne parait pas supposer en eiïet qu'on fasse jamais autre chose que de Toligiste quand on prépare Thydrogène par le fer : « Ce procédé qui permet d'imiter le fer de Tîle d'Elbe et de Framont, n'a rien de nouveau, dit-il, puisqu'il nest autre chose que celui par lequel s'opère la décomposition de l'eau dans les cours de chimie, et je dois ajouter que tous ceux qui ont pratiqué cette opération ont obtenu le produit sur lequel je veux appeler l'attention des naturalistes. » — Comme on n'a jamais pu produire ainsi d'oxyde à poussière rouge, mais bien de la magnétite (Fe'O*), la synthèse indiquée par de Haldat devra être confirmée.

Cette circonstance ajoute un intérêt de plus à l'oligiste terreux qui s'est produit à l'usine à gaz de Vaugirard et l'absence dans sa masse de toute particule d'oxyde magnétique, produit ordinaire de l'eau sur le fer, est ici des plus remarquables.

§ II. DÉPÔTS DES CIIAUDIKRES A VAPEUK

Les usines procurent, par voie mixte, bien d'autres reproductions minérales. Il suffit de mentionner ici les incrustations trouvées si fréquemment dans les chaudières à vapeur et spécialement dans celles où la température est fort élevée. La calcite, l'aragonite dont les cristaux ont parfois plusieurs centimètres * le gypse, se sont ainsi isolés fort souvent.

M. Tresca^ a examiné les dépôts de nature variée qui s'étaient formés successivement dans les bouilleurs d'une chaudière Farcot, installée au Conservatoire des arts et métiers. Dans le premier bouilleur recevant directement l'eau d'alimentation, on trouvait du carbonate de chaux pur ; dans le second, un mélange de carbonate et de sulfate de chaux ; dans le troisième bouilleur le même corps presque pur ; dans le quatrième , des écailles

' Philotsophical Magazine, l. XIX, p. 330, l^ii.

* Société des Ingénieurs civils, séance du 1"' février 1887.

de sulfate de chaux pur ressemblant à de la porcelaine cassée. Il s*était donc produit une séparation ou une sorte d*analyse mécanique des incrustations, résultat qui doit être attribué à ce que le sulfate de chaux est aisément soluble dans Teau tandis que le carbonate de chaux ne devient quelque peu soluble qu'avec un excès d'acide carbonique dont la chaleur ne tarde pas à opérer le dégagement.

M. 0. Luedecke < a signalé dans une incrustation du même genre observée dans une chaudière de la mine de l'Unité à Zwickau, de Fhydrate de magnésie constitué à l'état de brucite. Ce sont des tables de plusieurs millimètres hexagonales, nacrées, d'un blanc jaunâtre dont Taplatissement a lieu suivant la base a*.

Parmi les cristaux de gypse qui se déposent dans les chaudières à vapeur alimentées d'eaux incrustantes, M. Lacroix en a signalé comme étant maclés suivant a'/, *. Ils ont un centimètre de longueur et sont transparents. Ils sont toujours implanté sur les croûtes séléniteuses par la môme extrémité; leur forme est celle d'un coin dont la plus grosse extrémité est surmontée d'un sommet tétraèdre.

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