‹ Les Métrorragies FonctionnellesChapitre 28 sur 33 · RE EE · texte numérisé non relu

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vénients d’une suppression anatomique ou fonctionnelle diminuent. Aussi la thérapeutique envisagée pourra-t-elle être plus hardie et plus radicale.

La ménopause, plus encore peut-être que la puberté, est l’âge de prédilection des métrorragies fonctionnelles. Lorsque la nature de celles-ci aura été confirmée par le curettage explorateur, qu’il ne faut jamais négliger de faire à ce stade de la vie génitale de la femme, si l’état général est bon, les hémorragies peu abondantes, et la tension artérielle à peu près normale, quelques prescriptions hygiéniques et médicamenteuses suffiront à réduire et à régulariser les métrorragies en attendant l’aménorrhée définitive : exercices physiques modérés, alimentation réduite, exonération régulière de l'intestin, enfin un peu d’hamamélis ou d’hydrastis pour régulariser la circulation.

Lorsque des métrorragies plus considérables troublent l’état de santé de la femme, il faut instituer un traitement plus énergique. Si la tension artérielle est sensiblement normale, on doit prescrire les médicaments vaso-constricteurs et en particulier l’ergotine. Une cure hydrominérale, à Salies-de-Béarn, à Salins ou à Biarritz pourra heureusement compléter cette thérapeutique. Dans le cas contraire, si la malade est une hypertendue, il faut avoir recours aux vaso-dilatateurs : émétine, gui, etc. Concurremment à l’une ou à l’autre des deux médications précédentes, on pourra essayer la sistomensine qui n’a pas d’effets secondaires sur la tension artérielle.

Ces malades bénéficieront aussi d’une cure à Royat ou à Bourbon-Lancy.

Le traitement médical de cet état préménopausique compliqué de métrorragies fonctionnelles, qui est un traitement à longue échéance, sans exiger beaucoup de soins, nécessite tout de même du temps et des ménagements. Aussi, lorsque la malade, en raison de sa situation sociale, demande une guérison définitive et rapidement obtenue, si les traitements précédents n’enrayent pas les hémorragies en quelques semaines, il faut provoquer la ménopause anticipée en ayant recours à la physiothérapie ou à l’exérèse chirurgicale.

Si la tension artérielle de la malade le permet, on préférera la curiethérapie à la radiothérapie; la première donne des résultats plus rapides, mais provoque de ce fait une crise d’hypertension passagère, mais plus brutale; la deuxième méthode amène au même résultat, mais par étapes, puisqu'elle permet de fractionner et d’espacer les applications de radiothérapie.

Les méthodes physiothérapiques donnent d'assez bons résultats dans le traitement des métrorragies fonctionnelles pures, c’est-à-dire sans lésions -“inflammatoires ou néoplasiques concomitantes; la plupart des échecs que l’on a reprochés à ces méthodes sont dus soit à des erreurs de diagnostic, soit à leur emploi intempestif dans le traitement de métrorragies accidentelles ou bien enfin parce que les métrorragies fonctionnelles étaient dues à une petite tumeur de l’ovaire, ce qui arrive quelquefois, comme nous l’avons vu, chez les vieilles femmes qui voient survenir des métrorragies longtemps après la ménopause. Cependant, comme le traitement chirurgical donne les mêmes résultats que

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