‹ Les Métrorragies FonctionnellesChapitre 9 sur 33 · SCHRŒDER · texte numérisé non relu

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La muqueuse utérine vers le milieu de la phase de sécrétion: Phénomènes sécrétoires au niveau des culs-de-sac glandulaires et æœdème du chorion,

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En partant de la fin de l’hémorragie menstruelle qui marque le début d’un nouveau cycle sexuel, on peut diviser ce cycle en trois phases : du premier au onzième jour, phase de prolifération; la muqueuse se répare, suivant le mode habituel de toutes les muqueuses; d’abord par un processus de glissement des éléments épithéliaux qui tapissent les culs-de-sacs glandulaires, puis par multiplication karyokinétique de ces éléments. La régénération achevée, la muqueuse est formée de deux couches : la couche basale qui repose directement sur le chorion et qui ne prend aucune part au cycle menstruel, et la couche fonctionnelle. Peu importante au niveau de l’isthme, celle-ci est beaucoup plus développée au niveau du fond de l'utérus. C’est à ses dépens que se font toutes les modifications de la muqueuse en vue de la nidation de l’œuf. Au début, elle est constituée par un épithélium bas, qui ne présente que quelques glandes courtes, à lumière étroite. Tous ces tubes longs et réguliers cheminent parallèlement entre eux et perpendiculairement à la cavité utérine. L’épithélium très régulier est parsemé de loin en loin de quelques cellules ciliées; les cellules du stroma superficiel ont perdu presque tout leur protoplasma et sont réduites à leur noyau fusiforme. Les capillaires sont petits (fig. 1).

Voilà le point de départ. Mais bientôt les éléments de cette couche fonctionnelle se mettent à proliférer et on voit des mitoses qui s’étendent peu à peu à tous les culs-de-sacs glandulaires.

Du onzième au vingt-quatrième jour, phase de sécrétion : la muqueuse s’épaissit, ses cellules deviennent

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cylindriques et portent des cils vibratiles. Les invaginations glandulaires deviennent de plus en plus nombreuses et sont constituées par des cellules étroites, avec quelques cellules caliciformes. Le stroma adénoïde indifférencié garde le type embryonnaire. A la fin de cette phase prémenstruelle, la muqueuse atteint six à huit millimètres d'épaisseur; er outre, elle est gonflée, ædémateuse et congestionnée. Le revêtement épithélial, au lieu d’être étalé et lisse, présente au contraire des rides, des plis, des ondulations qui traduisent fidèlement les saillies que comporte la surface du derme utérin; la muqueuse plissée paraît même trop grande par rapport à la surface musculaire qu’elle recouvre. Ceci prouve qu’elle s’est accrue considérablement dans toutes ses dimensions, non seulement en épaisseur, mais aussi en surface. On constate au microscope l’hypertrophie des cellules épithéliales qui perdent leurs cils; les glandes deviennent flexueuses, se divisent et s’allongent. Le stroma s’hypertrophie; ses vaisseaux se multiplient et se dilatent; ses cellules présentent de nombreuses mitoses et prennent l’aspect de cellules déciduales. Le tissu conjonctif est œdématié et fortement congestionné : les capillaires sanguins, très dilatés, sont le siège de phénomènes de diapédèse; des globules rouges sont extravasés autour des capillaires. Au cours de cette phase, des matériaux de réserve s'accumulent dans la muqueuse : du glycogène, des substances albumineuses et des graisses (fig. 2). Tandis qu’au cours de la phase précédente, la folliculine ne provoquait que l’hyperplasie et la congeston de la muqueuse et de la musculeuse utérines, ces

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phénomènes sécrétoires sont contemporains et sous la dépendance de l’hormone du corps jaune. Le maximum de tous ces phénomènes congestifs et sécrétoires coïncide avec le vingt-troisième jour du eyele; puis commence immédiatement la phase d'élimination, qui dure du vingt-quatrième au vingt-huitième jour. Cette dernière phase du cycle sexuel se caractérise par l’arrêt de l’hyperplasie congestivé de l’endomètre, par sa dénutrition, par l’exsudation du sang à travers le stroma et l’épithélium et par l’élimination de toute la couche superficielle de la muqueuse. Cette élimination se fait de la façon suivante : les différents éléments de la muqueuse utérine prennent une part très inégale au processus menstruel : tandis que la basaie se modifie peu, la couche fonctionnelle, dans sa partie profonde, présente surtout des phénomènes de congestion qui provoquent des ruptures vasculaires, d’où l’apparition de nombreux foyers hémorragiques. Dans la zone superficielle, l’infiltration hémorragique est moins intense; mais, par contre, c’est à ce niveau que les phénomènes de destruction cellulaire sont le plus accusés. L’épithélium de revêtement et l’épithélium des culs-de-sacs glandulaïres entrent en dégénérescence et tombent dans la cavité utérine en même temps que les éléments du chorion et le sang épanché dans la muqueuse. Mais le tissu épithélial ne s’élimine pas complètement; il laisse derrière lui un semis d’îlots cellulaires qui échappent au processus nécrotique et deviennent autant de foyers de régénération muqueuse. Cette régénération commence d’ailleurs alors même que les regles ne sont pas encore complètement

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