‹ Les meubles du XVIIIe siècleChapitre 3 sur 85 · PLIANTS · texte numérisé non relu

PLIANTS

Le pliant ou ployant, — Saint-Simon emploie les deux formes, — est l'ancêtre des sièges. Il continue le faudesteuil en X du moyen âge, qui lui-même se rattache au bisellium antique. Mais au xvme siècle il a perdu la vogue que l'étiquette lui avait donnée au temps de Louis XIV. Lalonde le définit : «tabouret distingué qui ne sert qu'à la cour et chez les princes ». Il consiste en deux châssis carrés qui entrent l'un dans l'autre et sont reliés au milieu de leur hauteur par des boulons. L'X ainsi formé se plie et se déplie autant que le permet l'étoffe tendue sur les deux traverses du haut, formant le dessus du siège. Vers 1770, le pliant est un siège élégant, à pieds chantournés et sculptés qu'on fait entrer en entaille les uns dans les autres pour que les deux châssis aient la même largeur. Jusqu'à la fin de la monarchie, on en fabrique de riches modèles pour la cour, les princes, les ambassadeurs, partout où s'observe l'étiquette. Moreau le Jeune ne manque pas de figurer un pliant comme attribut de charge à côté de la Dame du palais de la reine (1776). Sa hauteur varie ordinairement de om 380 à om 430. Le siège a pour dimensions le carré de la hauteur.

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