‹ Les meubles du XVIIIe siècleChapitre 53 sur 85 · PORCELAINES · texte numérisé non relu

PORCELAINES

Un dernier élément d'embellissement, — nous ne parlons pas des mosaïques en pierres dures dont le travail depuis Colbert est retourné aux Florentins — vient de l'emploi des plaques de porcelaine ou de biscuit de Sèvres. C'est le directeur de la manufacture Jean- Jacques Hettlinger, qui a le premier l'idée, vers 1783, d'appliquer la porcelaine à la décoration des meubles, tout au moins dans l'ébénisterie de grand luxe. Sans doute ce Suisse se souvient des «cabinets » enrichis de plaques d'argent, de mosaïques et de porcelaines que ses compatriotes fabriquent aussi bien que les Munichois ou les Augsbourgeois. Les plaques de Sèvres constituent le plus riche et le plus élégant décor de l'ameublement Louis XVI, mais on ne les voit figurer que sur les ouvrages de choix. De grande dimension, lorsqu'ils doivent garnir l'abattant d'un secrétaire ou le panneau d'une armoire, on les fait très réduits pour les enchâsser sur la traverse d'une table. Les ébénistes les incrustent sur les dessus de table, sur les traverses. Ils en décorent les caisses à fleurs, les coffrets à bijoux, les bas d'armoire. Leurs cou-

BRONZES, MARBRES, PORCELAINES

leurs inaltérables et séduisantes reproduisent tous les motifs de style Louis XVI, corbeilles de fleurs soutenues par des nœuds de rubans, guirlandes de roses, bouquets, sujets galants ou champêtres, figures ou animaux. C'est d'un effet décoratif charmant.

GARNITURES DE SIÈGES ET DE LITS

Qu'il s'agisse de canapés, d'ottomanes, de duchesses, ou de banquettes, de chaises, de fauteuils, les sièges ne comportent ni décor de marqueterie, ni application de bronzes, En revanche, ils se prêtent à l'agrément de toutes sortes d'étoffes et sont susceptibles de recevoir, ainsi que les lits, un embellissement de soieries, de toiles peintes ou de tapisseries interdit aux autres meubles.

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