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MODES DE REPRODUCTION

se montre comme une ligne fine et légèrement grisâtre. Les cellules microbiennes ne contiennent jamais de noyaux ; c'est là un caractère essentiel qui les différencie de la plupart des cellules organiques.

L'iode colore le protoplasma en jaune, ce qui prouve l'absence d'amidon. Les couleurs d'aniline ont sur les cellules microbiennes une puissance tinctoriale remarquable, propriété qui a été mise en évidence pour la première fois par Weigert (4), il y a quelques années à peine. Cette découverte a réalisé pour la microbiologie un progrès immense. Depuis, les procédés de coloration ont été perfectionnés par Ehrlich (2), Gram (3), Cornil, Kùhne, etc.

Modes de reproduction.

Les microbes se reproduisent par scissiparité (Arthrospores de de Bary) ou sporulation (Andospores).

La reproduction par scissiparité est l'apanage des microbes en forme de coccus. Elle se fait de la façon suivante. Le Micrococciis prend une forme ovalaire; puis il s'étrangle en son milieu et ne tarde pas à se segmenter pour donner naissance à deux Coccus. Chacun d'eux se divise de la même manière et suivant le nombre des segmentations qui s'effectuent de la sorte et la disposition que prennent les coccus, il résulte de cette division des Diplocoques, des Tétrades, des Sarcines, des Staphylocoques, ou des Zooglées.

La reproduction par sporulation se retrouve chez des microbes d'ordre plus élevé, par exemple chez les Bacilles. Des

(i) Weigert, Virchow's Archiv.^ 1881, vol. LXXXIV, p. 275.

(!2) Ehrlich, Zeitsch. f, klin. Med., voL I, p. 553; vol. II, p. 710, etc.

(3) Gram, Fortschritte der Med. 1884, p. 185.

TH. DAVID. t

points réfringents, qui ne sont autres que des condensations protoplasmiques, apparaissent en certains points du bacille : ce sont les spores, qui sont mises en liberté, on tombent en déhiscence^ suivant Texpression consacrée, par la résorption du protoplasma. Chaque spore se développe ensuite pour donner

naissance à un bacille.

La spore est un élément résistant aux agents physiques et chimiques; elle peut vivre sans se noumr, à Fétat latent.

La spore, le corpuscule germe ^ comme rappelle M. Pasteur, est Tanalogue de la graine des plantes. Elle résiste à une température élevée : la spore charbonneuse, par exemple, peut résister momentanément, à la température de 130 d^^rés comme Ta démontré M. Pasteur, tandis qu*une température de 65 degrés fait mourir la bactéridie.

En vieillissant, le microbe peut se déformer et prendre ce que Ton appelle des formes c involutives >.

Aérobies et anaérobies. — Aérobies facultatifs.

Les microbes aérobies sont ceux qui vivent au contact de Tair (aérobies obligatoires); les anaérohiesj ceux qui se développent dans les milieux qui en sont privés, qui ne peuvent vivre s'il y a un atome d'oxygène (anaérobies obligatoires). Les aérobies facultatifs sont ceux qui peuvent vivre indifféremment avec ou sans air. C'est le groupe le plus considérable des microbes.

Tous les microbes sont avides d'oxygène : les aérobies le puisent directement dans l'air, les anaérobies le prennent dans les milieux organiques qui leur conviennent, en les décomposant et en produisant avec eux des combinaisons chimiques particulières.

Celle « vie sans air », comme le disait M. Pasteur, c'est la

MICROBES SAPROGÈNES, GHROMOGÈNES, PATHOGÈNES 19

fermentation. Les substances chimiques qui en résultent sont les produits de la fermentation. Ces produits varient avec le microbe et avec le milieu organique dans lequel il évolue.

Toute la théorie des fermentations se résume en ces quelques mots. Nous devions l'indiquer, car dans la bouche les fermentations ne font pas défaut.

II est cependant des bacilles qui peuvent vivre sans air et sans produire de fermentation : le prodigiosus et celui de l'œdème malin, par exemple.

Voici, d'après Liborius (1), le classement des bactéries suivant leur affinité pour l'oxygène, en commençant par celles qui ont le plus besoin de ce gaz :

BacUlus typhi abdominalis*

Siaphylococcus pyogenes aureus.

Bacille de la septicémie des souris.

BaciUus prodigiosus.

Proteus vulgaris,

Bacillus acidi lactici,

BaciUus pneumonies,

BaciUus crassus sputigenus,

Ciostridium fetidum,

Pseudo-œdem baciUus.

BaciUus polypiformis.

Bacille de ToedèiTie malin (septicémie de Pasleur).

BaciUus aerophylus.

BaciUus fluorescens liquefaciens.

BaciUus cyanogenus.

BaciUus aquatilis fuscus.

BaciUus fuscus.

BaciUus subtiUs,

Sarcina lutea.

Rosa hefe.

Micrococcus tetragenus.

iO.

BaciUus anthracis.

SpiriUum cholerœ.

Spirillum thyrogenum.

SpiriUum Finklerii,

Streptococcus pyogenes.

Microbes saprogènes, chromogènes, pathogènes.

Un microbe saprogène est celui qui, en se développant dans un milieu de culture, dégage une odeur de putréfaction ; tel est le Bacterium termo.

(1) Liborius, Flûgge, Die Mikroorganismen, p. 455.

LES MICRORES DE LA HOUGIIE.

Rosenbach a trouvé dans les matières en putréfaction à odeur nauséeuse et dans le contenu putride des follicules des amygdales, un bacille qui a la même odeur que la substance caséeuse de ces follicules. Ses cultures sur l'agar-agar ont la forme d'une moule. Il est aérobie et anaérobie. Ses bacilles, allongés, grands, possédant une spore, ne sont pas pathogènes (fig. 3).

Un microbe chromogène est celui dont la culture est colorée ;

FiG. 3. — Bacille saprogèno provenant d*uno culture sur le sérum gélatinisé (Cornil et Babcs).

FiG. 4. — Micrococcui prodigiosus»

\y culture; 2, bactéries (G. et B.).

tel est le Slaphylococcus pyoyenes aureus, dont la culture est jaune ; le prodigiosuSy dont la culture est rouge (fig. -4).

Le microbe pathogène est celui qui, en se multipliant dans les organes de l'homme ou des animaux, détermine des maladies localisées ou généralisées, c'est-à-dire des infections.

Ce sont donc les microbes pathogènes qui nous intéressent le plus. Ils peuvent agir sur les tissus, soit directement, par action de présence, en traumatisant les éléments histologiques aux dépens desquels ils vivent, soit indirectement, par les substances solubles qu'ils sécrètent, substances toxiques qui vont imprégner toute récononiic et qui sont connues sous le nom dePlomaïnes.

PTOMAINES. 21

Ptomaïnes.

Déjà, en 4851, Panum avait trouvé des corps vénéneux dans les chairs putréfiées. Bergmann et Smiedeberg en avaient isolé un corps azoté, la sepsine^ lorsque les travaux de Gautier (1873) et de Selmi vinrent démontrer qu'il existe un certain nombre d'alcaloïdes vénéneux dans les produits organiques en putréfaction, et que ces alcaloïdes, solubles dans l'éther, se comportent, vis-à-vis des réactifs chimiques, d*une façon analogue à l'atropine et à l'hyoscyamine.

Selmi a isolé différentes variétés d'alcaloïdes cadavériques dont il a essayé de donner une classification, et avec ces substances il a pu former des sels cristallisés, chloroplatinates, chloraurates, chloromercurates (1).

A M. Gautier (2) revient le mérite : a V d'avoir en même temps que Selmi reconnu l'existence des alcaloïdes vénéneux durant les putréfactions ;

a 2** D'avoir démontré le premier, comme Selmi l'a publié lui-même, que leur origine était la destruction bactérienne des albuminoïdes et surtout d'avoir généralisé ces découvertes en montrant que chez l'animal bien portant, chez l'homme durant la vie physiologique, ces alcaloïdes ou des alcaloïdes analogues vénéneux se produisent sans cesse, sont sans cesse détruits par l'oxydation et éliminés par les reins » (Cornil et Babes).

En étudiant les produits de la putréfaction sur des centaines de kilogrammes de viande, M. Gautier a pu donner l'analyse des ptomaïnes isolées, ce que n'avait jamais fait Selmi. Il a dé-

(1) Selmi, Suite ptomainey Bologne, 1878.

(2) Gautier, Bull, de VAcad. de méd.y 1881, p.] 599, et 1882, p. 158.

±1 LES MICROBES DE LA ItOUCHE.

montré de plus la présence d'alcaloïdes cristallisés dans les urines normales, la salive , les venins de serpents, le suc musculaire.

MM. Brouardel et Boutmy ont, d'autre part, démontré Timportance de la recherche de ces alcaloïdes au point de vue médico-légal (1).

Brieger, dont les travaux ont eu, en ces temps derniers, un grand retentissement, a employé pour étudier les ptomaïnes une méthode spéciale ; il les extrait par l'eau, l'acide chlorhydrique et l'alcool. Nous n'avons pas à entrer ici dans les détails compliqués de la technique chimique. Il nous suHira de dire que, dans la putréfaction de différentes substances organiques, firieger a isolé des corps bien définis, cristallisés et analysés chimiquement. Plusieurs de ces corps ont une toxicité analogue à celle de certains alcaloïdes végétaux.

Les recherches de Brieger ont porté également sur les ptomaïnes isolables d'une culture pure en bouillon, obtenue par rensemencemenl d'un bacille pathogène. Des cultures du bacille de la fièvre typhoïde il a pu isoler, en 1885, une base dont les effets sont toxiques sur les animaux ; il l'a appelée typhO'toxine. Elle amène la mort chez le cobaye en vingt-quatre heures avec augmentation des sécrétions, fréquence de la respiration, dilatation des pupilles, diarrhée, cœur en systole (2).

Brieger a cru trouver des alcaloïdes toxiques dans les cultures du microbe du télanos.

Nencki a cherché en vain des ptomaïnes dans les produits du bacille du charbon.

(1) Brouardel et Boutmy, Assoc. franc, pour l'avancement des sciences, Reims, 1880, p. 411). — Ann, d'hygiène et de tnéd, lég.^ 18B0, 2° série, t. IV, p. 344.

(2) Brieger, Ueher Ptornaïne, Berlin, 1885.

PTOMAINES 23

M. Bouchard a démontré dans le choléra la formation d'un poison soluble éliminé par les urines (4).

Charrin, en injectant du liquide de culture du bacille pyocyanique filtré ou même chauffé, a pu, suivant la dose inoculée, déterminer les symptômes de la maladie, anorexie, diarrhée, albuminurie, paralysies et même le coma et la mort (2).

MM. Roux et Chamberlant ont démontré que dans la maladie produite par le vibrion septique de Pasteur, les symptômes généraux étaient dus également à l'action de substances solubles sécrétées par le microbe. Ayant inoculé à des animaux un bouillon de culture de vibrion septique filtré et stérilisé, ils ont déterminé chez eux, suivant la dose inoculée, les symptômes de la maladie et ont pu même déterminer la mort (3).

MM. Chantemesse et Widal ont montré que, si l'on injectait une culture stérilisée de bacille d'Eberth au cobaye, animal naturellement réfractaire au microbe de la fièvre typhoïde, on déterminait une intoxication s'accompagnant d'amaigrissement, de dégénérescence graisseuse du foie, de tuméfaction de la rate, de néphrite épithéliale, etc. (4).

MM. Roux et Yersin, dans des expériences remarquables que nous aurons occasion de rapporter avec détails, en inoculant des cultures stérilisées du microbe de la diphtérie à des espèces sensibles, ont non seulement reproduit les symptômes généraux de la maladie, mais une des manifestations les plus

(i) Bouchard, Assoc. franc. pour l* avancement des sciences j Grenoble, 1885, p. 555.

(2) Charrin, La maladie pyocyanique, Paris, 1889.

(3) Roux et Chamberland , Annales de l'Institut Pasteur, 1887, p. 562.

(4) Chantemesse et Widal, Annales de l'Institut Pasteur, 1888. p. 54.

24 LES MICROBES DE LA BOrCHE.

caractéristiques de rempoisonnemenl diphtérique : la paralysie (1).

En ces derniers temps, l'école française, en étudiant les poisons solubles srécétés parles microbes, n'a pas cherché à en faire l'analyse chimique, elle s'est contentée de l'étude biologique de ces substances solubles prises en masse dans une culture stérilisée et inoculées à des espèces animales.

Avec ces substances inertes sécrétées par les microbes, on a tenté également la vaccination contre certaines maladies infectieuses. Ne voulant pas sortir du cadre de notre sujet, nous nous contenterons de rappeler les résultats obtenus dans cette voie par M. Charrin pour la maladie pyocyanique, par MM. Roux et Chamberland pour la gangrène gazeuse, par MM. Chantcmesse et Widal pour la fièvre typhoïde.

Milieux de culture.

Bouillon^ gélatine^ gélose, sérum , isolement sur plaques

de gélatine, etc.

Les microbes qui évoluent naturellement dans la boucho de l'homme peuvent vivre et se développer sur des milieux artificiels. Ce sont 1î\ les milieux dits de culture, sur lesquels on peut isoler ces microbes et étudier leui's propriétés biologiques. La culture du microbe sur milieux divers fournit des caractères différentiels qui permettent son diagnostic lorsque les caractères morphologiques sont différents.

En étudiant les microbes de la bouche, nous parlerons constamment de leur culture sur bouillons, gélatine, gélose,

(i) Roux et Yersin, Annales de VInstiiut Pasteur, 1888, p. 629.

sérum, de leur isolement sur plaques. Il nous faut donc exposer brièvement ce que c'est qu'une culture.

Un milieu de culture peut être liquide ou solide; il doit renfermer ks principes nutritifs nécessaires pour le microorganisme que l'on veut étudier; il doit, d'autre part, être « stérile », c'est-à-dire privé de tout germe. Delà sorte, seul le microbe ensemencé se développe. Les milieux doivent être presque toujours neutres ou légèrement alcalins pour répondre aux besoins de la généralité des microbes,

MM. Thoinot et Masselin donnent des milieux de culture la classification suivante (1) :

1° Milieux liquides : bouillons, liquides minéraux et végétaux (peu employés) ; liquides orgianiques naturels (laijL, urine, humeur aqueuse, sérum, liquide allantoïdien, liquide de l'hydrocèle) ;

2** Milieux solides : transparents (gélatine, gélose) ; semitransparents (sérum) ; opaques (pomme de terre).

Les éléments nutritifs du bouillon, de la gélatine et de la gélose sont représentés par le suc de la viande, des peptones et du chlorure de sodium. Le bouillon est le milieu de culture liquide par excellence ; c'est avec lui que M. Pasteur a fait ses plus grandes découvertes. Voici comment on le prépare :

Les viandes de bœuf, de veau et de poule sont les meilleures à employer. On mélange 500 grammes de viande hachée et débarrassée des os, de la graisse et des aponévroses, avec 1000 grammes d'eau distillée; on laisse macérer pendant vingt-quatre heures à froid. Après ce temps, on filtre sur un linge mouillé, et au bouillon ainsi obtenu on ajoute une quantité d'eau suffisante pour que le tout donne une quantité de

(1) Thoinot et Masselin, Précis de microbiey Paris, 1889, p. 34.

4000 grammes. On ajoute 5 grammes de sol marin cl 10 grammes de peptone Chapoteîiu, on fait bouillir pendant une heure à 100 degrés, on filtre de nouveau sur un linge, on alcalinise le bouillon, on le porte à l'autoclave pendant dix minutes à 415 degrés, on le laisse reposer jusqu'au lendemain afin que la graisse se solidifie à la surface, on décante, on verse dans un ballon préalablement stérilisé et bouché à l'ouate, on reporte de nouveau à l'autoclave à -|- 415 degrés pendant un quart d'heure et le bouillon est dès lors parfait et stérile.

Pour solidifier le milieu, on ajoute 10 pour 100 de gélatine extra-fine (gélatine peptone), ou 10 grammes de gélose, qui est le produit colloïde retiré d'une algue par Payen. Les Allemands ont donné à cette algue le nom iïagar-agar.

Pour solidifier la gélose, il vaut mieux placer les tubes dans la position inclinée, qui favorise les cultures en surface, on strie, auxquelles la gélose se prête mieux.

c La gélose a sur la gélatine un grand avantage; on peut l'exposer à la température d«; l'étuve (:37 à 41 degrés) sans qu'elle se liquéfie, comme le fierait la gélatine, qui fond audessus de + 18 degrés. Le seul reproche qu'on puisse lui faire, c'est qu'elle est toujours légèrement louche; cependant un peu d'habitude et d'adresso, fait obtenir un produit presque transparent.

« On peut ajouter à la gélatine et à la gélose de la glycérine, du glycose, de la leucine, de la dextrinc, comme le font MM. Nocard et Roux pour cultiver la tuberculose > (Thoinot et Masselin, p. 4-6).

L'ensemencement d'un microbe se fait dans un ballon ou dans un tube à essai, contenant du bouillon, de la gélatine ou de l'agar.

Pour faire le triage des germes, on emploie la méthode des

MILIEUX DE CULTIHK.

'cultures sur plaques, qui rend de grands services et dont nous aurons souvent occasion de parler au cours de nos descriptions.

On commence par liquéfier lioi'^ tubes de gélatine en let, exposant a une tempeiature vaiiant cnlie 30 ol 35 degrés On ensemence le piemiei avec la substance à exaniinei et on

I, trépied dont lus pied: :

d'e&u, n; c, clocha; p, plaque (Coniil et Babas).

agite le tube de Taçon que les germes se mélangent à toute la masse de la gélatine. On ensemence le deuxième tube de la même façon en recueillant trois gouttelettes du premier ainsi préparé avec «ne aiguille à boucle. On ensemence enfin le

'jniiïUi a fco'iclrî. 'in -îîaie ji ^'^laiinr le :nafvm ic !tâ uih»?:? sir une pldq-ie 4»î 7^rr'i: prMiafiir^airflt Tî/^ir?^. la iiîo*]??* js& plaqo^ ^ filàLne 2»ir ia»t pi;mi:n#»îi*^ i aiVf^aii pour ^rie !a ioiid'ifirjkiiofi \ -t^-xt-ht vir-'^nt ine î.in'ai:*» mie: h J'}a oç«ir* <^n <H>i. U pi-ia»:r.eiû* ^t piib:»*^ ri-iftrsis f la r^îïr^-îruiiur , pour {^ciiiJ>r U tt^ui:::;i!ai.oa irt .a ^^iauiie. Les troLï piai;ri^«> de ^f^Utinc ;iin.-i yvafetLoontînrî î«2ac mii^ iaoî me rôambc^ horAÎde 4^ koi^n ou oa l»îs li.sr^ /L-î^riiu i»;v.*iopp<!iwii£ de^

inocoléi^ e%t riri^ en mûir^c^s. oa é^ict» !a lormalioa ^ur la plaqa^ de coloaie^ trop aocnijr-îïia*» -rt --*:p nppn>;fatfes.

L'aspect d'Tf rultur^i varie p<:'*ir oa miim^ microbe ^unant le% milieux tùxKm'tn*:^:: : don*: aiiLuic •i'î loili'tax d*? caltore â'ntrhf autant de caracti^PÂ diff^renti p^xir an rnim/à mkrobe.

I>;t culture^ âur roilieux s*'Aidn< l!a*:iiîtr^nt eaûn fî^oleiDeiil de ^^erme*. >!, aprè» afoir raini>lii à aae di>Ui:e tempêratore un tube de prélatine, on Teoi^^meaiie et on fétale ensuite sur une plaque de ^erre. la g^^laliae aia:^i i^talêe m* solidiiie; chaque germe inoculé se développe Ls«>lêmeQt pour son C4}îuitiHf en donnant une colonie particulière qui ne se confond pa» avec les voisines. En ^«rmant une de ces colonies sur un milieu queWxinque, on e?t 2Ùr d'obtenir une culture pure du microbe qu'elle représente.

Leh milieux doivent être absolument ^tériltsés, avons-nous dit, et i>our cela toute la verrerie qui âervira de contenu est au préalable bouchée à Touate et portée à 170 degrés pendant une fleure dans le four à flamber. Lorsque ces vases ont été rem|iliK par les liquides nutritifs, ils sont exposés i Tautoclave KOUH iireHHion à la vapeur humide, dont la température varie entre iW et \:i\ degrés. On prive ainsi de tout germe le

contenu et le contenant. Le milieu peut être ainsi maintenu indéfiniment stérile, grâce au tampon d'ouate qui ferme le vase. On sait en effet que l'ouate laisse filtrer Tair, mais ne donne pas passage aux microbes de l'atmosphère.

Les milieux organiques naturels, tels que le lait, l'urine, l'humeur aqueuse, le purin, le liquide allantoïdien , le liquide de rhydrocèle et de Tascite, peuvent servir aussi de milieu de culture.

Le laity avant de servir de milieu de culture, doit être parfaitement stérilisé. Pour cela, on peut employer deux procédés différents. Le premier consiste à porter le lait pendant un quart d'heure à l'autoclave à+ 115 degrés. On laisse reposer, et lorsque les matières grasses sont remontées à la surface du liquide , on va au fond du vase recueillir avec une pipette stérilisée toute pio. 6. — la partie liquide, en prenant bien soin de ne pas ^^àTfmr*^""^ entraîner de particules graisseuses. Le lait est ensuite déposé dans des ballons Pasteur (fig. 6). On l'épure de la façon suivante : les ballons, placés à Tétuve à 37 degrés, sont examinés au bout de quarante-huit heures; on s'assure qu'il ne s'est pas développé.de moisissures dans le liquide. On examine môme une gouttelette du lait au microscope, pour s'assurer qu'il ne contient pas de micro-organismes. On peut même, pour plus de sûreté, ensemencer un tube de bouillon avec une goutte de lait et porter ce tube à l'étuve; si, au bout de vingt-quatre heures, le bouillon est resté stérile, on peut être assuré de la purelé du lait.

Le lait, porté à une haute température, est modifié dans sa composition. Aussi M. Duclaux a-t-il conseillé, pour recueillir le lait, un second procédé, qui est le suivant :

On prend des tubes à essai bouchés à Fouale cl préalablement stérilisés. < Pour y introduire du lait, on lave bien le pis de la vache, et, quand les premiers mouvements de mulsion ont bien nettoyé les parois du canal, on enlève doucement, avec une pince, le bouchon de coton qui ferme le tube, et Ton dirige dans l'intérieur le liquide qui s'écoule, en ayant soin de tenir ce tube tout près de la mamelle, sans pourtant la toucher. On ne peut éviter qu'une portion du lait ne coule à l'extérieur du tube; cela est sans importance, et il vaut mieux le perdre que de chercher aie recueillir. On remet le bouchon qu'un aide a gardé à l'extrémité de la pince, et l'on reporte le tout au laboratoire.

« On doit préparer ainsi plusieurs tubes; quelques-uns s'altèrent, cela est inévitable , avec une manipulation aussi délicate, mais il y en a toujours un grand nombre qui restent inaltérés, si Ton a bien opéré (1). »

L'urine peut servir di3 milieu de culture. On sait que M. Pasteur a cultivé tout d'abord dans ce liquide la bactéridie charbonneuse.

L'urine recueillie est filtrée, alcalinisée, stérilisée et portée ensuite dans les ballons Pasteur.

V humeur aqueuse est un milieu excellent pour les cultures en cellules.

On se la procure de la façon suivante : on extirpe l'œil d'un animal; on cautérise un point de la cornée avec rexlrémité d'une baguette de verre préalablement passée à la flamme; en ce point cautérisé, on introduit l'extrémité effilée et stérilisée d'une pipette Pasteur. L'humeur aqueuse monte par capillarité, et l'on peut aider son ascension en pressant sur le globe oculaire.

(i) Duclaux, Annales de l Institut agronomique^ 1882, p. 24.

Le liquide de Vhydrocèle et de Vascite doit être recueilli sur les malades avec les plus grandes précautions antiseptiques. On doit faire usage de trocarls parfaitement stérilisés et re- , cueillir le liquide dans des vases également stériles.

Le sérum est un milieu excellent pour la culture de certains microbes. On le solidifie en le gélatinisant par la chaleur, et sa préparation nécessite une série de manipulations délicates. Nous rapporterons la méthode de MM. Nocard et Roux, bien décrite dans le livre récent de MM. Thoinot et Masselin (1).

Les sérums des moutons, du bœuf et du cheval sont les meilleurs. Le sérum du chien, facile à obtenir dans le laboratoire, est défectueux, en raison de sa coagulation très rapide.

Les instruments nécessaires pour recueillir et conserver le sérum sont une canule et un vase dit à sérum,

La canule se termine d'un côté par un bec mousse taillé en biseau, de Tautre par une extrémité large adaptée à un tube de caoutchouc long de 4-0 centimètres.

On stérilise la canule en introduisant son bec dans l'extrémité libre du caoutchouc et en la plaçant ainsi dans l'autoclave à + 415 degrés.

Le vase à sérum y d'une capacité de 2 litres environ, est fermé par un bouchon de liège, dont le diamètre est inférieur à celui du col du vase. Un tube de verre recourbé à angle droit et fermé à son extrémité supérieure traverse le bouchon et plonge jusqu'au fond du vase. On garnit la circonférence du bouchon d'un anneau d'ouate comblant le vide existant entre le col du ballon et le bouchon trop étroit; on garnit encore le pourtour du col à l'émergence du tube avec de l'ouate ; on fait

(1) Thoinot et Masselin, Précis de microhie, p. 47.

un trait au couteau à verre, près de rextrémité effîlée du lube, et on porte le tout au four à flamber, pour le stériliser.

Les instruments ainsi préparés, on procède à l'opération.

Si Ton prend le sang dans la carotide, on commence par mettre à nu le vaisseau, en le faisant saillir avec une pince passée en dessous. On stérilise la surface en la cautérisant avec une baguette de verre chauffée à la flamme ; on brise l'extrémité effilée du tube de verre traversant le tube dit à sérum ; on introduit cette extrémité effilée et brisée dans la portion libre du tube de caoutchouc, et Ton enfonce la pointe de la canule dans la portion de l'artère que l'on a cautérisée avec le verre chauffée. Une libre communication existe alors entre le calibre de l'artère et l'intérieur du vase, au fond duquel vient se déverser le sang poussé par la pression artérielle. Lorsqu'on a recueilli une quantité de sang suflisante, on retire la canule et l'on fait une ligature sur le vaisseau.

Les vases sont tninsportés dans un endroit frais; au bout de vingt-quatre ou quarante-huit heures, le caillot se rétracte, et l'on peut recueiUir le sérum avec des pipettes stérilisées introduites à travers l'ouate qui recouvre le col du vase.

Ces pipettes sont encore laissées pendant douze lieures dans un endroit frais, de façon à laisser déposer les globules rouges que le sérum peut encore contenir.

Le sérum acquiert, de la sorte, une beUe coloration d'un jaune-citron, et on le distribue dans des tubes à essai qu'on remplit seulement au quart. Ces tubes à essai sont placés dans un appareil de Koch ou de Roux, et disposés suivant un plan incliné. Cet appareil est porté à 68 degrés, température à laquelle le sérum se gélatinise et prend une teinte jaune clair opale.

Le type des milieux opaques^ qui sont de plusieurs espèces,

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