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PROCÉDÉS POUR RECHERCHER LES MICROBES

est la pomme de ferre. On prépare ces jiiilieux suivant deux procédés différents, celui de Koch, modifié par MM; Thoinôt et Masselin, et celui de Roux.

Le premier, dans lequel la culture peut se faire en grande surface, consiste à couper les pommes de terre bien lavées et bien brossées en deux moitiés égales, qu'on place dans un cristallisoir sur un disque de papier filtre; la pomme de terre, le cristallisoir et le papier ont d'abord été lavés avec une solution de sublimé au 1/4000*. Puis on met le tout dans Tauto* clave qu'on porte à 4 00 degrés pendant une heure , puis à 4 15 degrés pendant un quart d'heure, après quoi on laisse refroidir.

Dan? le second, ou procédé de Roux, on prend des tubes à essai d'environ 2 centimètres et demi de diamètre, et portant vers le quart inférieur un étranglement qui empêche la tranche de pomme de terre de tomber au fond ; dans le quart inférieur se rassemble le liquide qui sort.de la pomme de terre après cuisson. On coupe des pommes de terre ou des betteraves en tranches rectangulaires d'environ 5 centimètres de long sur 4 centimètre de large au moins; on introduit chaque fragment dans un tube, qu'on ferme avec un tampon d'ouate et qu'on place dans l'autoclave (Thoinot et Masselin).

Procédés pour rechercher les microbes dans la bouche

ou la salive.

Les microbes de la bouche peuvent être recherchés par trois procédés différents :

4'' En examinant directement les liquides buccaux, après les avoir étalés et colorés sur lamelle ;

S"* En faisant des cultures sur différents milieux et en isolant les germes par la méthode des plaques ;

S*" Eu inoculant directement ces liquides à différentes espèces animales.

4* Coloration immédiate des lamelles. — Ce procédé peut donner des renseignements sur le nombre, sur la forme générale des microbes contenus dans la bouche, mais elle ne suffit pas pour les différencier exactement. Elle peut, dans quelques cas pourtant, donner des résultats positifs et cerUnins, par exemple sur les bacilles de la tuberculose et de Tactinomycose.

Les procédés de coloration spéciaux usités pour ces recherches seront décrits plus loin. Nous nous contenterons de signaler ici le procédé usuel pour étaler la salive sur lamelles avant coloration.

On recueille une parcelle du crachat avec un fil de platine préalablement stérilisé, onl'étâle sur une lamelle, on applique une seconde lamelle sur la première, on les fait glisser Tune sur l'autre, dans tous les sens, de façon à bien étaler le crachat à leur surface. Les lamelles sont ensuite séparées et on les laisse dessécher à l'air libre. Gela fait, on les présente trois fois h la flamme du bec de Bunsen, à seule fin de coaguler l'albumine.

2° Culture et isolement des germes. — Pour obtenir des cultures, on commence par ensemencer, avec une parcelle de salive, des plaques de gélatine; on étudie les colonies développées à la surface de ces plaques, on les isole et on recherche leurs propriétés.

Dans ses études sur les mrcro-organismés de la bouche normale, Vignal, pour ne pas être gêné par la présence de ceux qui pourraient être apportés par les matières alimentaires et

PROCÉDÉS POUK RECHERCHER LES MICRORES. 35

qui ne séjournent pas d'ordinaire dans la bouche, conseille les précautions suivantes.

La veille du jour où l'on veut faire la cueillette, il faut avant de se coucher se laver la bouche à plusieurs reprises avec de l'eau stérilisée, et se brosser les dents avec une brosse également stérilisée. Le lendemain , avant de manger, on se lave encore la bouche avec de l'eau stérilisée, et alors seulement on enlève, à l'aide d'un fil de platine flambé, un peu de tartre dentaire ou d'enduit lingual. Cette petite quantité de matière ainsi enlevée est délayée dans un tube contenant du bouillon, et c'est ce bouillon qui est ensuite ensemencé sur le milieu que l'on veut observer.

Si l'on n'a pas pris soin de délayer au préalable un peu de tartre dentaire ou d'enduit lingual dans du bouillon neutralisé, on risque fort, comme l'a constaté M. Cornil, de ne rencontrer que fort peu de colonies, parce que les seuls germes qui se développent sont ceux qui entourent la petite masse de tarlre; ceux du centre n'arrivent pas à coloniser, réunis qu'ils sont par une masse visqueuse.

Les plaques de gélatine doivent être placées dans une étuve chauffée de 20 à 22 degrés, température plus favorable au développement des colonies.

3" Inoculation directe. — Ce procédé consiste à injecter à un animal, lapin, souris, cobaye, parfois un chien, une certaine quantité de salive dans le tissu cellulaire et à essayer de déterminer ainsi des septicémies expérimentales. On peu', arriver à isoler de la sorte un seul microbe, celui qui est pathogène pour l'animal inoculé. C'est ainsi que M. Pasteur découvrit le pneumocoque, en injectant à un lapin la salive d'un enfant mort de la rage. Le pneumocoque, seul parmi le

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