‹ Les microbes de la bouche (volume 2)Chapitre 14 sur 37 · PRÉPARATIONS MICROSCOPIQUES · texte numérisé non relu

PRÉPARATIONS MICROSCOPIQUES

I Pour examiner les cultures liquides sans coloration, on prend une pipette Pasteur (1) préalablement stérilisée, on en casse l'éffilure, on la passe à la lampe à alcool et on puise quelques gouttes par aspiration dans le milieu de culture. On étale ensuite une de ces gouttes sur une lamelle conservée dans Talcool et préalablement nettoyée avec un linge fin; on renverse ensuite la face de la lamelle chargée de la gouttelette sur une lame» On examine ensuite au microscope en plaçant lame et lamelle sur la platine d'après le procédé ordinaire et en se servant d'un objectif à immersion et d'un éclairage Abbé; on fait tourner le miroir jusqu'à ce que Ton ait obtenu un éclairage favorable. Si la lumière est trop forte, on l'atténue par un jeu de diaphragmes. Les microbes apparaissent alors avec leur forme, leur réfringence et les mouvements qui leur sont propres.

La forme naturelle des microbes et leur évolution peuvent être examinées directement dans une culture dite en cellules. Pour cela faire, après avoir versé une gouttelette de culture liquide juste au milieu d'une lamelle, on renverse le tout de façon que la gouttelette vienne s'appliquer précisément au centre d'un godet arrondi formé dans l'épaisseur d'une lame dite crème. On enduit les bords de la lamelle avec de la vaseline, pour empêcher toute évaporation. On examine au microscope,

(1) On confectionne les pipettes Pasteur en étirant dans leur milieu des tubes de verre longs de 30 centimètres environ et mesurant 5 à 6 millimètres de diamètre. On sépare à la flamme la partie moyenne de Teffilure et Ton obtient de la sorte deux pipettes terminées par une extrémité capillaire. On garnit la grosse extrémité avec un petit tampon d'ouate et on place le lout à stériliser dans le four à flamber. Pour reeueillir ces liquides, on casse l'extrémité effilée après l'avoir passée h la flamme; on aspire par le gros bout, et, quand la pipette contient une quantité suffisante de liquide à stériliser, on ferme de nouveau à la lampe l'extrémité effilée.

et, dans la chambre humide que Ton a ainsi sous Tobjectir, on peut non seulement observer les microbes, mais suivre leur évolution, car la lame creuse peut ôlre conservée plusieurs jours et être portée dans Tétuve à une température favorable. Pour examiner une culture provenant d'un milieu solide, on étale sur une lamelle une gouttelette d'eau filtrée. Avec un fil de platine préalablement stérilisé, on va chercher à la surface du milieu solide une parcelle de la culture que l'on dissocie dans la gouttelette d'eau; on renverse ensuite la lamelle sur une lame et l'on examine, comme il a été indiqué.

IL — L'examen avec coloration des cultures provenant des milieux liquides ou solides se fait suivant les principes généraux suivants : sur une lamelle préalablement nettoyée, on verse et l'on étale une gouttelette de bouillon en culture, ou, si l'on veut examiner une gouttelette de culture solide, on dissocie dans une goutte d'eau distillée la prise que l'on a faite à la surface du milieu avec une aiguille de platine stérilisée. On laisse sécher à l'air; pour hâter cette dessiccation et faciliter la fixation, on passe rapidement la lamelle à la flamme d'une lampe à alcool, en présentant la face qui n'est pas enduite. On verse ensuite sur la lamelle quelques gouttes d'une solution d'aniline qu'on laisse séjourner pendant une minute environ. On débarrasse la lamelle de l'excès de matière colorante en la lavant dans un cristallisoir rempli d'eau distillée. Au sortir de l'eau, on essuie la face de la lamelle non enduite avec un linge fin, on la place sur une feuille de papier buvard et l'on sèche la face enduite au courant d'air d'une poire de caoutchouc. Lorsque toute la lamelle est bien sèche, on la monte dans le baume dissous dans le xylol et l'on n'a plus qu'à l'examiner au microscope. Si la préparation a été teinte par les solutions rouges ou violettes.

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