INOCULATION A LA SOURIS
La souris est un animal que Ton peut toujours se procurer facilement; c'est aussi le plus sensible au virus pneumonique. La souris meurt dans un délai de vingt-deux heures environ et présente à l'autopsie une masse de microbes typiques dans le sang et les organes. Le lapin, au contraire, peut ne pas toujours donner des résultats positifs (Gamaléia).
Bien que la salive renferme un grand nombre de microbes pathogènes, la plupart d'entre eux, comme le dit Nelter, n'ont qu'une action locale, ce qui n'empêche nullement l'action générale du pneumocoque que l'on retrouve dans le sang à l'état de pureté.
Dans des circonstances rares, la salive renferme, il est vrai, des microbes capables de produire une infection générale; mais celte infection procède moins rapidement que celle déterminée par le pneumocoque, et n'empêche nullement cette dernière. Au contraire, il semble que, généralement, le développement de l'infection pneumonique exclut l'action parallèle des autres infections et les cultures, même dans le cas où se réalise une infection mixte, fournissent un critérium absolu (Netter).
Grâce aux méthodes que nous venons d'indiquer, on peut donc toujours déceler la présence du pneumocoque lorsqu'il existe dans la salive. Il faut se rappeler pourtant que l'exploration bactériologique de la salive n'a pas un grand rôle à jouer dans le diagnostic de la pneumonie, puisque certains expérimentateurs ont pu retrouver le microbe de Pasteur dans plus de la moitié des salives normales.
Ili LE5 IMRi^eE? DE Ll BijOTffE.
Ecrobe de Frxediaaxdâr.
•jaraaléia a souLeau iia-i ciîs d'^ctiiei's cemp^ q-i^ le rôle path<igêiie du microbe iie Frieiilaeflder était nul chez Thomme. L'étnie «ie cet organisme n'est pas irepea-lant pi^ar noos suis îiitér>H, car on le retroa^ç .lans la salÎTe normale, comme fa démontré Netter 1 1 » . Les «mractêres qn'il lui a reconau? wnt les >iiivant^ :
Cest an bacille, car le liiamêtre longitudinal l'emporte sur
le transrersalf mais la diffêreiif?e peut erre très Ciible. surtout dans les formes jeunes dues à une se-^entation. formes que Ton trouTe eoore coDJuj^êes en jrroupes de deux, simulant ainsi les dipIo«:oques. Mais d*autros or,^rinismes plus allongés moQtrent que réiément ^nérique est bien un bacille.
On trouve le même microbe dans les amygdales lorsqu'elles .^ont enflammées chez les individus atteints de pneumonie.
tens le sang et les viscères des animaux qui succombent à rino<!iilation, les organismes sont entourés d*une capsule très nette qui fait corps avec les bacilles et se •^>Iore facilement.
Ce microbe croit très bien à la température ordinaire. Inoculé dans la gélatine, il donne naissance i un clou caractéristique. La tète du clou forme à la surface de la gélatine une
it; ^f^ct^r. SùcUt> de biologie ^ -^ «i^renhre l!^T. p. ^Ù2.
microbe: de: prirdlaeinder. 113
saillie hémisphérique d'nn blanc de porcelaine. La lige du clou est formée par le développement du microbe, le long de la strie creusée par le fd de plaline. Sur la pomme de terre, les colonies, également hémisphériques, sont plus grises el leur développement s'accompagne de production de gaz.
Le microbe de Friedlaender se décolore parla méthode de Gram, qui colore, au contraire, le microbe de Pasteur.
A toutes les doses, et quelle que soit la génération, les cul-
âtudiës sur des cullur
; f, bMantiets.
tures du microbe de Friedlaender sont palhogènes pour la souris et le cobaye (Nelter). Si l'on fait une injection sous-cutanée, il y a infection générale avec tuméfaction de la rate. Le sang et les viscères renferment une grande quantité de microbes en capsules. Si t'injeclion a été faite dans la plèvre, il y a, de plus, pleurésie, habituellement double, péricardite et fréquemment encore pneumonie.
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