MICROBE DE FRIEDLAENDER. H
le microbe de Friedlaender à l'exclusion de tout autre parasite et que Paltauf ait fait six fois pareille constatation?
Netter soutient pourtant que ce microbe ne détermine pas de peumonies lobaires. On n'est pas sûr, dit-il, qu'à aucun moment de la pneumonie le foyer hépatisé, qui renferme au moment de l'examen le bacille de Friedlaender, n'ait pas recelé le pneumocoque de Pasteur. 11 se peut que le poumon, qui renfermait au début le véritable pneumocoque, ne le contienne plus au niveau du point qui a servi aux ensemencements. En effet, d'une part, la vitalité de l'organisme de Pasteur est très courte. D'autre part, il se peut qu'il y ait conflit entre les microbes amenés par l'infection secondaire et ceux présents au début; que ce conflit aboutisse, en certains points, à la destruction des pneumocoques. Les récents enseignements de la bactériologie autorisent cette manière de voir. Le microbe de Friedlaender a été précisément étudié à ce point de vue et l'on a constaté qu'il triomphait, par exemple, dans la lutte avec la bactérîdie charbonneuse (1). Cependant Gamaléia considère ce microbe comme un simple saprophyte qui pourrait envahir le poumon malade ou mort.
Mais, dira-t-on, avec le microbe de Friedlaender on peut reproduire expérimentalement la pneumonie chez certains animaux. Ainsi, lorsqu'on soumet des souris à des pulvérisations de liquides contenant ce microbe, elles prennent une pneumonie fibrineuse. Après pulvérisation des microbes de Pasteur, elles ne présentaient pas semblable lésion anatomîque. Mais il faut se souvenir que les observations des animaux ne sont pas toujours applicables à Thomme. C'est ainsi que plusieurs bactéries jouissent de la propriété de produire
(4) Pawlowsky, Arch, de Virchow, \SSl,[i. CVllI, p. 494.
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la paeumoaie fibriaeuse, telle la bactéridie charbonneuse inocnlée dans le poumon du chien ; tel encore le microbe du choléra des poules chez le corbeau ou chez la poule ellenoiéme. On est loin malgré cela de considérer le bacille du charbon on le microbe du choléra des poules comme des pneomocoques*
Le microbe de Friedlaender dans la salive normale.
Le microbe de Friedlaender peut vivre en saprophyte dans la salive normale de l'homme, ainsi que Netter Ta constaté dans la salive de trois adultes bien portants. Personne avant lui n'avait signalé sa présence dans ce milieu. Cela ne doit pas surprendre, dit-il, car il manque chez la plupart des sujets. Dans plus de quarante examens de sa propre salive, faits à intervalles variés et embrassant une durée de dix-huit mois, il Ta toujours trouvé absent. S'il Ta rencontré chez trois personnes, il faut bien savoir qu'il avait examiné la salive de cent cinq sujets. Le microbe de Friedlaender est donc relativement rare dans la salive; aussi, ajoute Netter, il pouvait parfaitement être absent dans celle des deux personnes observées par Yignal et des cinquante qui ont servi aux recherches de Biondi.
Thost a démontré que ce microbe pouvait exister dans les fosses nasales des sujets sains, et il a fait justice de la théorie qui ferait jouer à ce parasite un rôle dans la palhogénie de Tozëne; le fait est à rapprocher de sa présence dans la salive normale.
Recherche bactériologique du microbe de Friedlaender.
La recherche du microbe de Friedlaender se fait : 1* en colorant des lamelles sur lesquelles on a étalé des parcelles de