BACILLE DE LA TUBERCULOSE
que nous avoDS indiquées, on voit des bâtonnets d'épaisseur, de forme et de longueur variables ; les uns sont homogènes dans toute leur étendue, les autres sont formés de petits grains séparés par autant de pai'ties claires.
En laissant des crachats d'un phtisique porteur de grandes cavernes séjourner dans un tube fermé par un bouchon de liège pendant trois semaines, Gornil et Babes ont constaté que dans les crachats ayant perdu leur consistance muqueuse sous
FiG. 7*. — Colonie do la luberciilose vue à un ta'Me grossi ssemc ni (Carnil et Babea).
KiG. 75. — Une partie de la niEme culture, dans lai|uellc les bacilles sont disposés en arabesques, vue avec un grossisKemeol de 500 diamètres environ (Cornil et Babes).
l'influence de la putréfaction, tous les bacilles étaient composés de petits grains colorés. Ces grains étaient plus nombreux que dans les crachats examinés immédiatement après l'expectoration; ils étaient pour la plupart allongés ou sphériques, disposés bout à bout. A un très fort grossissement, Corail et Babes ont vu très nettement les bords du bâtonnet, qui sont rectilignes et parallèles; Ils ont constaté en outre que les grains colorés siégeaient dans l'intérieur du bâionnet. Il y avait aussi dans ces crachats des amas de grains colorés appartenant à des bâtounels parallèles, très rapprochés les uns des autres et accolés.
13S LES ilICROBES DE LA HOICHE.
Dan? ces amis de mirro-organismes, on ne reconnaissait plus de bâtonnels, mais seulemenl des grains ronds disposés en séries et formant des groupes analogues à des sarcines.
Les parties colorées sont tantôt arrondies, tantôt cylindriques ou biconcaves ; cette apparence nous permet de supposer qu*on a quelquefois affaire à des spores, tandis que le plus souvent les parties colorées appartenaient au protoplasma des bâtonnets situés entre les spores et non à ceux-ci.
Babes a traité récemment des cultures de bacilles de la tuberculose en les trempant d'abord pendant plusieurs jours dans la solution d'EhrlicIi, en les décolorant ensuite fortement pour les colorer de nouveau d'une façon intense par le bleu de méthylène. Tandis que les bâtonnets restent bleus, certains grains ronds et ordinairement terminaux restent rouges. Un bacille ne possède en général qu'un seul de ces grains. Babes se demande si ces gi*ains ne sont pas des spores.
Ehrlich, usant d'un procédé de coloration spécial, a constaté ces mêmes grains. Il les considère comme des spores, et Koch croit que ce sont des grains artificiels. En traitant par le même procédé des bacilles bien connus comme contenant des spores, on a pu constater que, dans ces préparations comme dans celle de la tuberculose, les bacilles étaient bleus et les spores rouges.
D'après ces recherches, Cornil et Babes concluent que ces grains sont des spores de la tuberculose, ou bien que la réaction des spores indiquées par Bienstock , Neisser , Hueppe n'est pas concluante et ne permet pas de les diagnostiquer.
La succession de parties claires et de parties colorées dans