‹ Les microbes de la bouche (volume 2)Chapitre 31 sur 37 · BACILLE DE LA TLBEUCL'LOSE · texte numérisé non relu

BACILLE DE LA TLBEUCL'LOSE

le rnème bacille est considérée par certains auteurs comme le résuUal d'un arlifice de prépai-alion. L'influence de la chaleur et des acides amènerait une rétraction du protoplasraa, qui se réduirait en petits grains séparés par des espaces clairs, tandis que l'enveloppe resterait visible Dans les ciachats non colorés, mais traités seulement pai une solution faible de

A : a, bacilles isolés; h, bacilles situés dans siégeaiil dans une cellule pigmentée. — B:

dans les cractiats (Cornil et Babes).

Le plus );rand nombre d'entre eux est libre dans le liquide, mais quelquesuns sont contenus dans les cellules Ijmplialiques ou même dans les grandes cellules. La cellule & conlienl du pigment noir.

potasse, les bacilles se présentent sous forme de bâtonnets incolores, immobiles, réfringents, sans espaces clairs ni granulations. On a objecté encore que les espaces clairs sont au nombre de trois ou quatre par bacille, ce qui est contraire à la loi générale, qui veut qu'il n'y ail qu'une spore par bâtonnet. Nous avons vu comment cette objection se trouve réfutée par l'argument de Babes.

Lorsqu'on laisse putréfier des crachats dans un récipient, on retrouve encore les bacilles après un temps indétîni. Aii bout de trois mois, Cornil et Babes les ont encore rencontrés

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aussi nombreux et aussi caractéristiques. Malassez et Vignal (1) ont constaté, de leur côté, qu'en abandonnant des crachats pendant plusieurs mois à la putréfaction, en les mouillant alternativement et en les laissant dessécher ensuite, les bacilles se rencontrent encore aussi nombreux.

Les crachats mêmç maintenus à l'état sec conservent leur

FiG. 78. — Bacilles do la tuberculose dans une vieille culture.

FiG. 79. — Bacilles de la tuberculose dans les crachats. — Grossissement de 800 diamètres (Gornil et Babes).

FiG. 78. — 6, bacilles pourvus de spores sp ; b\ bacille sans spores.

virulence. Cornil et Babes, inoculant à des lapins des crachats conservés pendant trois mois, ont vu se développer des périarthrites fongueuses et des ostéites caséeuses contenant des bacilles de la tuberculose.

Gaffky, Schùller et Fischer (2), injectant à des lapins des crachats desséchés, ont déterminé chez eux une tuberculose expérimentale tardive survenant vers le centième jour.

Les grandes cellules épithéliales tuméfiées provenant de l'intérieur des alvéoles pulmonaires contiennent parfois des bacilles de longueur variable, comme Font constaté Cornil et Babes.

Le nombre des bacilles dans les crachats est très variable. Il est en général en rapport avec les foyers de désintégra-

(1) Société de biologie, 19 mai 1883, p. 366.

(:2) Miitheilangen des k» GesundheitsammtBy t. II, 188^.

BACILLE DE LA TUBERCULOSE. Ul

lion du poumon. Ce nombre est assez grand lorsqu'il s'agit de cavernes en voie de formation ou complètement formées (Cornll et Babes).

Mais lorsqu'il s'agit de tuberculose millaire aiguë ou de cavernes dont la surface est sèche ou cicatrisée, si ces malades ne craclient pas ou crachent très rarement, les signes

F[G. 80. — Cellule gdanls g touLe remplie de bacilles dans un cas <lc tuberculnso de l'amygdale. Le tissu tuberculeux périphérique a en contient également. — Grossissement de 400 dlainèties (Cornil et Habes).

cliniques tirés de la recherche des bacilles seront presque nuls. Il en sera de même si, dans une phtisie granuleuse du poumon, les malades expectorent seulement une petite quantité de mucus venu des bronches.

Dans les granulations provenant des ulcérations tuberculeuses de la bouche ou du pharynx, on trouve aussi des bacilles, siégeant constamment dans les cellules géantes; s'ils sont peu nombreux, on n'en trouve qu'un ou deux dans chaque cellule ; s'ils sont très nombreux, la cellule géante en est remplie (fig. 80).

Dans la tuberculose de la langue, les bacilles siéent de môme dans les cellules géantes et dans le tissu des granulations, qui envahissent ordinairement les couches intermusculaires de cet organe.

On rejtrouve les bacilles dans toutes les variétés éliologiques de la tuberculose. Par exemple, il existe déjà de nombreuses

i^ LES lMlfj«£^ D£ Li 1»jC-:

f\Q, 81. — Coupe d'oae granulatioa taberculeuse de la langue litoée profoodémeDt eolre les faisceaux musculaires.

m, faisceaux musculaires; /, granulation tuberculeuse ; r, celloles géantes;

n, tissu eoojonctif.

cultive actuellement avec la plus grande facilité, grâce au procédé excellent de MM. Nocard et Roux.

Koch, le premier, était parvenu à cultiver son bacille sur sérum, mais au prix de tels efforts que lui-même déclarait qu'il ne croyait pas que cette culture jouerait jamais un grand rôle dans l'étude de la tuberculose.

Nocard, en 4885, avait rendu la culture plus facile en additionnant au sérum, avant de le gélatiniser, une petite

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