‹ Les microbes de la boucheChapitre 16 sur 85 · MILIEUX DE CULTURE · texte numérisé non relu

MILIEUX DE CULTURE

Le liquide de Vhydrocèle et de Vasciie doit être recueilli sur les malades avec les plus grandes précautions antiseptiques. On doit faire usage de trocarts parfaitement stérilisés et recueillir le liquide dans des vases également stériles.

Le sérum est un milieu excellent pour la culture de certains microbes. On le solidifie en le gélatinisant par la chaleur, et sa préparation nécessite une série de manipulations délicates. Nous rapporterons la méthode de MM. Nocard et Roux, bien décrite dans le livre récent de MM. Thoinot et Masselin (1).

Les sérums des moulons, du bœuf et du cheval sont les meilleurs. Le sérum du chien, facile à oblenir dans le laboratoire, est défectueux, en raison de sa coagulation très rapide.

Les instruments nécessaires pour recueillir et conserver le sérum sont une canule et un vase dit à sérum.

La canule se termine d'un côté par un bec mousse taillé en biseau, de l'autre par une extrémité large adaptée à un tube de caoutchouc long de 40 centimètres.

On stérilise la canule en introduisant son bec dans l'extrémité libre du caoutchouc et en la plaçant ainsi dans l'autoclave à + 415 degrés.

Le vase à sérum ^ d'une capacité de 2 litres environ, est fermé par un bouchon de liège, dont le diamètre est inférieur à celui du col du vase. Un tube de verre recourbé à angle droit et fermé à son extrémité supérieure traverse le bouchon et plonge jusqu'au fond du vase. On garnit la circonférence du bouchon d'un anneau d'ouate comblant le vide existant entre le col du ballon et le bouchon trop étroit ; on garnit encore le pourtour du col à l'émergence du tube avec de l'ouate; on fait

({) Thoinol et Masselin, Précis demicrobie, p. 47.

un trait au couteau à verre, près de l'extrémité eftilée du tube, et on porte le tout au four à flamber, pour le stériliser.

Les instruments ainsi préparés, on procède à l'opération.

Si l'on prend le sang dans la carotide, on commence par metlre à nu le vaisseau, en le faisant saillir avec une pince passée en dessous. On stérilise la surface en la cautérisant avec une baguette de verre chauflee à la flamme ; on brise l'extrémité effilée du tube de verre traversant le tube dit à sérum ; on introduit cette extrémité effilée et brisée dans la portion libre du tube de caoutchouc, et l'on enfonce la pointe de la canule dans la portion de l'artère que l'on a cautérisée avec le verre chaufl'é. Une libre communication existe alors entre le calibre de l'artère et l'intérieur du vase, au fond duquel vient se déverser le sang poussé par la pression artérielle. Lorsqu'on a recueilli une quantité de sang surOsante, on retire la canule et l'on fait une ligature sur le vaisseau.

Les vases sont transportés dans un endroit frais; au bout de vingt-quatre ou quarante-huit heures, le caillot se rétracte, et Ton peut recueillir le sérum avec des pipettes stérilisées introduites à travers l'ouate qui recouvre le col du vase.

Ces pipettes sont encore laissées pendant douze heures dans un endroit frais, de façon à laisser déposer les globules rouges que le sérum peut encore contenir.

Le sérum acquiert, de la sorte, une belle coloration d'un jaune-citron, et on le distribue dans des tubes à essai qu'on remplit seulement au quart. Ces tubes à essai sont placés dans un appareil de Koch ou de Roux, et disposés suivant un plan incliné. Cet appareil est porté à 68 degrés, température à laquelle le sérum se gélatinise et prend une teinte jaune clair opale.

Le type des milieux opaques^ qui sont de plusieurs espèces,

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