COLORATION SUR LAMELLES
a. Procédé de Friedlaender.
Après avoir séché la lamelle en la passant trois fois à la flamme, on la baigne pendant une ou deux minutes dans une solution d'acide acétique à 1/100"; on sèche au courant d'air sans laver, puis on trempe la préparation pendant quelques secondes dans une solution de violet de gentiane à Teau d'aniline et on lave à l'eau distillée. On sèche et l'on monte au baume. Les capsules sont bleu violet et les bactéries violet foncé.
b. Procédé de Thost. — Double coloration.
On place les lamelles dans la solution de Ziehl.
Eau distillée 100 grammes.
Fuchsine 1 gramme.
Acide phénique 5 grammes.
On ajoute à cette solution quelques gouttes d'acide acétique et l'on chauffe le tout pendant dix minutes environ. On lave, puis on colore en double avec une solution de bleu de méthylène à 1/100' dans l'eau distillée; on sèche et l'on monte au baume. De la sorte, le microbe est coloré en rouge vif et sa capsule en bleu.
La présence presque constante du microbe de Pasteur ou de Friedlaender dans la salive humaine donne lieu à des considérations très importantes pour la prophylaxie de la pneumo-
nie. Comme il est presque certain que cette maladie est causée par le microbe de Pasteur, on doit supposer que les personnes saines qui possèdent ce microbe dans leur bouche sont prédisposées à la pneumonie. « De plus, on peut supposer que le microbe de la salive, qui s'atténue avec une grande facilité et qui devient alors un vaccin chez les animaux, pourra servir à donner à l'homme une certaine immunité contre l'infection pneumonique. »
Pour expliquer les récidives si communes de cette maladie, Netter pense que le microbe lancéolé, qui continue à vivre indéfiniment dans le mucus buccal de toute personne qui a été atteinte de pneumonie, en est la cause. Le meilleur moyen de prévenir la pneumonie ou ses récidives serait donc de désinfecter minutieusement la bouche et ses anfractuosités chez les personnes qui ont été atteintes de cette affection ou qui ont soigné des pneumoniques.