‹ Les Microbes des nodosités des légumineusesChapitre 5 sur 22 · HU ES · texte numérisé non relu

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mucus est peu visqueux, mais d’une consistance épaisse; les bàtonnets sont courts, gros, et se colorent difficilement, même par la fuchsine; les cultures ne montrent pas de jeunes bacilles bien colorés; les matières nutritives du milieu devaient être bien épuisées. Pour vérifier la pureté des cultures, j'ai ensemencé quelques tubes de gélose afin d'examiner les organismes jeunes; trois jours après, ces tubes présentaient l'aspect caractéristique

des cultures; le microscope montrait des bâtonnets irréguliers,

avec une extrémité légèrement renflée.

Les dosages de l’azote avant et après l'expérience ont été faits par le procédé Kjeldahl. La masse liquéfiée était aspirée dans des ampoules de verre à parois très minces, tarées d'avance, d’une contenance de 7 à 8 c.c.; on les remplissait à 4/2 c.c. près, puis on fermait les deux extrémités à La lampe; pesées à nouveau, on les introduisait dans les ballons où devait se faire l’attaque par l’acide sulfurique; l’ampoule présentait toujours du côté du goulot la bulle d’air emprisonnée; on la brisait en appuyant sur cette bulle l'extrémité d’un agitateur en verre, rougi à la flamme.

Puis on évaporait à quelques gouttes au bain de sable, à une température inférieure à 100°; le petit volume de liquide restant était étalé sur les parois du ballon par agitation, et s’évaporait presque en totalité pendant le refroidissement; l'attaque se faisait en présence d’une goutte de mercure; l’acide sulfurique employé avait été vérifié par une opération à blanc.

Voici les résultats fournis par l'analyse, pour la première expérience ; ils ne sont pas l'expression d’une moyenne de plusieurs analyses, mais bien la somme des chiffres de plusieurs opérations concordantes,

Azote initial dans les trois vases.............. 62mgr 1 AOL ANA RS EN ON ER ces 102 9 Gained' azote ne" A40Omgr 8

Rapport de l'azote gagné à l’azote initial — 2/3 environ.

Il eût été très intéressant de déterminer par l’analyse la quantité de sucre consommé; mais j'ai craint de saccharifier une partie de la gélose par l’action de l’acide employé pour intervertir le saccharose ; en supposant que tout le sucre a été transformé,

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soit 34,075, le rapport de l’azote gagné au sucre détruit est ue 0,013, à peu près.

Ce rapport provisoire nous servira plus loin, lorsque de nouvelles expériences nous permettront de le considérer comme à peu près rigoureux, c’est-à-dire lorsque nous nous serons convaicus que, dans la durée de l’expérience, tout le sucre introduit a été consommé.

Expérience II. — Dans le cours de l'expérience précédente, je me suis demandé s’il ne s’était pas produit une déperdition d'azote sous forme d'ammoniaque entraîné par le courant d'air. Les cultures du bacille des légumineuses dans du bouillon de haricot exhalent une forte odeur, qui n’est pas sans analogie avec celle que dégagent les fromages à pâte molle (brie et camenbert). Je connaissais depuis longtemps cette odeur; mais, dans ces cultures à grande surface et à circulation d'air, elle était devenue tellement pénétrante que des doutes me vinrent sur sa nature.

Y avait-il de l’ammoniaque dans les gaz recueillis dans l'aspirateur? L'hypothèse n’a rien d’invraisemblable; un grand nombre de microbes aérobies transforment les matières albuminoïdes en ammoniaque. Le bacille des légumineuses pouvait à la rigueur en faire autant. Cette observation exigeait l’interposition d’un barboteur à acide sulfurique entre le dernier vase de culture et l’aspirateur.

Une deuxième expérience fut donc mise en train avec cette seule modification, le 25 juillet ; le 26, le développement est manifeste, il marche activement; comme dans la première expérience, la quantité de mucosité formée est également surprenante ; le 9 août, on a mis fin à l'expérience, elle a duré 15 jours.

L'analyse du liquide du barboteur n'a pas donné de traces d’'ammoniaque; ce résultat était d’ailleurs à prévoir, car l'odeur du gaz sortant de la culture n’était pas sensiblement modifiée par l’acide sulfurique; cette analyse a constitué en somme une vérification nouvelle des réactifs et des appareils.

La quantité de liquide répartie dans deux vases était de 1758" 238; l'analyse a fourni:

MADRID PEN AU MALE IQ 2e ne ni. 70mgr 7 AZDÉOMIRARELI 55 MM Men he 418119 AE FAR Herr M MR E D OR REA ATmgr 5 Azole initial En T0, Tiens Sucre initial 3504,7 50

Azote gagné AT, D ; 2 Sucre consommé — 3 504,7 RE DONS Azote gagné 47,5 2 :

os environ.

Azole initial 70,7 3

Le rapport de l'azote initial au sucre consommé n’est exact que sous la réserve indiquée précédemment. Cet inconvénient, inhérent à la gélose, joint à celui qui résulte de l’emploi d’ampoules de verre pour effectuer les pesées, constituaient un défaut de méthode et une difficulté de manipulation qu'il fallait éviter. Les milieux liquides, seuls, peuvent permettre de les tourner, car il ne faut pas songer à la gélatine.

Les milieux liquides ne m’avaient pas fourni, dans mes essais avec des tubes ordinaires, des résultats comparables à ceux que j'avais obtenus avec de la gélose ; le dépôt formé lentement au fond des tubes, dans un liquide dont l’épaisseur variait de 4 à 5 ©. c., semblait inerle; on aurait dit un dépôt de matière amorphe; cependant, j'ai vu dans la suite qu’en prenant la précaution de ne jamais agiter les tubes, on obtient des résultats identiques à ceux que je vais exposer dans l’expérience suivante. Pendant que la plus grande partie des microbes tombent au fond des tubes, quelques-uns se maintiennent à la surface et se disposent en cercle autour de la paroï, dans cette partie du liquide qui s'élève par capillarité le long du verre; ils s’y multiplient et forment peu à peu une membrane continue qui recouvre toute la surface du bouillon. Il faut attendre au moins 15 jours pour obtenir celte membrane, mais la plus petite secousse la submerge ; elle se disloque et tombe peu à peu au fond pour ne plusse reformer ; lorsqu'elle se maintient à la surface, elle s’épaissit rapidement et forme une sorte de bouchon à surface luisante, régulière ; le liquide sous-jacent devient visqueux, épais, péu coulant: il reste cependant hyalin, transparent ; quelques rares flocons presque ns se s’y maineut en suspension.

D'où provient cette viscosité du liquide ? ,

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Évidemment d'une élaboration particulière au bacille des iégumineuses, et non de l’action d’une diastase quelconque sur le sucre du bouillon, car le liquide qui surnage le dépôt formé au fond des tubes, dans les cultures dépourvues de membrane, conserve sa fluidité. On ne peut attribuer ces résultats qe une aération plus ou moins parfaite.

M. Laurent’, du reste, avait déjà préconisé l’emploi de couches minces de liquides, 3 ou 4 millimètres tout au plus ; il avait vu qu’en prenant cette précaution on favorisait le développement du bacille. Mais pour se mettre à l'abri de l’azote combiné de l'air, il recommande d’effiler les tubulures du récipient de culture; c'était une précaution nuisible, car dans ces conditions l’aération se faisait mal. Cet inconvénient n'existe plus dans les expériences qui suivent, car j'ai adopté la même disposition que ci-dessus; seul le barboteur à acide sulfurique, dont la présence était inutile, avait été supprimé.

Expérience III. — Le 7 août, deux vases reçoivent chacun 50 c. c. de bouillon de haricot additionné des substances suivantes :

SUCTE SE TR NME RM SR TRE Re 2,6 0/0 Ghlorure de SOUMET EE * 0,1 Bicarbonate-de sonde. Are Nr traces,

Dès le premier jour le liquide se trouble; puis le deuxième et troisième jour il se forme un dépôt qui constitue bientôt une membrane adhérant légèrement au fond ; le cinquième jour, la mucosité est tellement épaisse dans les parties les moins profondes du liquide, qu'elle forme un bourrelet visiblement plus élevé que le niveau du liquide. Ce bourrelet n'obéit pas aux mouvements imprimés au vase; il gagne les parties les plus profondes, qui se gélatinisent peu à peu pour se figer à leur tour vers le treizième jour ; le quinzième jour, toute la masse est presque solide ; elle coule péniblement lorsqu'on incline les vases ; son aspect, d’un blanc grisâtre, rappelle celui de la vaseline ; la surface est régulière, glacée.

Le 23 août 1896, on met fin à l’expérience: la culture se diffuse facilement dans l’eau : aucune trace de membrane ne subsiste après une légère agitation.

4, Ces Annales, 1892,

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Imp. À Lafontaine & Fils, Paris

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