‹ Les Microbes des nodosités des légumineusesChapitre 4 sur 22 · ND · texte numérisé non relu

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slamment dans le sol, et la forme ramifée, aplatie, striée des! nodosités semble attester ce besoin d'oxygène. Ceci conduisait à essayer des cultures en surface sur des milieux solides, et j'ai par ce moyen obtenu, en effet, comme on va le voir, en quatre jours, à la température de la chambre au mois de juillet, des cultures d’une richesse incomparable. L’épaisseur du dépôt muqueux dans les tubes verticaux à gélose inclinée atteint 4,5 à 2 c. c. en 8 jours.

Le bouillon dont je me suis servi provenait d’une infusion à

100° de haricots blancs pendant une demi-heure. J’évitais de

pousser jusqu’à la cuisson, pour que la fécule ne se répandit pas dans leliquide. Ce bouillon contenait environ 2 dix-millièmes d'azote. On y ajoutait 2 0/0 de saccharose, 1 0/00 de chlorure de sodium et des traces de bicarbonate de soude. Le bouillon précédent, solidifié par l'addition de 15 0/00 de gélose, est réparti en couches très minces sur le fond plat de grands vases, de 20 à 22 centimètres de diamètre.

L’épaisseur de la gélose varie de 0 à 4 millimètres, car le fond est généralement un peu convexe en dedans. Ces vases, bien connus des bactériologistes, sont munis d’un goulot vertical de 2 à 3 centimètres de diamètre, avec étranglement ; une petite tubulure latérale, horizontale, placée à un centimètre environ au-dessus du fond, permet de faire passer sur les cultures un courant d'air continu; j'espérais par ce moyen parvenir à exalter l’activité du mmicrobe, en satisfaisant largement à ses besoins d'oxygène. Plusieurs vases, rendus solidaires les uns des autres par des tubes de caoutchouc, étaient placés sur un même courant d'air produit par un aspirateur. Il est évident qu’il fallait prendre la précaution de purger cet air de toute trace d’azote combiné: dans ce but, on lui faisait traverser :

4° Un tube de verre peu fusible, rempli de tournure de cuivre sur une longueur de 30 centimètres à peu près, etmodérément chauffé au dessous du rouge sombre, de façon à ne pas produire un appauvrissement sensible de l’air en oxygène; comme les nitrates se trouvent sous forme de poussières cristallines dans l'atmosphère, on en interceptait la plus grande partie par une longue bourre d'amiante placée en avant du cuivre;

20 Un tube à ponce sulfurique destiné à absorber l’ammoniaque libre, qui est le composé azoté le plus important de l’atmos-

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phère, surtout de celle des laboratoires où il s’en forme constamment pendant la combustion du gaz ;

3° Un barboteur à eau qui avait pour but de saturer l’air de vapeur d’eau, afin d'éviter toute évaporation dans les vases de cullure.

Le dernier de ces vases était en communication directe avec l'aspirateur, Celui-ci était réglé de façon à débiter 20 litres d’eau par 24 heures, sans compter le renouvellement plus rapide de l'atmosphère des cultures qui se pratiquait tous les matins, afin de les débarrasser des produits gazeux de la respiration accumulés pendant la dernière partie de la nuit, à la faveur d’une circulation trop lente causée par une diminution de pression dans l'aspirateur. Cette précaution se justifiait également par l'absorption sensible d'oxygène provoquée par un contact trop prolongé de l’air avec le cuivre chauffé.

Je dois noter aussi la façon dont je faisais l’ensemencement des vases, car il n’est pas facile de recouvrir une si grande surface de gélose d’une couche uniforme de germes, si l’on ne veut pas y introduire une quantité sensible d’eau; j'ai obtenu un résultat très satisfaisant à l’aide d’une pipette à étranglement munie d’une effilure aussi fine que possible, et dont l’extré mité était tordue en demi-tour de spire; c'était en somme un petit pulvérisateur ; la pression nécessaire-était fournie par une poire en caoutchoue; en imprimant à la pipelte un mouvement de rotation, on recouvrait la surface de la gélose d’un nuage de gouttelettes liquides; l’ensemencement pouvait se faire de cette façon par la tubulure horizontale, ce qui permettait d'éviter toute chance de contamination.

Expérience I. — Le 2 juillet, trois vases ont été ensemencés; le 4, la gélose était recouverte d’une couche régulière de microbes, à surface glacée caractéristique; au bout de 4 jours le mucus était déjà très abondant; le développement, à la température de la chambre, oscillant entre 20 et 25°, se faisait très vite.

Après dix jours, la surface de la gélose était recouverte d’une couche de mucosité dont l'épaisseur était remarquable; le courant d'air semblait exercer sur le développement du bacille une influence très favorable. À partir du 12° jour, l’aspect ne change plus; l'expérience est arrêtée le 17 juillet; elle avait duré 15 jours. La culture examinée au microscope se montre pure; le

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