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LA PÉBRIXE ET LA FLACHERIE, DEUX MALADIES DES VERS A SOIE

Nous avons déjà parlé de la Muscardine, maladie des vers à soie causée par un champignon microscopique : il en est deux autres qui sont causées par des microbes fort distincts, dont nous dirons ici quelques mots.

Pébrine ou Gattine. — Dans les magnaneries où règne cette maladie, on voit les vers, au sortir de l'œuf (ou de la graine, suivant l'expression technique), se développer lentement et irrégulièrement, do manière à présenter bientôt les tailles les plus diverses. Beaucoup périssent dès le premier âge, et ceux qui dépassent la quatrième mue se rapetissent (vers restés petits), semblent se ratatiner sur eux-mêmes, peuvent à peine monter aux bruyères pour filer leur cocon, et finalement no donnent qu'une récolte insignifiante.

M. de Quatrefages, ayant examiné les vers morts de cette miladio, reconnut l'existence, dans l'intérieur du corps et sur la peau, de taches très petites qu'il compara à un semis de poivre noir, d'où le nom de Pébrine. Ces taches, qui se présentent au microscope sous forme de petites granulations mobiles à la manière des bactéries, furent appelées par Cornalia corpuscules vibrants en raison de leurs mouvements. Enfin MM. Osimo et Yittadini constatèrent que ces corpuscules existaient déjà dans la graine, et que par conséquent on pouvait se mettre à l'abri de l'épidémie en n'élevant que des œufs parfaitement sains, ce dont on pouvait s'assurer par l'examen microscopique.

C'est vers cette époque (1865) que M. Pasteur entreprit l'étude plus complète de la pébrine, mais c'est M. Béchamp qui fut le premier à déclarer que la maladie était parasitaire, comparable sous ce rapport à la Muscardine, et causée par l'invasion d'un microbe (ou microzyma], pour employer le nom adopté par M. Béchamp), dont le germe ou spore vient de l'air, attaque d'abord le ver par le dehors, puis pullule dans son intérieur et se développe avec lui, de telle sorte que le

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