LE MICROBE DE L ÉRYSIPELE
L'Érysipèle appartient à la fois à la pathologie interne et à la pathologie externe, c'est-à-dire qu'il se montre tantôt comme une maladie primitive, spéciale, caractérisée par l'inflammation de la peau qui le décèle, et tantôt comme une complication secondaire des plaies, des blessures et des opérations chirurgicales; dans tous les cas la marche de la maladie et sa nature contagieuse permettent d'affirmer la présence d'un microbe. MM. Martin, Volkmann et Hueter ont trouvé des bactéries dans les plaques de la peau, et M. Hayem en a rencontré dans le pus d'une méningite consécutive à un érysipèle de la face : Lukomski a pu inoculer des lapins, et l'on sait que le vaccin provenant d'un enfant érysipélateux communique la maladie. Fehleisen a pu cultiver le microbe à l'état de pureté et l'inoculer à l'homme. Il a toujours reproduit ainsi l'érysipèle avec ses caractères et sa marche typique. Les antiseptiques, tels que l'acide phénique et les substances analogues, employés soif en applica-
lions sur la peau soit en injections sous-cutanées, Ont réussi dans un grand nombre de cas à arrêter le développement du la maladie.
L'érysipèle nous servira de transition pour passer aux maladies que l'on considère comme étant du domaine de
Fig. 97.— Coupe de la peau dans l'érysipèle; on voit un espace interfasciculaire (e) rempli de microbes (m) en 8 ou en chaînettes; t, tissu conjonctil' gr. 600 fois).
la chirurgie par la raison qu'elles se présentent le plus souvent à la suite des plaies, des blessures et des opérations.
LES MICROBES DU PUS, L'iNFECTION PURULENTE ET L'iNFECTION PUTRIDE
A la suite des plaies plus ou moins largement ouvertes ou des opérations chirurgicales de même nature, ou observe souvent un empoisonnement général du sang et de l'organisme tout entier, aiïection excessivement grave et l'apidement mortelle qui est caractérisée par la présence de globules de pus, en quantité considérable, dans le sang et dans les principaux organes. Avec ces globules de pus, on trouve toujours un microbe particulier que l'on a appelé Micrococcus septicus, et qui de même