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LES PTOMAÏNES

aux dépens do l'organisme même dans lequel ils so développent.

On admet donc aujourd'hui que les microbes pathogènes, ou du moins les plus dangereux d'entre eux, agissent surtout par les ptomaïnes qu'ils sécrètent dans [intérieur du corps. C'est ce qui explique, dans le choléra, par exemple, la mort rapide ou même foudroyante alors que le bacille virgule n'existe encore que dans l'intestin. C'est que, si le micro-organisme figuré n'a pu être absorbé par la muqueuse intestinale et transporté dans le sang, l'alcaloïde vénéneux (ptomaïne) qu'il sécrète l'a été très certainement, et c'est vraisemblablement à ce dernier qu'il faut attribuer les symptômes nerveux (crampes, etc.) qui caractérisent cette maladie.

M. Gabriel Pouchet a pu extraire des déjections cholériques un alcaloïde spécial du genre des ptomaïnes, et tout récemment (août 1885) il a retrouvé dans les bouillons de culture pure du Bacillus komma de Koch des traces du même alcaloïde \

En résumé, dans l'état actuel de la science, on doit admettre que le mode d'action des microbes pathogènes surl'économie est complexe etpeut se décomposer ainsi : 1° action d'un parasite vivant qui se nourrit et se multiplie aux dépens des liquides et des gaz do l'économie; 2° formation par ce parasite d'une substance vénéneuse (ptomaïne) dont les éléments sont empruntés à l'organisme et qui, par elle-même, est toxique pour cet organisme.

1. II y a là, en germe, l'idée d'un nouveau procédé de préparation des vaccins, qui a peut-être été déjà appliqué. D'après un médecin espagnol, le procédé secret employé par le Dr Ferran consisterait simplement à filtrer ses bouillons de culture à l'aide du filtre Chambcrland, et à inoculer le liquide ainsi obtenu, contenant la plomaïne du choléra sans son Microbe (?).'. A ai .

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